Armoires Fabritec: l'importance de s'entourer d'une bonne équipe

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Octobre 2017

Armoires Fabritec: l'importance de s'entourer d'une bonne équipe

Offert par Les Affaires


Édition du 21 Octobre 2017

Par Alain McKenna

DOSSIER LES 300 PME - Des fois, une nouvelle génération d’entrepreneurs apporte une nouvelle perspective sur les affaires de l’entreprise. C’est un pari qui peut rapporter gros, à condition de bien faire les choses, observe Nadia Bourgeois, vice-présidente d’Armoires Fabritec, à Bromont.


L’été dernier, l’entreprise de 700 employés a reçu une aide de 18 millions de dollars de la part de Québec et Ottawa, afin de financer l’agrandissement de son usine de fabrication d’armoires de Bromont. Il y a quelques années, l’entreprise comptait quatre usines un peu partout au Québec, mais elle n’en compte plus que deux, aujourd’hui. L’autre est à Mont-Joli.


Cette restructuration n’a pas empêché Fabritec de retrouver la croissance, au tournant de la décennie. Son nombre d’employés passant de 250 en 2006 à 400 en 2011, puis à 700, cette année. Ses dirigeants préfèrent taire son chiffre d’affaires, mais son évolution est comparable à la taille de sa main-d’œuvre, assure Mme Bourgeois.


Aujourd’hui, elle assemble au-delà de 250 armoires par jour, lesquelles sont vendues directement aux consommateurs via des grands détaillants comme la chaîne américaine Home Depot. L’agrandissement annoncé cet été, dont l’investissement total se chiffre à 50 millions $, et qui mènera à la création de 530 nouveaux emplois dans son usine des Cantons-de-l’Est, est d’ailleurs une conséquence directe de ce partenariat avec le quincaillier américain.


Ce dernier a confirmé qu’il faisait passer de 60 à 250 le nombre de ses succursales qui vendent les armoires Fabritec. C’est une nouvelle dont se réjouit l’entreprise, mais ce n’est qu’un début : Home Depot compte 180 magasins au Canada, et en a 2200 aux États-Unis.


Les parents veillent… Québec aussi


Pour une PME, ce sont des gros chiffres. Et ce n’est pas parce que ce sont vos parents qui ont fondé l’entreprise que vous avez le sens inné des affaires. Jonathan et Nadia Bourgeois, qui ont pris la relève de leurs parents progressivement à partir de 2006, ont donc cru bon de s’entourer d’une équipe de gestion chevronnée, afin de l’appuyer dans des décisions majeures pour l’avenir de Fabritec.


Une des raisons du succès du fabricant est d’avoir su délaisser le secteur de la construction au profit de celui, plus complexe mais plus lucratif, de la vente au détail. Puis, en 2006, le rachat d’un de ses plus importants rivaux, une entreprise dont la taille était supérieure à celle de Fabritec, a permis aux jeunes dirigeants, et surtout à Jonathan, vice-président exécutif, de faire ses premières armes dans le monde des affaires.


«Ça a été la première grosse décision de la relève», confirme Nadia Bourgeois. «Nos parents veillaient, mais nous ont laissé la latitude pour décider de la stratégie, et ça a payé. Nous avons aussi une très bonne équipe de gestion, que ce soit pour les finances, les opérations, les ressources humaines ou les ventes.»


Au-delà de ses employés, Fabritec a aussi l’avantage de miser sur l’appui de grosses pointures du Québec inc. Le secteur manufacturier québécois ne l’a pas eu facile, ces dernières années, et les fabricants qui se démarquent trouvent évidemment une oreille attentive du côté du gouvernement et des institutions publiques.


«Les entreprises québécoises sont des conquérantes, et Armoires Fabritec en est un très bon exemple», a d’ailleurs déclaré la ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation, Dominique Anglade, au moment d’annoncer l’appui financier de Québec à l’agrandissement de l’usine de Bromont.


Quand on dit qu’il est important de savoir s’entourer de gens influents…

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