Bourse: Wall Street aidée par les titres technologiques

Publié le 07/12/2017 à 09:59, mis à jour le 07/12/2017 à 17:02

Bourse: Wall Street aidée par les titres technologiques

Publié le 07/12/2017 à 09:59, mis à jour le 07/12/2017 à 17:02

(Photo: Getty)

Wall Street a terminé en hausse jeudi, aidée par les secteurs de l'industrie et de la technologie tout en gardant un oeil sur les négociations autour de la réforme fiscale.


État de la situation à la clôture


L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 106 points à 16 015 points..


Le Dow Jones a progressé de 70 points à 24 211 points.


Le Nasdaq s'est apprécié de 36 points à 6 812 points.


L'indice élargi S&P 500 a avancé de 7 points à 2 636 points.


Contexte


«Il n'y a a priori pas d'information majeure venant justifier cette hausse, si ce n'est peut-être un certain optimisme vis-à-vis du processus de négociation en cours sur la réforme fiscale», a avancé Karl Haeling de LBBW.


Des parlementaires du Sénat et de la Chambre des représentants tentent actuellement de trouver un compromis entre leur version respective de cette grande promesse de Donald Trump.


«On entend parler de discussions à propos d'un impôt sur les sociétés autour de 22% plutôt que 20% et à propos de l'abandon de l''Alternative Minimum Tax', que les sénateurs voulaient conserver pour les entreprises», a indiqué M. Haeling. Ce dispositif impopulaire vise à s'assurer que chaque contribuable acquitte un montant minimum d'impôt.


Rien ne sera figé dans le marbre tant que le financement du texte restera flou, a toutefois noté M. Haeling.


Le marché semble malgré tout solidement disposé à continuer à monter, a estimé Adam Sarhan de 50 Park Investment.


«On n'a pas eu de correction, c'est-à-dire de baisse des indices de 5% ou plus, depuis le premier trimestre 2016 et il ne serait absolument pas étonnant de voir les indices se replier un peu», a-t-il rappelé.


«Mais pour l'instant le marché réagit à toute information, qu'elle soit positive ou négative, en continuant à progresser» et les investisseurs «ne souhaitent pas aller à l'encontre de cette tendance», a observé le spécialiste.


Lending Club trébuche


Les courtiers attendent aussi la diffusion vendredi du rapport mensuel officiel sur le marché du travail américain.


Les chiffres diffusés jeudi sur l'emploi étaient à cet égard plutôt encourageants: les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États-Unis ont très légèrement baissé, contredisant les prévisions des analystes.


Sur le front des valeurs, le secteur industriel a mené la marche, l'indice le représentant au sein du S&P 500 prenant 0,90%. Celui représentant le secteur technologique a grimpé de 0,65%, emmené par quelques valeurs phares comme Facebook (+2,32%) ou Alphabet (+1,23%), la maison-mère de Google.


General Electric s'est apprécié de 0,28% à 17,71 dollars. Sa branche énergie GE Power a annoncé une réduction de son effectif mondial d'environ 12 000 postes dans le cadre d'un vaste plan de restructuration visant à «renforcer» sa compétitivité. 


La société de prêts entre particuliers Lending Club a chuté de 15,53% à 3,59 dollars après avoir notamment révisé à la baisse ses prévisions pour le quatrième trimestre lors d'une journée investisseurs. 


Le groupe de semi-conducteurs Broadcom a fini stable à 263,89 dollars après avoir publié un chiffre d'affaires et des bénéfices pour le quatrième trimestre de son exercice fiscal supérieurs aux prévisions.


Le vendeur de vêtements de sport Lululemon a lui bondi de 6,43% à 72,01 dollars après avoir également annoncé des résultats trimestriels au-dessus des anticipations, et avoir relevé ses prévisions annuelles.


Le marché obligataire reculait: le rendement des bons du Trésor à 10 ans montait vers 21H35 GMT à 2,360%, contre 2,339% mercredi soir et celui des bons à 30 ans à 2,759%, contre 2,730% la veille.


Titres en action


La plus petite des banques canadiennes, Canadian Western Bank(CWB, 35,94$), a dévoilé pour son quatrième trimestre une hausse de 25% de son bénéfice par action, qui s’établit à 0,74$. C’est nettement mieux que prévu, puisque les analystes tablaient sur un bénéfice de 0,68$. Ses revenus se sont établis à 196M$, tandis que les analystes visaient 187,9M$. Le titre de la banque de l’Ouest a gagné 16,4% à ce jour en 2017.


Keith Howlett, de Desjardins Marché des capitaux, fait passer sa cible pour le titre de Dollarama(DOL, 149,73$US) de 154$ à 165$ après la publication de résultats qu’il qualifie de solides. Le détaillant a dévoilé un bénéfice supérieur à ses attentes au troisième trimestre en dépit de ventes moindres qu’anticipé, grâce à un bon contrôle des coûts. M. Howlett souligne que la direction de la chaîne a présenté ses prévisions prudentes pour l’exercice qui s’amorce en janvier prochain, comme c’est d’ordinaire le cas. M. Howlett fait passer ses prévisions de bénéfices pour l’exercice 2018 qui s’achève, de 4,48$ à 4,50$ par action, mais de 5,19$ à 5,16$ l’action pour 2019. Sa cible repose sur un multiple de 30 fois le bénéfice prévu pour l’exercice 2019.


Vishal Shreedhar, de la Financière Banque Nationale, fait passer sa cible pour le titre de La Baie(HBC, 10,35$) de 14$ à 12$ après que le vénérable détaillant torontois eut dévoilé un bénéfice d’exploitation de 34M$, nettement inférieur à celui de 76M$ attendu par les analystes. M. Shreedhar qualifie les résultats de décevants, il espérait mieux. Il souligne toutefois que la direction a gardé un ton positif, en raison des initiatives d’amélioration en cours et parce que certaines embuches, comme la météo, ont eu des effets défavorables passagers. L’analyste réitère sa recommandation neutre pour le titre.


Le transporteur aérien WestJet(WJA, 28$) a tenu une journée des investisseurs mercredi au cours de laquelle la direction a présenté de nouveaux objectifs financiers pour l’horizon 2020 que Ben Cherniasky, de Raymond James, qualifie d’ambitieux. La société de Calgary a également dévoilé une nouvelle coentreprise avec le transporteur américain Delta Airlines qui va augmenter le choix de trajets entre le Canada et les États-Unis. L’analyste ne manque pas de dresser un parallèle entre le WestJet d’aujourd’hui et Canadian Airlines International, un transporteur qui a été victime de son ascension en 1999. Canadian Airlines a fait faillite et a abouti entre les mains d’Air Canada. WestJet se positionne de plus en plus comme un transporteur complet. M. Cherniavsky met aussi en exergue les différences, notant que WestJet va lancer son propre transporteur à très bas prix, Swoop. En d’autres mots, WestJet reste animée par le même esprit de disruption qu’au départ, même si sa stratégie n’est pas sans risque. L’analyste réitère sa recommandation neutre pour le titre et sa cible de 28$.


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