Ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Publié le 19/05/2017 à 07:39

Ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture vendredi

Publié le 19/05/2017 à 07:39

Le président brésilien, Michel Temer, n'entend pas démissionner. (Photo: Getty)

1- Après la chute de 8,8% de l'indice brésilien Bovespa jeudi, le président Michel Temer a déclaré qu'il ne démissionnerait pas. De graves accusations de corruption pèsent sur l'homme qui a remplacé en fin d'année dernière la présidente destituée Dilma Rousseff. Les appels à sa démission se multiplient. Le chef d'état a soutenu qu'une enquête complète prouverait son innocence.


Selon le journal brésilien O Globo, le président a été enregistré par un chef d'entreprise en train de donner son accord pour le versement de pots-de-vin pour acheter le silence d'Eduardo Cunha, ancien patron de la chambre des députés, aujourd'hui en prison pour son implication dans le méga-scandale de corruption Petrobras.


2- Les marchés boursiers américains devraient amorcer la séance en hausse. Peu après 7h00, les contrats à terme sur le S&P 500 sont en hausse de 0,23%, alors que ceux du Dow Jones grimpent de 0,13%, tandis que ceux du Nasdaq progressent de 0,24%.


3- Sur les marchés internationaux, l'Europe est au vert à la mi-séance. À Londres, le FTSE 100 grimpe de 0,39%. À Paris, le CAC 40 avance de 0,46% alors qu'à Frankfort, le DAX gagne 0,19%.


En Asie, la journée s'est terminée en territoire négatif. À Tokyo, le Nikkei a perdu 1,13%. En Chine, le Shanghai Composite a reculé de 0,44% alors qu'à Hong Kong, le Hang Seng a cédé 0,35%.


4- À l'agenda, Hydro-Québec tient une conférence téléphonique concernant ses résultats du premier trimestre. (9h30)


Statistique Canada rend public son indice des prix à la consommation. (8h30)


Aux États-Unis, la saison des résultats financiers se poursuit avec le fabricant de soupes Campbell Soup (NY., CPB), Deere (NY., DE) et Foot Locker (NY., FL).


5- Titres en action. Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, fait passer son cours-cible pour le titre de Savaria (SIS, 14,98$) de 13$ à 17$. L’analyste a repris le suivi du titre maintenant que le financement de l’émission de 38,4M$ de bons de souscription auquel il a participé est conclue. Ce financement permettra au spécialiste de la mobilité de régler une partie de son acquisition de 80M$US de Span-American Medical Systems(Nasdaq, SPAN). L’analyste souligne que la transaction fera bondir les revenus de Savaria de 70% à plus de 200M$ et le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement(BAIIA) de 50%. Savaria vise atteindre des revenus de 500M$ d’ici cinq ans grâce aux acquisitions. La recommandation de M. Aghazarian reste à surperformance.


La coqueluche techno du moment au Canada, Shopify (SHOP, 122,71$) a annoncé une émission de 5,5 millions d’actions qui devrait lui permettre de recueillir environ 500M$US. Cette transaction, qui entraînera une dilution de 6% du capital, surprend Richard Tse, de la Financière Banque Nationale, compte tenu du fait que l’entreprise d’Ottawa détenait déjà 400M$US d’encaisse nette à son bilan. Ce qui fait tout de suite penser à l’analyste que le spécialiste des logiciels facilitant le commerce en ligne prépare une acquisition. M. Tse réitère sa recommandation surperformance et sa cible de 100$US, ce qui laisse un potentiel de 11% en fonction du cours actuel. 


Scot Ciccarelli, de RBC Marchés des capitaux, fait bondir sa cible pour le titre de Wal-Mart Stores (WMT, 77,46$US) de 67$US à 74$US après que le géant du détail eut dévoilé de solides résultats à son premier trimestre. L’analyste réitère cependant sa recommandation sous-performance, car les investissements que l’entreprise réalise vont selon lui freiner la croissance des bénéfices et par ricochet, l’appréciation du titre.


Jeff Fan, de Banque Scotia, fait passer sa cible pour le titre de Québecor (QBR.B, 40,41$) de 48$ à 50$ parce qu’il estime que les activités dans fil de la société mère de Vidéotron est sous-estimée par le marché. L’analyste évalue le sans-fil sur une base distincte des autres activités parce cette activité génère des liquidités excédentaires pour la première fois depuis sa création. L’analyste maintient le titre de la société dirigée par Pierre Karl Péladeau sur sa liste de titres préférés du moment dans le secteur des télécommunications.


Pourquoi le titre de SNC-Lavalin (SNC, 50,57$) a-t-il reculé de 12% au cours des trois derniers mois en dépit de l’importante acquisition en cours de la société britannique Atkins? Voilà la question que pose Maxim Sytchev, de la Financière Banque Nationale. Les prochaines dates clés à surveiller en ce qui a trait à cette transaction sont les 22 et 26 juin, qui constituent respectivement les approbations par la cour et par les actionnaires. Plusieurs raisons pourraient expliquer le recul de l’action, à commencer par le fait que le titre est considéré comme du «dead money» jusqu’à la clôture de la transaction, c’est-à-dire que certains investisseurs préfèrent diriger leur argent ailleurs dans l’intervalle. Mais il y a aussi un nuage sur l’ensemble des titres du secteur de l’ingénierie depuis un certain temps, en raison de l’incertitude entourant la Banque d’infrastructures du Canada. L’analyste réitère sa recommandation surperformance pour le titre et sa cible de 70$ pour SNC.

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