Bourse: rebond global; la Laurentienne a cédé 2%

Publié le 19/05/2017 à 09:42, mis à jour le 19/05/2017 à 17:09

Bourse: rebond global; la Laurentienne a cédé 2%

Publié le 19/05/2017 à 09:42, mis à jour le 19/05/2017 à 17:09

Les Bourses nord-américaines a rebondi ce vendredi, bénéficiant de l'appui du pétrole mais restant prudentes face aux polémiques autour du président américain Donald Trump. La place torontoise s'est par ailleurs préparée à un week-end prolongé.


Le marché canadien était surtout animé par les titres liés l'énergie et les valeurs bancaires, à l'exception de la Laurentienne (LB) qui a cédé 2,2%. Ce jeudi, la banque a annoncé qu’elle avait conclu une convention définitive aux termes de laquelle elle a convenu d’acheter la totalité des titres de capitaux propres émis et en circulation du capital-actions de NCF Holdings LLC. Elle a indiqué ce vendredi qu'elle émettrait 200 millions $ de reçus de souscription pour financer une partie de l'acquisition.


Voici l'état de la situation:


S&P/TSX +1,19% à 15 458 points


S&P 500 +0,68% à 2381 points


Dow Jones +0,69% à 20 804 points


Nasdaq +0,47% à 6083 points


Dollar canadien +0,65% à 0,7398 $US


Once d'or +0,20% à 1255 $US


Barile de pétrole +2,25% à 50,45 $US


«Nous avons un rebond et il est certain que les prix du pétrole ont aidé», a commenté Peter Cardillo économiste en chef chez First Standard Financial.


Les cours du brut ont pris environ un dollar le baril vendredi, gardant une dynamique favorable grâce aux spéculations à l'approche d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) la semaine prochaine.


«Nous avons un rebond... mais je ne sais pas vraiment de quoi il s'agit», a complété Peter Cardillo, s'interrogeant sur la solidité du mouvement du jour.


Certes la Bourse de New York a signé sa deuxième hausse consécutive mais elle n'a toujours pas effacé plus de la moitié de sa chute de mercredi quand les inquiétudes des investisseurs sur de possibles blocages à Washington avaient culminé.


Si la progression en début de séance vendredi a été «impressionnante» selon l'expression employée par Tom Cahill de Ventura Wealth Management, au fil de la journée la confiance tout juste retrouvée des investisseurs a semblé se craqueler.


Moins d'une heure avant la fin des échanges, ils ont même eu droit à une piqûre de rappel sur les risques politiques avec la publication quasi-simultanée de nouvelles révélations par le Washington Post et le New York Times. La réaction de Wall Street ne s'est guère faite attendre puisqu'elle a presque immédiatement concédé une petite partie de ses gains.


Autre signal invitant à la prudence selon Peter Cardillo, le dollar continuait sa chute face à la plupart des monnaies.


«Cela pourrait être synonyme de troubles à venir», a-t-il prévenu.


Par ailleurs l'indice VIX, surnommé indice de la peur et qui mesure la volatilité n'est pas retombé aux niveaux historiquement bas auxquels il évoluaient avant cette séquence politique difficile pour le pouvoir américain.


Titres en action


Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, fait passer son cours-cible pour le titre de Savaria (SIS, 14,98$) de 13$ à 17$. L’analyste a repris le suivi du titre maintenant que le financement de l’émission de 38,4M$ de bons de souscription auquel il a participé est conclue. Ce financement permettra au spécialiste de la mobilité de régler une partie de son acquisition de 80M$US de Span-American Medical Systems(Nasdaq, SPAN). L’analyste souligne que la transaction fera bondir les revenus de Savaria de 70% à plus de 200M$ et le bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement(BAIIA) de 50%. Savaria vise atteindre des revenus de 500M$ d’ici cinq ans grâce aux acquisitions. La recommandation de M. Aghazarian reste à surperformance.


La coqueluche techno du moment au Canada, Shopify (SHOP, 122,71$) a annoncé une émission de 5,5 millions d’actions qui devrait lui permettre de recueillir environ 500M$US. Cette transaction, qui entraînera une dilution de 6% du capital, surprend Richard Tse, de la Financière Banque Nationale, compte tenu du fait que l’entreprise d’Ottawa détenait déjà 400M$US d’encaisse nette à son bilan. Ce qui fait tout de suite penser à l’analyste que le spécialiste des logiciels facilitant le commerce en ligne prépare une acquisition. M. Tse réitère sa recommandation surperformance et sa cible de 100$US, ce qui laisse un potentiel de 11% en fonction du cours actuel.


Scot Ciccarelli, de RBC Marchés des capitaux, fait bondir sa cible pour le titre de Wal-Mart Stores (WMT, 77,46$US) de 67$US à 74$US après que le géant du détail eut dévoilé de solides résultats à son premier trimestre. L’analyste réitère cependant sa recommandation sous-performance, car les investissements que l’entreprise réalise vont selon lui freiner la croissance des bénéfices et par ricochet, l’appréciation du titre.


Jeff Fan, de Banque Scotia, fait passer sa cible pour le titre de Québecor (QBR.B, 40,41$) de 48$ à 50$ parce qu’il estime que les activités dans fil de la société mère de Vidéotron est sous-estimée par le marché. L’analyste évalue le sans-fil sur une base distincte des autres activités parce cette activité génère des liquidités excédentaires pour la première fois depuis sa création. L’analyste maintient le titre de la société dirigée par Pierre Karl Péladeau sur sa liste de titres préférés du moment dans le secteur des télécommunications.


Pourquoi le titre de SNC-Lavalin (SNC, 50,57$) a-t-il reculé de 12% au cours des trois derniers mois en dépit de l’importante acquisition en cours de la société britannique Atkins? Voilà la question que pose Maxim Sytchev, de la Financière Banque Nationale. Les prochaines dates clés à surveiller en ce qui a trait à cette transaction sont les 22 et 26 juin, qui constituent respectivement les approbations par la cour et par les actionnaires. Plusieurs raisons pourraient expliquer le recul de l’action, à commencer par le fait que le titre est considéré comme du «dead money» jusqu’à la clôture de la transaction, c’est-à-dire que certains investisseurs préfèrent diriger leur argent ailleurs dans l’intervalle. Mais il y a aussi un nuage sur l’ensemble des titres du secteur de l’ingénierie depuis un certain temps, en raison de l’incertitude entourant la Banque d’infrastructures du Canada. L’analyste réitère sa recommandation surperformance pour le titre et sa cible de 70$ pour SNC.


Parmi les valeurs, le constructeur automobile Fiat Chrysler a passé l'essentiel de la séance en franche hausse mais n'a finalement pris que 0,29% à 10,50 dollars sur sa cotation new-yorkaise, après avoir indiqué espérer parvenir rapidement à un accord avec les autorités américaines, qui l'accusent d'avoir installé dans des véhicules diesel des logiciels destinés à fausser leurs émissions polluantes.


La titre de la chaîne de magasins de vêtements Gap a reculé de 3,92% à 22,28 dollars, malgré un bénéfice trimestriel ajusté meilleur que prévu, un chiffre d'affaires en hausse et des ventes à périmètre comparable en progression de 2%. Certains analystes exprimaient leur inquiétude de voir ces ventes tirées par une seule marque, Old Navy.


John Deere, entreprise spécialisée dans les machines agricoles, a bondi de 7,54% à 121,17 dollars, après avoir annoncé une progression de son bénéfice net et de son chiffres d'affaires trimestriels, tous deux ressortant meilleurs que prévu.


Le producteur d'électricité américain Dynegy s'est envolé de 25,62% à 9,12 dollars, après un article du Wall Street Journal indiquant qu'il avait été approché par son concurrent Vistra Energy (+1,62% à 15,04 dollars) en vue d'un rachat.


 

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