Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture lundi

Publié le 14/01/2019 à 07:03

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture lundi

Publié le 14/01/2019 à 07:03

[Photo : 123rf]

La Bourse de New York pointe vers une ouverture en baisse, lundi matin, préoccupée par l'excédent commercial chinois qui alimente les craintes d'un ralentissement de la deuxième économie mondiale et prudente en attendant l'épilogue du Brexit et les résultats d'entreprises américaines.


Du côté des contrats à terme, le Dow Jones Industrial Average, l’indice vedette du parquet new-yorkais, est en baisse de 0,85% à 23 747 points selon les contrats à terme. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, recule de 1,09 % %, à 6540 points. Le S&P500, quant à lui, perd 0,85% à 2573 points.


Wall Street a terminé en petite baisse vendredi, les investisseurs se plaçant en retrait après cinq séances de hausse, en attendant le début de la saison des résultats.


Contexte


Les chiffres du commerce extérieur chinois en décembre ont «détérioré le tableau commercial (...), tandis que la situation économique mondiale devient de plus en plus préoccupante», observe Michael Hewson, chez CMC Markets.


Pour la deuxième année consécutive, l'excédent commercial de la Chine a globalement diminué en 2018, sauf vis-à-vis des États-Unis. Les exportations de la Chine vers les États-Unis sont ressorties en hausse de 11,3% et ses importations n'ont progressé que de 0,7% l'an dernier.


Pékin et Washington ont fait assaut de représailles l'un contre l'autre, via des hausses de droits de douane, jusqu'à ce qu'ils déclarent une trêve de trois mois début décembre pour tenter de résoudre par la négociation leurs différends, dont celui du déséquilibre commercial.


La Chine s'emploiera cette année à apaiser les tensions commerciales avec les États-Unis, a déclaré son ministre du Commerce à la presse officielle, après de récents pourparlers avec des négociateurs américains.


«Ce début de semaine sera davantage rythmé par les premières publications de résultats aux États-Unis, par la poursuite du 'shutdown' et par le vote à Westminter de l'accord de sortie négocié par Theresa May et son gouvernement», indiquent pour leur part les analystes du courtier Aurel BGC.


«L'Europe ne va pas offrir aux investisseurs de raison de se réjouir cette semaine», une fin au chaos du Brexit n'étant pas en vue, souligne de son côté Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.


La Première ministre Theresa May va une nouvelle fois presser les députés lundi d'approuver son accord de Brexit très largement conspué, sous peine de plonger le Royaume-Uni dans une situation «catastrophique», à la veille d'un vote crucial au Parlement.


À l’étranger


Les Bourses chinoises ont clôturé lundi en baisse, affectées par le déclin du commerce extérieur chinois en décembre et le net ralentissement des exportations sur l'année, fruits d'une conjoncture morose et du différend douanier avec Washington.


Ces baisses suivent le repli des principaux indices de Wall Street vendredi, après cinq séances consécutives de hausse portées par un regain d'optimisme sur le conflit commercial entre la Chine et les États-Unis et la "patience" annoncée par la Fed sur une nouvelle hausse des taux.


«L'optimisme autour des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine s'estompe», a estimé Sukrit Vijayakar de Trifecta Consultants.


Les chiffres du commerce extérieur chinois publiés lundi n'ont rien arrangé. Pour la deuxième année consécutive, l'excédent commercial de la Chine s'est réduit en 2018, confirmant le ralentissement de la deuxième économie mondiale.


Mais, d'une part, l'excédent s'est aggravé vis-à-vis des Etats-Unis, au risque de mécontenter encore Washington, qui pousse à un rééquilibrage.


Et, d'autre part, les chiffres de décembre sont de mauvais augure pour 2019: les exportations chinoises ont ainsi chuté de 4,4% et ses importations de 7,6%, reflétant une demande intérieure qui faiblit.


«Ces indicateurs chinois plus faibles qu'attendu pour 2018 ont tiré les marchés vers le bas», a indiqué Stephen Innes, analyste chez OANDA.


À l’agenda


La paralysie partielle des administrations fédérales des États-Unis est à surveiller aujourd'hui. Elle a battu un record de longévité dépassant ainsi les 21 jours de «shutdown» pendant l'ère Bill Clinton en 1995-1996.


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Jeudi 28 février


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Pénurie de talents

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