Bourse: Wall Street termine sur une note négative

Publié le 13/11/2018 à 09:35, mis à jour le 13/11/2018 à 17:00

Bourse: Wall Street termine sur une note négative

Publié le 13/11/2018 à 09:35, mis à jour le 13/11/2018 à 17:00

La Bourse de New York a terminé sur une note négative à l’issue d’une séance très hésitante mardi, entre la faiblesse du secteur de l’énergie, le repli de quelques grands noms de la cote et un regain d’optimisme sur les relations sino-américaines.


L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a perdu 0,40 % pour clôturer à 25 286,49 points. 


Le Nasdaq, à forte coloration technologique, est resté quasiment stable, ne grappillant que 0,01 point pour terminer à 7 200,87 points. 


L’indice élargi S&P 500 a reculé de 0,15 % pour s’établir à 2 722,18 points.


Les trois indices, qui avaient été fortement affaiblis la veille par la chute du secteur technologique, Apple en tête, ont oscillé entre pertes et gains tout au long de la journée. Sans parvenir à rebondir franchement. 


« On a clairement une tendance qui se dessine, selon laquelle le marché ouvre en nette hausse, puis se replie et peine à garder son avancée jusqu’à la clôture », a remarqué Quincy Krosby, responsable de la stratégie de marché de Prudential Financial.


Les facteurs d’incertitudes sont nombreux, entre les interrogations sur la vigueur de la croissance mondiale, les conséquences du renforcement du dollar, le durcissement de la politique monétaire aux États-Unis ou les tensions commerciales sino-américaines.


À ce sujet, les indices se sont redressés en cours de séance quand le conseiller économique de la Maison-Blanche, Larry Kudlow, a affirmé que les États-Unis « parlaient de nouveau avec la Chine » de leur différend commercial, en préparation d’un sommet du G20 en Argentine à la fin du mois.


Mais ils ont ensuite perdu de leur vigueur. 


Le secteur de l’énergie a particulièrement souffert de la dégringolade des cours du pétrole, qui ont encaissé mardi à New York leur pire chute depuis 2015 et cumulé leur 12e séance consécutive de baisse.


Le sous-indice le représentant au sein du S&P 500 a reculé de 2,39 %.


Les majors Chevron et ExxonMobil ont respectivement cédé 1,74 % et 2,29 %. 


Apple (-1,00 %) s’est de nouveau retrouvé sous pression à la suite d’une note de Goldman Sachs abaissant ses estimations sur les ventes d’iPhone, tandis que Boeing a lâché 2,11 %. Selon le Wall Street Journal, le constructeur aéronautique aurait passé sous silence des informations sur des dangers potentiels liés au système anti-décrochage de ses 737-MAX 8 et 737-MAX 9, qui pourrait avoir contribué à l’accident meurtrier d’un appareil de Lion Air fin octobre.


De façon générale, « la volatilité a refait son apparition avec le changement de régime en termes de politique monétaire », a souligné Mme Krosby.


Bouffée d’air pour GE


En laissant entendre début octobre que les hausses de taux se poursuivraient encore pour un moment, le président de la Banque centrale américaine a ravivé l’idée que « les coûts d’emprunts vont vraiment augmenter pour les entreprises et les particuliers », a rappelé la spécialiste. 


Cela déclenche par ricochet des interrogations sur les bénéfices à venir des entreprises cotées à Wall Street et « pousse le marché à réévaluer le prix des actions », a-t-elle ajouté. 


Parmi les autres valeurs du jour, Amazon a lâché 0,35 % après avoir annoncé que son second siège serait finalement réparti entre deux sites, l’un à New York, l’autre dans la proche banlieue de Washington.


Le spécialiste des articles de maisons Home Depot a cédé 0,24 % tandis que le vendeur de pièces détachées automobiles Advance Auto Parts s’est envolé de 10,57 %. 


Les deux groupes ont diffusé des résultats supérieurs aux attentes et relevé leurs prévisions annuelles, ce qui a été reçu en début de séance comme un signe positif pour le secteur de la distribution.


Le conglomérat en difficultés General Electric (GE) a repris un peu de couleurs après avoir annoncé son intention de céder pour environ 3,9 milliards de dollars de parts dans sa coentreprise Baker Hughes. Après être tombé lundi à son plus bas niveau depuis 2009, le titre s’est envolé de 7,76 % à 8,61 dollars. 


Sur le marché obligataire, le taux de la dette à 10 ans reculait vers 15H30 à 3 140 % contre 3 182 % vendredi et celui à 30 ans à 3 363 % contre 3 384 % à la précédente clôture. Les échanges étaient clos lundi en raison d’un jour semi-férié aux États-Unis. 


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