Wal-Mart dépasse les attentes, brille en ligne

Publié le 18/05/2017 à 09:02

Wal-Mart dépasse les attentes, brille en ligne

Publié le 18/05/2017 à 09:02

Par AFP

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L'enseigne Wal-Mart(WMT, 76,80$US) continue sa percée dans le commerce en ligne tout en enregistrant une augmentation de la fréquentation dans ses supermarchés, au moment où la distribution traditionnelle est à la peine aux États-Unis.


Le numéro un mondial de la distribution a annoncé jeudi une hausse de 1,4% à 117,54 milliards de dollars de son chiffre d'affaires lors du premier trimestre de l'exercice fiscal 2017/18 achevé fin avril, alors que la plupart des enseignes classiques (Nordstrom, Macy's, JC Penney, Kohl's) ont enregistré un plongeon de leurs ventes respectives.


Plus significatif: Wal-Mart semble avoir trouvé la formule pour faire son retard dans le commerce électronique. Les ventes en ligne ont bondi de 63% lors du dernier trimestre, contre une hausse de 29% au quatrième trimestre de l'exercice précédent, soit la plus forte croissance trimestrielle sur ce segment dominé par Amazon et talon d’Achille de la distribution classique.


Dans l'ensemble, le modèle «hybride» (supermarchés et plateformes en ligne) privilégié aux États-Unis par l'enseigne semble porter ses fruits.


Les revenus générés par les États-Unis ont augmenté de 2,9%, à 75,44 milliards de dollars américains, principalement grâce à une augmentation de 1,5% de la fréquentation des établissements. Les ventes américaines en magasins comparables, un des indicateurs clés de la rentabilité, sont également en hausse de 1,4%.


Conséquence: les États-Unis représentent désormais 64,2% du chiffre d'affaires, contre 63,4% lors du dernier exercice fiscal. Il y a quatre ans, ce marché comptait seulement pour 58,5% des revenus.


Prévisions solides


«Nous sommes encouragés par notre début d'année. Nous avançons vite pour combiner nos actifs numériques et physiques afin de simplifier et faciliter les courses pour les consommateurs», souligne le PDG Doug McMillon. «L'activité des magasins physiques est en train de se solidifier», insiste-t-il.


Wal-Mart a mis les bouchées doubles pour accroître sa part de marché aux États-Unis et devenir un acteur de premier plan dans le commerce en ligne.


L'enseigne a augmenté les salaires de ses employés, multiplié les promotions et les initiatives. Wal-Mart a par exemple cassé sa tire-lire pour acheter la plateforme de discount Jet.com pour 3,3 milliards de dollars américains, les start-ups Shoebuy.com (70 millions de dollars), ModCloth (45 millions), le site d'équipements de plein air MooseJaw (51 millions) et est en négociation avancée pour avaler Bonobos, un site de prêt-à-porter de moyenne gamme pour hommes, pour 300 millions de dollars.


Elle propose des petits prix sur plus d'un million d'articles en ligne à la condition que les consommateurs récupèrent les marchandises achetées en magasin. Le groupe livre également dans les deux jours gratuitement et sans besoin d'abonnement des achats de plus de 35 dollars effectués sur Walmart.com et Jet.com, prenant ainsi le contrepied d'Amazon, qui exige un abonnement à Prime pour toute livraison gratuite.


Wal-Mart est en train de tester une sorte de «tour de collecte» baptisée Rapunzel, installée à l'intérieur d'un magasin et pouvant contenir 300 commandes.


«La majorité de notre croissance dans le commerce en ligne est et sera interne. Les acquisitions nous permettent (simplement) d'accélérer», affirme le directeur financier Brett Biggs.


A Wall Street, les investisseurs saluent les progrès faits par Wal-Mart dans sa guerre contre Amazon. Le titre, qui a déjà gagné plus de 10% depuis le début de l'année, gagnait 1,84% à 76,50 dollars dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance.


Seul point négatif, la performance du groupe à l'international où Wal-Mart a cédé récemment des activités, en l'occurrence la marque Suburbia au Mexique). Les revenus générés sur les marchés chinois, mexicain, canadien et britannique ont diminué de 3,5%, à 27,1 milliards de dollars, pâtissant principalement des effets de change défavorables.


Pour le deuxième trimestre de l'exercice fiscal débuté en mai, l'enseigne table sur un bénéfice par action ajusté, référence à Wall Street, compris dans une fourchette de 1 à 1,08 dollar et une hausse de 1,5 à 2% de ses ventes à magasins comparables. Les analystes attendent, eux, un bénéfice à 1,07 dollar en moyenne.


Lors du trimestre passé, le bénéfice par action est ressorti à 1 dollar, contre 0,96 dollar attendu. Le résultat net a reculé de 1,3%, à 3,04 milliards de dollars.

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