SNC-Lavalin: le montant des paiements douteux atteindrait 139 M$

Publié le 26/11/2012 à 06:14, mis à jour le 26/11/2012 à 11:14

SNC-Lavalin: le montant des paiements douteux atteindrait 139 M$

Publié le 26/11/2012 à 06:14, mis à jour le 26/11/2012 à 11:14

Par La Presse Canadienne

Selon les informations obtenues par la télévision suisse, le montant des paiements doûteux serait de 139 M$ plutôt que de 56 M$. Photo: Benjamin Nantel

L'ancien vice-président de la division construction de SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa, a été officiellement accusé de blanchiment d'argent par la justice suisse, a rapporté la télévision publique suisse RTS.


Le reportage de la RTS est basé sur le témoignage de sources anonymes et les autorités suisses n'ont pas voulu confirmer ou démentir la nouvelle dimanche.


M. Ben Aïssa a été arrêté en Suisse et il se trouve actuellement en prison. Il est soupçonné de corruption, de fraude et de blanchiment d'argent en lien avec des contrats conclus en Afrique du Nord.


Une enquête effectuée par SNC-Lavalin a mené à la découverte de paiements totalisant 56 millions $ faits à des agents étrangers non identifiés.


Selon les allégations rapportées par la RTS, Riadh Ben Aïssa serait associé à des transactions atteignant au moins 139 M$.


La télévision nationale suisse a également révélé que les autorités avaient trouvé de l'argent ayant transité de la firme d'ingénierie québécoise vers des comptes bancaires en Suisse appartenant à des entreprises basées aux Îles Vierges britanniques.


Des sources citées dans le reportage avancent qu'une partie de cet argent se serait ensuite retrouvée dans des comptes contrôlés par M. Ben Aïssa.


Riadh Ben Aïssa était responsable des affaires de SNC-Lavalin dans sa Tunisie natale et en Libye, où l'entreprise a obtenu de lucratifs contrats de la part du régime de Mouammar Kadhafi.


La Gendarmerie royale du Canada a perquisitionné dans les bureaux montréalais de la firme en avril. L'entreprise a indiqué qu'elle collaborait pleinement avec la police.


Plus tôt en novembre, le frère de Riadh Ben Aïssa a intenté une poursuite contre SNC-Lavalin auprès de la Cour supérieure du Québec, soutenant que SNC lui avait causé du tort en utilisant son frère comme bouc émissaire afin de protéger ses intérêts dans une Libye en plein bouleversement politique.

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