Pétrole: le Canada sera approvisionné assure l'Arabie saoudite

Publié le 09/08/2018 à 16:32

Pétrole: le Canada sera approvisionné assure l'Arabie saoudite

Publié le 09/08/2018 à 16:32

Par La Presse Canadienne

[Photo: 123rf.com]

Le ministre saoudien de l’Énergie assure le Canada que le différend diplomatique entre Riyad et Ottawa n’affectera pas les ventes de pétrole.


L’agence de presse officielle saoudienne a publié un communiqué dans lequel le ministre Khaled al-Faleh indique qu’il existe « depuis longtemps une politique ferme qui n’est pas influencée par les circonstances politiques ». Le ministre de l’Énergie ajoute que « la crise diplomatique actuelle entre l’Arabie saoudite et le Canada n’aura aucune incidence sur les relations de (l’entreprise nationale) Saudi Aramco avec ses clients au Canada ».


Environ 10 % des importations de pétrole du Canada proviennent de l’Arabie saoudite.


Riyad a expulsé lundi l’ambassadeur canadien et a gelé « toutes nouvelles initiatives d’affaires » avec le Canada, depuis qu’Ottawa a critiqué l’arrestation récente par le royaume ultraconservateur de militantes des droits des femmes.


Le royaume prévoit aussi retirer du Canada des milliers d’étudiants saoudiens, et le transporteur aérien national Saudia a annoncé la suspension de ses vols à destination et en provenance du Canada à compter de lundi prochain. Le « Financial Times » écrivait par ailleurs mercredi que l’Arabie saoudite avait demandé aux gestionnaires d’actifs de liquider leur portefeuille canadien.


« Mesures imprécises »


À Ottawa, le ministre des Finances, Bill Morneau, a minimisé jeudi l’impact sur l’économie canadienne des mesures prises par l’Arabie saoudite.


« C’est clair que ça change chaque jour », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse.


« Nous savons que notre économie est dans une bonne position. (...) C’est une situation que nous devons évaluer, mais il n’y a pas un grand défi économique. »


Il a affirmé que le Canada n’envisageait aucune mesure de représailles pour l’instant.


Un haut fonctionnaire fédéral avait déclaré un peu plus tôt que le Canada s’interrogeait toujours sur l’ampleur exacte des mesures prises par l’Arabie saoudite. Ce responsable a rappelé que la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, avait notamment demandé mardi à son homologue saoudien de clarifier ces mesures, notamment la nouvelle relative à la liquidation des actifs canadiens.


L’Arabie saoudite n’a pas confirmé cette nouvelle du « Financial Times », et le haut fonctionnaire, qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat, affirme qu’Ottawa ne saisit pas encore l’ampleur des mesures de rétorsion.


Selon ce responsable, Mme Freeland a clairement indiqué au ministre saoudien Adel al-Jubeir que la politique étrangère du Canada consistait à exprimer sa position publiquement, pas seulement à huis clos.


Une vingtaine d’organismes, dont Oxfam et Avocats sans frontières, ont signifié leur appui à la ministre jeudi dans une déclaration envoyée aux médias.


« Nous nous joignons au Canada pour presser l’Arabie saoudite de libérer les militantes pour les droits des femmes Samar Badawi et Nassima al-Sada et félicitons la ministre Freeland pour sa position sans compromis en faveur des droits de la personne et pour son leadership audacieux », ont-ils affirmé.


La chef du Parti vert, Elizabeth May, a également soutenu Mme Freeland dans une déclaration tout en demandant à l’Arabie saoudite de libérer les militantes emprisonnées.


« Il n’y a pas de demi-mesure lorsqu’il est question des droits de la personne », a-t-elle écrit dans une déclaration.


La ministre Chrystia Freeland a également discuté de la situation opposant le Canada et l’Arabie saoudite avec ses homologues en Suède et en Allemagne, mais n’a pas encore parlé à des responsables aux États-Unis ou au Royaume-Uni.


Les États-Unis et la Commission européenne ont tous les deux demandé, mardi, des éclaircissements sur l’arrestation de militantes en Arabie saoudite, mais ont évité de s’immiscer directement dans le conflit diplomatique entre Riyad et Ottawa.


L’Arabie saoudite est le principal partenaire commercial du Canada dans la région du Moyen-Orient. En 2017, les échanges entre les deux pays s’élevaient à 4,1 milliards $.


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