On sait maintenant qui pourrait remplacer Warren Buffett

Publié le 10/01/2018 à 08:43

On sait maintenant qui pourrait remplacer Warren Buffett

Publié le 10/01/2018 à 08:43

Par Yannick Clérouin

Ajit Jain et Gregory Abel. (Getty)

On ne connaît pas encore le successeur de Warren Buffett à la tête du conglomérat Berkshire Hathaway(BRK.B, 203,02$US), mais on a un indice plus clair de qui ça pourrait être après que l’investisseur le plus célèbre de l’histoire eut élevé deux de ses lieutenants aux postes de vice-présidents du conseil d’administration.


Berkshire Hathaway a indiqué mercredi qu’elle bonifiait son conseil d’administration comptant 12 membres de deux nouveaux administrateurs, Ajit Jain et Gregory Abel.


Ajit Jain, 66 ans, a été nommé vice-président des activités d’assurances. L’homme d’origine indienne est vice-président de National Indemnity Company et s’est joint à la division assurances du conglomérat en 1986.


Gregory Abel, 55 ans, occupera pour sa part le poste de vice-président des autres entreprises non liées au domaine de l’assurance. Il est présentement PDG de Hathaway Energy Company, dont il est à l’emploi depuis 1992. Il est considéré par Wall Street comme le principal prétendant à la direction de l’entreprise dont la valeur boursière dépasse les 500G$US.


M. Buffett a mentionné sur les ondes de CNBC mercredi matin que ces nominations s’inscrivaient dans le plan de succession à long terme de l’entreprise qu’il dirige depuis plus de 50 ans. «Ce sont les deux personnes clés chez Berkshire. Les deux ont Berkshire dans le sang et connaissent leurs entreprises comme le fond de leur poche.»


La grande question posée par la journaliste et amie de Warren Buffett, Betty Quick: pourquoi maintenant?


«Il n’y a rien de magique à propos du moment choisi», a dit M. Buffett, soulignant que les choses se sont bien déroulées au cours des dernières années même s’il n’avait pas fait connaître son dauphin.


Le dirigeant de 87 ans de Berkshire Hathaway a admis que cela aurait pu être fait il y a cinq ans, mais a insisté sur le fait qu’il y avait des avantages à ce que les deux principaux intéressés prennent le temps de mieux connaître les entreprises qu’ils dirigent.


Une préoccupation de longue date


La question de la succession du légendaire président et chef de la direction de Berkshire n’est pas nouvelle. Elle était au coeur des préoccupations des actionnaires en 2004, année où j’avais couvert l’assemblée annuelle à Omaha, au Nebraska.


«La personne qui me succédera devra préserver la culture de Berkshire, savoir gérer le capital et veiller à ce que ses dirigeants, qui figurent parmi l'élite en Amérique, soient heureux dans leur travail», avait répondu M. Buffett à un actionnaire soucieux de connaître son successeur. Il était alors âgé de 73 ans. L’hebdomadaire Barron’s avait alors fait sa manchette sur l’éventuel remplaçant de M. Buffett. À l’époque, David Sokol était considéré comme le successeur le plus probable. Ce dernier a toutefois quitté l’entreprise dans la controverse en mars 2011.


Petit clin d’oeil pour terminer, au moment où la question de la succession de M. Buffett animait l’assemblée annuelle de 2004, l’action de catégorie A du conglomérat valait 92200$US. Elle vaut aujourd’hui 304500$US.


Maintenant, (re)lisez Ouragans ou pas, Buffett accumule des liquidités record


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai


image

Contrats publics

Lundi 10 juin

Sur le même sujet

Un nouveau regard sur la diversification

BLOGUE INVITÉ. Dans le monde d'aujourd'hui, faut-il toujours chercher à diversifier son portefeuille d'actions?

Investir à long terme, malgré l'incertitude

BLOGUE INVITÉ. Quel est votre horizon de placement? Le professeur Warren Buffett peut vous guider à ce sujet.

À la une

Tofu: Soyarie ne suffit pas à la demande

14:26 | Anne-Marie Tremblay

PME DE LA SEMAINE. L'usine de Soyarie tourne 6 jours sur 7, 24 heures sur 24.

CDPQ : des enjeux de gouvernance font ombrage aux bons résultats

Les déboires de la filiale Otéra Capital ouvrent la voie à une réflexion plus large.

Michael Sabia à la défense de SNC-Lavalin

« C’est important de comprendre l’ampleur du changement qu’il y a eu dans cette société», rappelle-t-il.