La politique économique de Trump en 5 tweets

Publié le 11/01/2017 à 12:51

La politique économique de Trump en 5 tweets

Publié le 11/01/2017 à 12:51

Par François Remy

Au lendemain des adieux de Barack Obama, les projecteurs se sont tournés ce mercredi vers Donald Trump. Le président désigné des États-Unis tenait aujourd'hui sa première conférence de presse depuis les élections.


À moins de dix jours de sa prise de fonction à la tête de la première puissance mondiale, l'homme d'affaires de 70 ans a accueilli les journalistes venus des quatre coins du monde dans la Trump Tower, au coeur de Manhattan. Là où tout a commencé, puisqu'il avait annoncé sa candidature depuis sa tour en juin 2015.


Outre les autres phrases chocs et autres effets d'annonce, la campagne de Trump s’était souvent distinguée par son manque de consistance en termes de politique économique. Le monde des affaires attendait alors avec grand intérêt ce premier grand oral. Nous l’avons résumé en 5 citations traduites (illustrées sous forme de faux tweets, moyen de communication privilégié du prochain locataire de la Maison Blanche).


1. LE MEILLEUR, TOUT SIMPLEMENT...



« Nous allons créer des emplois. J'ai dit que j'allais être le plus grand créateur d'emplois que Dieu ait jamais créé. Je le pense vraiment », a affirmé Trump, depuis sa tour new-yorkaise sur la 5e avenue, après avoir cité plusieurs groupes ayant pris des engagements concernant leurs activités sur le sol américain.


« Nous avons eu des nouvelles fantastiques au cours des deux dernières semaines. J'ai été très actif du point de vue économique pour notre pays. Beaucoup de groupes automobiles vont s'installer ici », a-t-il ajouté.


2. RIEN VU, RIEN ENTENDU



Dans une manoeuvre pour faire taire le débat sur les conflits d'intérêts, Donald Trump a déclaré avoir cédé le contrôle de son empire à ses deux fils pour la durée de son mandat. Il placera plus de 500 sociétés (3,6 milliards $US) sous la forme de fiducie (trust). Ivanka Trump coupera aussi les ponts avec les activités de son père.


La Trump Organization ne conclura aucun contrat à l'étranger pendant la présidence et a refusé une trentaine de transactions fin de l'année dernière, a précisé l'avocate fiscaliste de Donald Trump. Elle a accaparé le micro pendant la conférence pour défendre son client, notamment contre l'idée de démanteler son holding en le mettant en vente. « Il ne doit pas détruire l'entreprise qu'il a construite », a-t-elle plaidé devant la presse.


3. MADE IN AMERICA



Elles le savaient déjà mais les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois ont du souci à se faire. Le président élu les a une nouvelle fois menacées.


« Si vous pensez que vous allez pouvoir vendre à travers une frontière très très étanche -c'est une passoire- vous vous trompez. Vous allez payer une très lourde taxe frontalière », a-t-il radoté.


4. UN MUR DE PESOS



Le milliardaire républicain a aussi annoncé que les contribuables américains financeront le budget de construction du fameux mur frontalier entre les états-Unis et le Mexique, mais que Mexico remboursera ensuite ce coût.


« J'aurais pu attendre un an et demi environ que nous finissions nos négociations avec le Mexique, que nous lancerons immédiatement après ma prise de fonction, mais je ne veux pas attendre », a déclaré Trump au sujet de l'une de ses grandes promesses électorales.


Ce que la diplomatie mexicaine n'entend pas de cette oreille.


5. LA SANTÉ EN PRIME



Sur les marchés financiers, les indices sectoriels et les actions liées à la pharma ou aux biotechs ont accusé le coup lorsque Donald Trump a estimé qu'il fallait « créer de nouvelles procédures d'appels d'offres pour l'industrie du médicament » dans le but « d'économiser des milliards de dollars ».


Le 45è président à venir des États-Unis a également promis que l'assurance-maladie américaine allait être améliorée et les conditions de souscription rendues moins chères. Il a d'ailleurs indiqué que son administration allait très rapidement « soumettre une loi sur la santé, éliminant l'énorme problème de l'Obamacare ». Sans donner davantage de précision.


En synthèse, au delà de ces saillies, Donald Trump s'est montré moins bavard sur les mesures économiques de premier ordre à l'instar des allégements d'impôts, de la réduction des réglementations touchant les entreprises ou encore des dépenses d'infrastructures.


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