En cas de destitution, Trump prévoit l'effondrement des marchés

Publié le 23/08/2018 à 09:43

En cas de destitution, Trump prévoit l'effondrement des marchés

Publié le 23/08/2018 à 09:43

Par AFP

Avec une tempête judiciaire aux portes de la Maison Blanche, le président Donald Trump a averti que l'économie américaine allait "s'effondrer" s'il était destitué.


«Si jamais j'étais destitué, je pense que les marchés s'effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre», a-t-il dit dans une interview diffusée jeudi matin par la chaîne Fox News.


Une destitution ("impeachment") du locataire de la Maison Blanche reste très hypothétique avec une majorité républicaine au Congrès, mais cette idée est revenue dans l'actualité depuis que son ancien avocat personnel, Michael Cohen, a affirmé mardi sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées afin de ne pas compromettre sa campagne présidentielle victorieuse de 2016.


Michael Cohen, accusé de violation des lois sur le financement électoral, a passé un accord de négociation de peine avec les autorités, qui pourrait l'amener à collaborer avec le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'épineuse enquête sur le dossier russe.


Dans le cadre des investigations de l'équipe Mueller, un autre proche de M. Trump, Paul Manafort, s'est retrouvé devant la justice. L'ancien directeur de campagne du milliardaire républicain a été reconnu mardi coupable de fraude fiscale et bancaire.


Mais ces affaires ne semblent pas inquiéter Donald Trump outre mesure. 


«Super travail»


«Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu'un qui fait un super travail», a-t-il lancé lors de son interview sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs.


Le président américain s'attribue souvent la bonne santé économique de son pays et son euphorie boursière, due, en partie, à ses réformes fiscales.


Interrogé sur le cas de Paul Manafort, dont la sentence n'est pas encore connue mais qui risque plusieurs années de prison, le locataire de la Maison Blanche a refusé de dire s'il envisageait de lui accorder une grâce présidentielle.


Il n'a ni confirmé, ni infirmé, étudier cette option, qui ne manquerait pas de faire grincer des dents l'opposition démocrate.


«Une des raisons pour lesquelles je respecte tellement Paul Manafort est qu'il est allé au bout de ce procès», a-t-il déclaré. Une manière d'égratigner, par contraste, ceux qui ne vont pas «jusqu'au bout», et passent des accords de plaider-coupable, qui leur permettent d'espérer des sentences allégées.


«Contrairement à Michael Cohen, (Paul Manafort) a refusé de céder ou inventer des histoires pour passer un accord. Tellement de respect pour cet homme si courageux!», avait-il déjà tweeté mercredi.


Avec Fox News, il a un peu adouci le ton à propos de son ancien avocat qui s'était un temps dit prêt à "prendre une balle" pour son patron.


«C'est quelqu'un qui était probablement avec moi pendant près de 10 ans. Je le voyais parfois (...) J'ai toujours trouvé que c'était un mec sympa», a-t-il déclaré.


La Maison Blanche avait déjà assuré mercredi que M. Trump n'était "pas du tout inquiet" des éventuelles révélations que pourrait faire Michael Cohen.


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