Dette étudiante: 65 % des finissants touchés

Publié le 06/09/2011 à 08:00, mis à jour le 06/09/2011 à 07:49

Dette étudiante: 65 % des finissants touchés

Publié le 06/09/2011 à 08:00, mis à jour le 06/09/2011 à 07:49

Par Stéphane Rolland

Photo : Bloomberg

Plus de la moitié des étudiants au baccalauréat (65 %) prévoient terminer leurs études endettés, selon une recherche de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) réalisée à partir d’une enquête faite à l’automne 2009. La dette moyenne d’un bachelier à la fin de ses études atteint 13 967 $, selon la même étude.


Dans le document de quelque 200 pages, la FEUQ regarde la situation financière des étudiants de premier cycle universitaire sous toutes les coutures (source des dettes, revenu d’emploi, implication de la famille, dépenses quotidiennes, etc).


Notons que les deux tiers des étudiants ne vivront pas chez leur parent durant la totalité de leurs études, écrit-on. Les étudiants sont 61 % à recevoir une aide de leur parent. Parmi eux, 63 % reçoivent une contribution inférieure à 3000 $.


Autre donnée intéressante, pour les 63 % d’étudiants qui travaillent en même temps que leurs études, leur salaire annuel moyen s’établissait à 8 929 $ à l’automne 2009.


Avec cette étude, la FEUQ veut aussi défaire l’image de l’étudiant dépensier. Les dépenses en loisir en moyenne de l’étudiant s’établissent à 2 339 $. La moitié des étudiants dépenserait moins de 1 300 $ (médiane), toujours selon l’étude.


En moyenne, une personne seule dépense 3 410 $ pour ses loisirs, selon une enquête de Statistique Canda réalisée en 2008. La médiane se situe à 2 295 $.


À la lumière de ce rapport, la FEUQ émet 16 recommandations. Parmi elles, on compte un gel des frais de scolarité, une «meilleure règlementation des frais afférents», et des bonifications aux programmes de prêts et bourses.


 

À suivre dans cette section

SUIVI RAPIDE DE TITRES

Sur le même sujet

Endettés, mais pas inquiets, les Canadiens

La Banque du Canada juge que l'endettement des ménages constitue un risque pour le pays, pas les principaux intéressés.

Valeant délaisse les acquisitions pour rembourser sa dette

09/12/2014 | lesaffaires.com

La pharmaceutique lavalloise ralentit sa stratégie d'acquisitions musclée pour mieux rebondir.

Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Hausse des tarifs des CPE: pas de solutions fiscales miracles, mais ...

Voici quelques solutions fiscales pour atténuer l’impact de la hausse des frais de garde décrétée par Québec.

Poutine joue à la roulette russe

Il y a 44 minutes | François Normand

ANALYSE. La politique étrangère de Vladimir Poutine risque de plonger la Russie dans une longue crise économique.

Donner, ça se calcule

Édition de Novembre 2014 | Dominique Froment

Les dons spontanés, c'est bon pour le moral, mais ce n'est pas la meilleure façon de soutenir une ...