Critique, Trump a appelé le G7 à réintégrer la Russie

Publié le 08/06/2018 à 12:40

Critique, Trump a appelé le G7 à réintégrer la Russie

Publié le 08/06/2018 à 12:40

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Donald Trump a appelé vendredi le G7 à réintégrer la Russie, exclue du club en 2014, nouvelle pique du président américain avant sa première confrontation collective avec les dirigeants du G7 depuis qu'il leur a imposé de nouveaux tarifs douaniers.


«Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations», a-t-il dit, avant de quitter Washington vendredi matin. La Russie avait été exclue après l'annexion de la Crimée, après 16 ans d'appartenance au groupe.


Le dirigeant américain, qui a atterri au Québec, est le dernier à arriver au sommet du club des sept économies les plus développées du monde, saint des saints de la coordination multilatérale.


Et il sera le premier à quitter la Malbaie, pittoresque ville québécoise surplombant le Saint-Laurent, samedi matin pour rallier Singapour où se déroulera le 12 juin son sommet historique avec Kim Jong Un.



La remarque du président américain sur la Russie a déclenché une première fissure dans le bloc européen. Le président du conseil europeén, Donald Tusk, en a rejeté l'idée lors d'un point presse à La Malbaie, reprochant par ailleurs à Donald Trump de défier l'ordre international.


Mais le nouveau président du conseil italien, Giuseppe Conte, a approuvé: «Je suis d'accord avec le président Trump: la Russie devrait revenir dans le G8. C'est de l'intérêt de tous», a écrit dans un tweet le chef du gouvernement populiste, dont c'est la première réunion internationale.


«Essayons déja de produire des solutions à sept», a de son côté balayé l'Elysée.


Le président américain s'est en réalité montré plus concentré sur le sommet de Singapour.


«Je partirai peut-être un peu plus tôt, ça dépend de ce qui se passe», a aussi lâché M. Trump. 


Face aux six autres dirigeants du G7, il n'a visiblement aucune intention de fléchir.


«L'Union européenne nous traite très mal, le Canada, très mal», a-t-il dit à Washington.


Sur Twitter, il a répliqué vertement au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui avec le président français Emmanuel Macron, en visite au Canada depuis mercredi, a ouvertement critiqué le repli protectionniste de l'Américain.


«Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu'ils imposent aux Etats-Unis des taxes massives et créent des barrières non-tarifaires», a-t-il tweeté.


«Quand tout sera remis à plat, nous serons de nouveau amoureux», a ironisé Donald Trump, qui ne verra que MM. Trudeau et Macron en tête-à-tête au cours de son séjour canadien.


Front européen


Les quatre Européens --Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May et Giuseppe Conte-- se réunissaient juste avant le début, dans le but initial de créer un front uni contre la politique commerciale unilatérale de Washington.


«Je suis convaincu que l'Europe tiendra son unité et la tiendra dans la durée sur ces sujets», a affirmé Emmanuel macron.


Mais sur la question du commerce, reste à savoir jusqu'où iront le Japon, qui tente par ailleurs de ne pas être marginalisé dans les négociations entre Washington et la Corée du Nord, ainsi que le nouveau gouvernement italien populiste et l'Allemagne, plus exposées aux représailles commerciales que d'autres Européens. 


Déclaration finale ?


Ottawa croit toujours possible d'élaborer un consensus sur trois thèmes: la pollution plastique des océans, l'éducation des filles, et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques.


Mais c'est le commerce qui occupera véritablement les débats.


L'Union européenne a déposé une plainte contre les Etats-Unis devant l'Organisation mondiale du commerce, et préparé des droits de douanes contre des produits américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète ou les motos.


Mais ces représailles ne sont pas encore entrées en vigueur, les Etats membres devant s'entendre sur la liste... or l'Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères.


Vendredi, après les habituels déjeuner de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants dîneront dans l'intimité d'un chalet québécois typique.


Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l'intervention des forces de l'ordre. D'autres manifestations sont prévues à Québec, à 140 km de La Malbaie. 


Samedi, le suspense diplomatique concernera la traditionnelle déclaration finale du sommet. Si cette fois aucun texte commun ne pouvait être signé par les Sept, il est possible que Donald Trump s'en accommode parfaitement.


 


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