La Bourse canadienne devrait faire un «come-back» en 2013

Publié le 20/12/2012 à 15:23, mis à jour le 20/12/2012 à 15:26

La Bourse canadienne devrait faire un «come-back» en 2013

Publié le 20/12/2012 à 15:23, mis à jour le 20/12/2012 à 15:26

Par Stéphane Rolland

Photo:Bloomberg

La Bourse de Toronto a fait piètre figure par rapport aux marchés américains en 2012. Les actions canadiennes devraient toutefois revenir dans la bonne grâce des investisseurs l’année prochaine, selon l’équipe des économistes de Desjardins.


Le S&P/TSX, qui inclut les grandes sociétés canadiennes, devrait progresser de 7 % en 2013 et d’environ 10 % en 2014, prédit Études économiques Desjardins. En comparaison le S&P 500, qui compte les 500 plus grandes capitalisations boursières des États-Unis, devrait progresser de 5 % en 2013 et de 7 % en 2014.


Ce serait un revirement de tendance pour les marchés canadiens, qui ont enregistré une performance nettement moins éclatante que celle observée à Wall Street cette année. Depuis le début de l’année, le S&P/TSX a avancé de 3,4 %, loin derrière le S&P 500 à 14,7 %.


En 2013, la Bourse canadienne devrait profiter de ce qui l’a affaibli en 2012 : sa concentration dans les ressources naturelles. À Toronto, le secteur des matériaux et de l’énergie occupe 42 % de la valeur de l’indice. À New York, c’est seulement 13 %.


«La Bourse canadienne pourrait faire un peu mieux, particulièrement à partir de la mi-2013 alors que l’amélioration des perspectives économiques mondiales devrait redonner une tendance haussière aux prix des matières premières », peut-on lire dans le rapport d’une quarantaine de pages.


L’horizon demeure tout de même incertain pour le début de l’année. On craint toujours le spectre du « précipice fiscal ». Rappelons que des réductions de dépenses et des hausses d’impôt équivalentes à 600 G$ US seront automatiquement adoptées si les élus démocrates et républicains ne trouvent pas avant le Jour de l’an une solution de rechange soutenue par les deux partis. « Même si les pires scénarios sont évités, les investisseurs devront évaluer l’impact économique des mesures budgétaires américaines », prévient-on.


À cela s’ajoutent les difficultés de la zone euro, qui pourraient toujours plomber le moral des investisseurs. La démission du premier ministre italien Mario Monti amène son lot d’incertitude tandis que les finances publiques de la troisième économie de la zone euro sont dans un état précaire. « Le premier trimestre de l’année pourrait être caractérisé par une remontée des tensions financières liées au contexte politique incertain en Italie », anticipe Études économiques Desjardins.

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