Une performance «mitigée» pour Uni Sélect, l'action titube

Publié le 20/02/2018 à 15:59

Une performance «mitigée» pour Uni Sélect, l'action titube

Publié le 20/02/2018 à 15:59

Uni-Sélect a vu son action toucher un creux de plus de deux ans et demi après avoir affiché une performance qui a été qualifiée de «mitigée» par le président et chef de la direction de l'entreprise, Henry Buckley.


À la Bourse de Toronto, le titre du distributeur québécois de pièces automobiles a dégringolé en début de séance, mardi, pour se négocier temporairement à 21,49 $. En après-midi, le titre cotait à 22,80 $, en baisse de 12,34 pour cent, ou 3,21 $.


Même si les revenus trimestriels d'Uni-Sélect, stimulés par les acquisitions, ont bondi de 42,6 pour cent pour s'établir à 415 millions $, l'entreprise de Boucherville a vu son bénéfice net chuter de 31,5 pour cent, à 8,7 millions $ ou 21 cents par action.


Au cours d'une conférence téléphonique, M. Buckley a expliqué que Finishmaster, le bras de distribution de peinture et produits connexes de l'entreprise aux États-Unis, continuait notamment à faire face à des défis.


«Disons-le, l'an dernier, au sein de FinishMaster, nous avons été affectés par le changement de gamme de produits, a-t-il dit aux analystes. Cela a été un important changement pour nous.»


De plus, Parts Alliance, acquise l'an dernier pour environ 355,5 millions $ dans le cadre d'une percée effectuée au Royaume-Uni par la société établie à Boucherville, a connu un ralentissement saisonnier au trimestre terminé le 31 décembre.


Les profits nets du quatrième trimestre tiennent notamment compte d'une charge de 1,77 million $ concernant des frais liés à l'acquisition de Parts Alliance, a expliqué Uni-Sélect.


Abstraction faite des éléments non récurrents, l'entreprise a engrangé un profit ajusté de 11,6 millions $, ou 27 cents par action, en recul par rapport à 13 millions $, ou 31 cents par action, il y a un an.


Cette performance a en partie répondu aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un bénéfice ajusté par action de 29 cents sur un chiffre d'affaires trimestriel de 413,5 millions $.


Aux États-Unis, les acquisitions ont permis à FinishMaster d'afficher une croissance de 10 pour cent de ses recettes trimestrielles, qui ont été de 199 millions $. Son bénéfice d'exploitation ajusté a toutefois décliné de 9,7 pour cent, à 19,6 millions $.


Du côté canadien, le chiffre d'affaires a été de 123 millions $, en hausse de 11,6 pour cent, grâce à l'ajout d'entreprises ainsi que la croissance organique des ventes de 1,5 pour cent. Finalement, en ce qui a trait à Parts Alliance, les recettes ont été de 93 millions $, alors que le bénéfice d'exploitation ajusté s'est établi à 3,7 millions $.


L'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, a souligné que la cible de la marge du bénéfice d'exploitation de l'entreprise, qui devrait osciller entre 7,2 pour cent et 8,2 pour cent, était inférieure à sa prévision de 8,5 pour cent pour 2018.


Interrogé par les analystes, M. Buckley a affirmé qu'il ne prévoyait pas réaliser d'autres acquisitions d'envergure dans un avenir rapproché, à moins qu'une occasion alléchante se présente.


«Pour l'instant, nous nous concentrons sur les principales activités de l'entreprise, a dit le grand patron d'Uni-Sélect. Nous ne voulons pas d'autres distractions.»


Pour l'exercice, Uni-Sélect a engrangé des profits de 44,6 millions $, ou 1,06 $ par action, comparativement à 58,3 millions $, ou 1,37 $ par action, en 2017. Son bénéfice ajusté a fléchi de 6,15 pour cent, à 55 millions $, ou 1,30 $ par action.


De leur côté, les revenus sont passés de 1,2 milliard $ à 1,5 milliard $.


 


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