Bourse: trop pessimistes envers le Canada, les investisseurs?

Publié le 05/03/2015 à 10:13

Bourse: trop pessimistes envers le Canada, les investisseurs?

Publié le 05/03/2015 à 10:13

Par Jean Gagnon

Photo: Bloomberg.

La chute importante du prix du pétrole n’a certainement rien de rassurant pour l’économie canadienne. Mais ne sommes-nous pas en train de tomber dans un trop grand pessimisme? C’est ce que semble croire les économistes du Groupe Économie et stratégie de la Financière Banque Nationale.


Le bénéfice prévisionnel de l’indice S&P/TSX a été amputé de plus de 16% au cours des trois derniers mois, selon les données de Datastream. Cela constitue la plus forte révision constatée à ce jour en dehors d’une période de récession, estime les économistes de la banque montréalaise.


En ce moment, le consensus des analystes prévoit une baisse de 6,8% des bénéfices des sociétés du S&P/TSX en 2015. Évidemment, le secteur de l’énergie est le grand responsable, tandis que les bénéfices de ce secteur devraient chuter de 65%. Le consensus des analystes prévoit également une baisse de 1,3% des bénéfices du secteur financier.


Ces révisions à la baisse sont-elles trop fortes? À la Financière Banque Nationale, on croit que cette vision des choses est trop pessimiste. Selon le consensus des analystes, les bénéfices du secteur de l’énergie chuteraient autant que pendant la crise mondiale de 2008-2009.


Si les experts de la Financière pensent différemment, c’est qu’ils croient que la rentabilité des sociétés en général sera quand même bonne cette année malgré une croissance économique canadienne sans éclat. «Quant au secteur de l’énergie, l’amélioration de l’économie mondiale soutiendra une hausse des prix du pétrole, d’autant plus si l’appréciation du dollar américain reflue», ajoutent-ils.


La performance financière des sociétés canadiennes est loin d’être totalement dépendante des prix de l’énergie, constatent également les chercheurs de la Financière.


À preuve, selon Statistique Canada, les bénéfices d’exploitation des sociétés non financières et n’appartenant pas au secteur de l’énergie ont augmenté à un niveau record au quatrième trimestre, et ce, bien que la chute du prix du pétrole s’accélérait. L’amélioration était généralisée, toujours selon Statistique Canada, car 12 des 16 groupes sectoriels non financiers et non énergétiques affichaient des gains.


Rendement: l'Europe et les États-Unis en tête


Cela dit, ce sont les Bourses américaines et européennes qui continueront d’offrir les meilleures perspectives de rendement, soutient Stéphane Rochon, directeur de la recherche chez BMO Nesbitt Burns. Et ce, principalement parce qu’il ne prévoit pas de reprise significative quant au prix du pétrole.


«La Bourse canadienne demeure dépendante des secteurs du pétrole et des matériaux, et nous n’anticipons pas de reprise à court terme dans ces secteurs», dit-il.


Par ailleurs, s’il est vrai que la baisse du huard supporte l’économie canadienne en favorisant les exportations, l'effet sur le S&P/TSX n’est pas très grand, soutient M. Rochon. «Il n’y a pas suffisamment de sociétés manufacturières et de consommation dans la composition de l’indice canadien pour qu’il soit affecté significativement par une hausse des exportations», dit-il.


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