SNC-Lavalin: le bénéfice déçoit, mais les perspectives captivent

Publié le 02/11/2017 à 11:36

SNC-Lavalin: le bénéfice déçoit, mais les perspectives captivent

Publié le 02/11/2017 à 11:36

Par Dominique Beauchamp

Le géant canadien de l’ingénierie-construction réussit à soutenir l’intérêt des investisseurs, malgré des résultats inférieurs aux prévisions à plusieurs égards.


Le titre de SNC-Lavalin(SNC, 58,80$) gagne 2,3% en matinée à l’ouverture le 2 novembre, malgré un bénéfice de 9% inférieur au consensus, au troisième trimestre.


Le bénéfice d’exploitation de 241 millions de dollars a aussi raté la cible de 254M$ de l’ensemble des analystes, tout comme les revenus qui ont atteint 2,6 milliards au lieu des 2,9G$ prévus.


Sans l’impact de l’achat majeur de la Britannique W.S. Atkins, les commandes en carnet ont décliné de 9,6 à 9,3G$, du deuxième au troisième trimestre.


La ratio qui compare les nouvelles commandes aux revenus déjà facturés, le fameux book-to-bill, est de 0,85 fois, ce qui inférieur à la marque d’une fois nécessaire à la croissance du chiffre d’affaires.


Malgré ce portrait mitigé, les trois analystes consultés avant l’appel-conférence de 15h00 lui donnent le bénéfice du doute, car la société de Montréal aura meilleure figure dans les prochains trimestres.


Benoit Poirier de Desjardins Marchés des capitaux, se dit rassuré par le fait que les marges s’améliorent pour toutes les spécialités, à l’exception de celles des mines et métaux.


Pour sa part, Yuri Lynk, de Canaccord Genuity, s’attend à ce que le prochain trimestre profite des premières synergies prévues de 30M$ de l’intégration d’Atkins. Pour atteindre son objectif annuel de 2 à 2,20$, le bénéfice du quatrième trimestre devra bondir de 55% à 0,77$ par action, dit-il.


Maxim Sytchev, de la Financière Banque Nationale, note de son côté la marge avant intérêt et impôts de tous les segments d’affaires au troisième trimestre, incluant un redressement marqué de 3,2 à 7,3% de la division pétrolière.


«La division minière continue de tirer de la patte, mais ça nous inquiète peu parce que la demande mondiale dans cette industrie est au point d’inflexion le plus favorable de son cycle», écrit-il, dans une note préliminaire.


Les trois analystes nourrissent aussi leur optimisme de la manne prévue de futurs contrats, notamment dans les infrastructures, qui pointe à l’horizon.


SNC-Lavalin a déjà déposé des soumissions pour 20 milliards de projets majeurs d’infrastructures et est finaliste pour cinq d’entre eux, d’une valeur de 15G$.


Lors de l’appel-conférence, les analystes comptent questionner le PDG Neil Bruce concernant les coûts associés à l’accélération de l’érection du Pont Champlain - approuvé par les gouvernements québécois et fédéral - l’avancement du projet de train électrique piloté par la Caisse de dépôt et placement du Québec ainsi que concernant l’accord de poursuite différée conclu avec Ottawa qui lui permet de participer aux contrats fédéraux.


Maintenant, lisez pourquoi les grands de l'ingénierie sont optimistes.


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