Republic Airways: le principal client de Bombardier placé sous la loi sur la faillite

Publié le 25/02/2016 à 18:31, mis à jour le 25/02/2016 à 19:46

Republic Airways: le principal client de Bombardier placé sous la loi sur la faillite

Publié le 25/02/2016 à 18:31, mis à jour le 25/02/2016 à 19:46

Par Martin Jolicoeur

Le choses vont de mal en pis pour Bombardier. Photo: Bloomberg

Décidément, les choses vont de mal en pis pour Bombardier(Tor., BBD.B). Republic Airways, le plus important client du CSeries, vient de se placer sous la protection de la loi américaine sur la faillite.


La société aérienne a fait savoir cet après-midi à New-York qu’elle avait eu recours aux dispositions du Chapitre 11, qui permet aux entreprises de se protéger de poursuites de leurs créanciers pendant qu'elles tentent de restructurer leurs activités. Une pénurie de pilotes aux États-Unis aurait, selon le transporteur, fragilisé à ce point sa santé financière.


Selon Bloomberg, les documents déposés aujourd'hui à la Cour de la faillite fait état de dettes d'une valeur de 2,97 milliards $US et d'actifs évalués à 3,56G$US. 


Republic Airways est un client de longue date de Bombardier. Il a été le premier à passer une commande ferme d’avions de gamme CSeries en 2010, alors que ce dernier n’existait encore que sur papier.


On parle alors d'une commande ferme de 40 avions CS300, assortie d'options pour 40 avions supplémentaires. Cette commande a fait de Republic le plus important client de cet appareil à ce jour et est encore la seule entreprise nord-américaine à avoir passé une commande ferme pour cet appareil.


Air Canada(Tor., AC) a signé une lettre d’intention pour l’achat de CSeries il y a une semaine, mais cette entente doit encore rencontrer plusieurs conditions avant que les commandes ne puissent encore être considérées comme fermes.


Par la voix de sa porte-parole, Bombardier dit suivre la situation de près et avoir aucune raison de croire que l'entreprise ne parviendra pas à sortir plus forte du processus de redressement actuel. La flotte de l'entreprise d'Indianapolis est surtout composée d'appareils de 80 sièges et moins, au service d'entreprises plus importantes comme American Airlines, Delta Air Lines et United Continental Holding.


Ce jeudi, 25 février, l'action de Bombardier a chuté pour une deuxième séance d'affilée à la Bourse de Toronto. La valeur de son titre a reculé de 0,10$, pour s'établir à 1,08$, une chute de 8,5%. Mercredi, le titre de l'avionneur québécois avait reculé de 0,12$ ou de 9,2% par rapport au cours de fermeture de la veille.

SUIVI RAPIDE DE TITRES

Sur le même sujet

10 choses à savoir mercredi

02/12/2015 | Yannick Clerouin, Julien Abadie, Gaele Fontaine

L'hologramme qu'on peut toucher, une société qui arrive à voir à travers les murs, Règlement «anti» fast food à Montréal

Des beaux espoirs en aéronautique, même si...

29/11/2015 | René Vézina

BLOGUE. Le marché mondial -et québécois- de l'aéronautique est prometteur mais il doit réduire ses émissions polluantes.

À la une

Et si on se fabriquait des médicaments avec une imprimante 3D?

25/06/2016 | Diane Bérard

BLOGUE. Tianjin, Chine. Les Affaires assiste à la 10e édition du Forum économique des nouveaux champions, le Davos d'été

Risquez-vous un échec et mat?

25/06/2016 | François Normand

ANALYSE. Les investisseurs évoluent dans un monde instable. Voici des outils pour réduire vos risques politiques.

Vidéo: après Kahala, où s'en va MTY?

25/06/2016 | Denis Lalonde

Après l'acquisition de Kahala Brands, quelle sera la stratégie de croissance de MTY? François Rochon analyse.