Des titres pour les retraités

Offert par Les Affaires


Édition du 27 Août 2016

Des titres pour les retraités

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Édition du 27 Août 2016

Des titres au dividende attrayant, relativement à l'abri d'une future hausse des taux d'intérêt et dont l'horizon de placement varie de 10 à 15 ans. C'est en fonction de ces critères que nous avons invité quatre gestionnaires de portefeuille à proposer des placements qui conviendraient bien à des investisseurs à la retraite. Ils pouvaient proposer des actions individuelles, des fonds négociés en Bourse ou des fonds communs de placement, mais leurs choix d'investissement devaient se négocier principalement sur les Bourses canadienne ou américaine. Voici leur sélection.


La sélection de titres de Keith Farrant, gestionnaire de portefeuille et analyste sénior chez Claret


WSP GLOBAL


Le gestionnaire de portefeuille de Claret aime le titre de la firme d'ingénierie montréalaise WSP Global, anciennement connue sous le nom de Genivar. Le cours de son action a récemment été bousculé dans la foulée du Brexit et de l'instabilité politique qui sévit au Royaume-Uni, où elle brasse des affaires (environ 5 % des revenus). «Ça peut être une bonne occasion d'acquérir le titre d'un joueur pur en matière de services d'ingénierie, c'est-à-dire une entreprise qui ne touche pas au volet construction», souligne Keith Farrant. Il juge l'action moins volatile que celle d'autres firmes d'ingénierie. «C'est une entreprise qui va croître à la fois en interne et à l'externe, grâce à des acquisitions. En 2015, elle avait comme objectif de doubler sa taille d'ici 2018, ce qu'elle est en bonne voie d'atteindre.» Le dividende annuel de WSP Global est de 1,52 $. Keith Farrant juge que celui-ci est bien protégé avec un ratio de distribution d'environ 50 % et qu'il est appelé à croître davantage et de façon soutenue. «Le dividende est très attrayant par rapport à d'autres acteurs du même secteur et compte tenu des taux d'intérêt actuels.»


AG GROWTH INTERNATIONAL


Keith Farrant est toujours aussi enthousiasmé par le titre d'AG Growth International, une société manitobaine qui produit de l'équipement agricole, dont de la machinerie portable et stationnaire pour le convoyage et l'entreposage de grains. L'entreprise, située à Winnipeg, a pourtant connu son lot d'ennuis au cours des dernières années. «La météo, plus particulièrement les fortes périodes de sécheresse survenues aux États-Unis et au Canada, a nui à la demande de ses équipements», reconnaît le gestionnaire de portefeuille. Qu'à cela ne tienne, il croit que le retour à la normale de ses activités et la percée brésilienne qu'amorce l'entreprise devraient stimuler à la hausse le cours de l'action. «La plupart de ses produits ont une durée de vie assez courte et doivent être remplacés de façon continue. Les fermiers peuvent reporter l'achat de cet équipement pendant un ou deux ans, mais ils ne peuvent pas s'en passer», fait-il remarquer. Selon lui, un nouveau cycle économique devrait accroître la demande et les ventes dans les prochaines années. «Malgré les vents contraires, elle a maintenu son dividende à 2,40 $ annuellement et devrait pouvoir le bonifier.»


APPLE


Autre suggestion, le titre du géant américain Apple. Il reconnaît que la croissance des ventes de l'iPhone n'est plus ce qu'elle était il y a cinq ans, mais il relativise cette baisse en évoquant une entreprise qui évolue dorénavant dans un marché plus mature. «Les chiffres des dernières années étaient tout simplement phénoménaux, avec des périodes de croissance de revenus annuels dépassant les 30 %.» Une reprise de ces années fastes serait étonnante, selon M. Farrant. Il estime toutefois que le géant de Cupertino n'a pas besoin d'une telle performance pour justifier le cours d'une action qui se négocie actuellement à environ huit fois les bénéfices (en tenant compte de l'encaisse). «Apple est assise sur beaucoup d'argent. La croissance a ralenti, mais l'entreprise réussit à faire encore très bien en générant d'importants flux de trésorerie.» Il pense que le contexte est d'ailleurs propice pour gâter les actionnaires, soit en augmentant le dividende chaque année ou en poursuivant les rachats d'actions. «Je comprends pourquoi un investisseur craindrait d'investir dans une telle entreprise si les multiples étaient trop élevés. Mais ce n'est pas le cas. Et à long terme, je continue de croire qu'Apple pourra croître annuellement, au minimum au rythme du PIB, c'est-à-dire de 3 %.»


CISCO


L'équipementier en télécommunications Cisco est une autre entreprise d'envergure évoluant dans un marché mature. Le gestionnaire souligne qu'elle possède de solides états financiers et qu'elle se négocie à des multiples intéressants. «Plus les gens utilisent la bande passante - plus ils ont besoin des systèmes de communication et de messagerie vocale et vidéo -, plus une société comme Cisco fait des ventes», explique-t-il pour résumer le marché dans lequel évolue Cisco. Avec le phénomène de «l'Internet des objets» ou du Web 3.0 (interconnexion des objets physiques de tous les jours avec le monde virtuel), M. Farrant croit que cela accroîtra la demande des produits de Cisco - et de ceux de ses concurrents. «Ils sont capables d'augmenter leurs bénéfices nets de 8 à 10 % par année. Un peu comme Apple, ils accumulent beaucoup de flux de trésorerie et peuvent en retourner aux actionnaires.» Il signale que Cisco a racheté l'équivalent de plus de 20 milliards de dollars américains d'actions et augmenté son dividende de 19 % au cours des trois dernières années.


WSP GLOBAL (TOR., WSP, 43,53 $)


> 3,75 % Rendement du dividende


AG GROWTH INTERNATIONAL (TOR., AFN, 41,75 $)


> 5,67 % Rendement du dividende


APPLE (NASDAQ, AAPL, 109,48 $ US $)


> 2,29 % Rendement du dividende


CISCO (NASDAQ, CSCO, 31,19 $ US)


> 3,40 % Rendement du dividende



La sélection de titres de Christian Crête, gestionnaire de portefeuille, marchés européens, chez Hexavest


FONDS NÉGOCIÉ EN BOURSE HORIZONS ACTIF PRÊTS DE RANG SUPÉRIEUR À TAUX VARIABLE


Dans un contexte mondial où la croissance reste fragile, et le taux d'endettement, élevé, Christian Crête pense qu'il sera difficile pour les banques centrales d'augmenter les taux d'intérêt de façon importante à court terme. Mais, à plus long terme (10-15 ans), il s'attend à une normalisation de ces taux. Dans cette perspective, il favorise un investissement qui offrira une certaine protection contre une hausse potentielle des taux d'intérêt, en l'occurrence un fonds négocié en Bourse (FNB) de prêts de rang supérieur garantis à taux variable. «Ce type de fonds offre aux investisseurs un niveau de rendement qui est élevé. Historiquement, ce sont des fonds qui ont distribué aux investisseurs un revenu d'environ 4 % par année, payé mensuellement, avec un potentiel d'appréciation du capital.» Ces fonds comprennent des prêts à taux fixe de très courte durée, avec des renouvellements environ tous les trois mois. «Si les taux augmentaient, l'impact serait moindre, contrairement à d'autres titres obligataires. Ce qu'on aime du marché de ces prêts, c'est qu'ils offrent une exposition au marché américain.» Le gestionnaire d'Hexavest suggère comme fonds de prêts bancaires celui d'Horizons. La gestion active du FNB HSL, négociée sur le S&P/TSX, est effectuée par l'équipe d'une société de gestion de placements québécoise spécialisée en revenu fixe, AlphaFixe Capital. Les frais de gestion de ce produit financier sont de 0,83 %.


ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE LA BANQUE TD


Un autre actif attrayant pour M. Crête, dans le contexte actuel, est celui des actions privilégiées canadiennes. «Cette catégorie d'actifs a été sous pression au cours de la dernière année, voire des 18 derniers mois, en raison de la baisse des taux d'intérêt.» Dans un environnement où son équipe estime que les taux d'intérêt pourraient augmenter, il favorise les actions privilégiées avec un coupon variable. «Si le taux monte, le coupon de ces actions pourrait être revu à la hausse. Le risque, c'est que l'entreprise rachète ses actions. Le cas échéant, l'attente aura néanmoins été payante pour le détenteur avec des rendements moyens d'environ 5 %.» Dans cette perspective, il favorise les actions privilégiées d'une banque canadienne comme la Banque TD. «Elle a une plus forte présence aux États-Unis, et elle est relativement moins exposée à l'industrie du pétrole.» Le gestionnaire de portefeuille mentionne les actions privilégiées de la TD émises en janvier dernier. Leur coupon trimestriel est de 5,5 % (annualisé) jusqu'à l'échéance en 2021. Il spécifie que le coût de l'action privilégiée est actuellement plus élevé que le prix auquel l'action pourrait être éventuellement rachetée par la banque (25 $). Le rendement potentiel à l'échéance est donc de 4,95 %, soit un peu moins élevé que celui du coupon.


ROCHE HOLDINGS ADR


Du côté des actions ordinaires, le gestionnaire d'Hexavest aime particulièrement le secteur de la pharmaceutique, qui profitera du vieillissement de la population et de la croissance économique dans les pays émergents. «On pense qu'une grande société comme Roche Holdings - située en Suisse, qui est un leader mondial dans la recherche et développement de thérapies contre le cancer et de traitements contre l'Alzheimer -, devrait fort bien performer dans le contexte.» Il mentionne qu'une étude récente produite par l'Alzheimer's Association révélait que cette maladie pourrait coûter 20 billions de dollars aux États-Unis au cours des 40 prochaines années. «Roche verse actuellement un dividende d'un peu plus de 3 % et a été en mesure d'augmenter celui-ci plusieurs années de suite, même durant la crise de 2008-2009», souligne-t-il. Il signale que ce dividende est fort bien protégé grâce à des marges bénéficiaires qui sont presque de 40 %. De plus, le faible niveau d'endettement jouera en sa faveur en cas de hausse des taux. «Roche devrait avoir une meilleure profitabilité de ses opérations. On pense donc que son titre pourrait être une bonne option pour un investisseur à la recherche de bons rendements.»


EMERA


Peu connue au Québec, Emera est une société néo-écossaise de services aux collectivités. Celle-ci a récemment fait l'acquisition de Teco Energy et a dorénavant une solide présence en Floride et au Nouveau-Mexique. «Cela fera en sorte que plus de 80 % des bénéfices proviendront de leurs activités réglementées. À long terme, cela procure une certaine stabilité des bénéfices, même en cas de hausse des taux d'intérêt.» Emera prévoit procéder à une émission d'actions d'ici la fin de l'année. «L'investisseur pourrait donc attendre un peu pour avoir un meilleur point d'entrée. Cela dit, le titre a sous-performé l'ensemble de l'industrie, et nous croyons que la future émission d'actions se reflète en partie déjà dans le cours actuel.» Emera verse à ses actionnaires un dividende trimestriel de 0,52 $, soit 2,08 $ annuellement.


FNB HORIZONS ACTIF PRÊTS DE RANG SUPÉRIEUR À TAUX VARIABLE


> 3,51 % Rendement


ACTIONS PRIVILÉGIÉES DE LA BANQUE TD (TOR., TD.PF.G, 27,00 $) (TOR., HSL, 9,89$)


> 4,95 % Rendement à l'échéance


ROCHE HOLDINGS ADR (OTCQX, RHHBY, 31,69 $ US)


> 3,23 % Rendement du dividende


EMERA (TOR., EMA, 48,52 $)


> 4,24 % Rendement du dividende



La sélection de titres de Alexandre Legault, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Allard, Allard et Associés


Banque TD


Le vice-président et gestionnaire aime bien les titres de grandes banques canadiennes. Ceux-ci offrent en moyenne des rendements du dividende d'environ 4 %. «Lorsqu'on regarde le rendement des obligations canadiennes de 30 ans, qui est d'environ 1,55 %, celui des banques paraît fort attrayant», fait-il remarquer. L'une d'entre elles se démarque cependant à ses yeux : la Banque TD. M. Legault aime, entre autres, sa solidité et sa diversification. Elle a une forte présence aux États-Unis, d'où elle tire environ un tiers de ses revenus d'exploitation et où la croissance économique est plus forte. Selon lui, le titre se négocie à un prix acceptable, compte tenu de l'historique de sa valeur comptable (book value), et en deçà de l'historique de son ratio cours/bénéfice. Du point de vue bancaire, il ne voit pas une éventuelle augmentation des taux d'intérêt comme une mauvaise chose. «La TD est une banque très présente en matière de gestion d'actifs.» Il croit que le détenteur de l'action pourra profiter d'une possible hausse des revenus et du dividende. «Son historique de bonification du dividende est inscrit dans le temps.» La Banque TD a d'ailleurs récemment augmenté son dividende de 8 %, une hausse de 0,04 $ par trimestre. Le dividende annuel est de 2,20 $.


MAGNA INTERNATIONAL


M. Legault considère que le titre de Magna International, un des leaders dans la fabrication de pièces automobiles, est sous-évalué. «Il se négocie actuellement en deçà de 8 fois les bénéfices de l'an passé et de 1,5 fois sa valeur comptable.» Le vice-président d'Allard, Allard et Associés aime son bilan impeccable et les importants flux de trésorerie générés. «La classe moyenne est en expansion à l'échelle planétaire, plus de voitures se construisent. C'est un secteur qui connaît toujours un essor. Demain, il y aura encore des automobiles, qu'elles soient propulsées à l'aide d'énergies fossiles ou d'autre chose ; donc, on devra fabriquer des pièces.» La société ontarienne verse un dividende annuel de 1 $, soit 0,25 $ par trimestre. Magna a augmenté celui-ci en février dernier pour une sixième année consécutive. Il est passé de 0,88 $ à 1 $, une augmentation de 14 %.


DREAM OFFICE REIT


Un titre de fiducie immobilière, dont plus de 45 % des opérations ont lieu dans des immeubles de bureaux de l'agglomération torontoise - et 18 % à Calgary. «Ce choix peut sembler anticonformiste devant l'imminence d'une hausse des taux d'intérêt. En théorie, c'est vrai. Mais une partie de l'inflation peut être transférée au renouvellement des baux», explique le gestionnaire de portefeuille. Il reconnaît que l'action a été particulièrement malmenée cette dernière année. «Elle se négocie à environ 19 $, alors que le sommet de la dernière année était à 25 $. Au milieu de 2014, on était à presque 30 $», dit-il. M. Legault précise que le titre s'échange actuellement à 60 % de la valeur des bâtiments. «Le taux d'occupation est élevé. Les dirigeants ont été très proactifs en ce qui a trait au renouvellement des baux venant à échéance. C'est l'un des titres de fiducie immobilière qui se négocie le plus au rabais.» Malgré une réduction du dividende en février dernier, le titre de Dream Office offre toujours un important rendement.


SUNCOR


Une suggestion jugée «en dehors des sentiers battus», étant donné le contexte actuel. Il estime que le cours de l'action de la pétrolière canadienne est abordable par rapport à l'historique de sa valeur comptable (environ 1,3 fois). M. Legault estime que Suncor est une société qui a les reins solides, comme en fait foi sa résilience lorsque les prix du baril de pétrole chutaient. «Elle a même augmenté son dividende en 2015», souligne-t-il. «Le fait qu'elle soit intégrée dans la chaîne de production et de distribution la protège davantage par rapport aux fluctuations du prix du pétrole.» Selon lui, un sain bilan financier a permis à Suncor de faire des acquisitions à des prix intéressants pendant que d'autres concurrents éprouvaient des difficultés. Il mentionne les achats de Canadian Oil Sand et de Murphy's Oil qui avaient chacune des participations dans Syncrude, ce qui fait aujourd'hui de Suncor l'actionnaire majoritaire de Syncrude. «C'est une des sociétés qui sortiront gagnantes de cette période de turbulences liées au prix du pétrole.» M. Legault est d'avis qu'un retraité, dont l'espérance de vie est de plus de 20 ans, a amplement le temps de voir la situation de l'or noir s'améliorer. Il rappelle que le dividende attrayant de Suncor facilite la patience.


BANQUE TD (TOR., TD, 57,16 $)


> 3,89 % Rendement du dividende


MAGNA INTERNATIONAL (TOR., MG, 52,94 $)


> 2,56 % Rendement du dividende


DREAM OFFICE REIT (TOR., D.UN, 16,48 $)


> 7,69 % Rendement du dividende


Suncor (Tor., SU, 36,68 $)


> 3,22 % Rendement du dividende



La sélection de titres de An-Lap Vo-Dignard, vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Financière Banque Nationale


LE FONDS COMMUN DE PLACEMENT BNI MÉRITAGE ÉQUILIBRÉ


Le vice-président et gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque Nationale rappelle la philosophie de son équipe, soit de réduire la volatilité et de maximiser le rendement pour chacun des niveaux de risque. Il recommande ainsi une bonne diversification. Il suggère une combinaison de trois fonds communs de placement et d'un fonds négocié en Bourse (FNB). L'un des choix de M. Vo-Dignard est un fonds activement géré, le BNI Méritage équilibré (Série F). «Ce fonds équilibré offre une grande diversification et il est aussi très flexible quant au pourcentage de décaissement [5 % par année automatique ou retraits ponctuels].» Ce fonds de la gamme de portefeuilles Méritage de la Banque Nationale consiste à produire à la fois du revenu et une plus-value du capital à long terme. Une grande pondération de l'actif sous gestion se trouve dans des titres à revenu fixe canadiens et mondiaux (entre 40 et 60 %) et dans des titres de participation. Le ratio de frais de gestion du fonds pour la série F (la moins coûteuse) est de 1,28 %. Pour ce fonds, comme pour les autres qu'il propose, M. Vo-Dignard suggère des positions sans protection contre le risque de devise afin d'offrir une meilleure diversification.


LE FONDS COMMUN DE PLACEMENT FIDELITY GRANDES CAPITALISATIONS CANADIENNES


M. Vo-Dignard suggère à l'investisseur à la retraite le fonds Fidelity de grandes capitalisations canadiennes. Il s'est dit impressionné par les rendements obtenus par le gestionnaire de ce fonds, Daniel Dupont. «Il a su bien gérer le fonds depuis son arrivée, particulièrement dans les périodes plus creuses au cours desquelles il s'est démarqué.» «C'est un fonds de titres canadiens, mais le gestionnaire de portefeuille peut se permettre, au besoin, d'investir jusqu'à 49 % de ses actifs dans des titres étrangers», précise-t-il. Lorsqu'on examine la plus récente répartition du fonds, on observe que 50 % du fonds est investi au Canada et que plus de 28 % le sont dans des actions étrangères. Au 31 mai 2016, le secteur financier représentait presque 15 % de l'actif sous gestion aux côtés des biens de consommation de base (12 %), des technologies de l'information (9 %) et du secteur de l'énergie (8 %). Au nombre des principaux investissements de ce fonds Fidelity, on retrouve des titres comme ceux de la Banque TD, CGI, SNC-Lavalin et Empire. Le ratio de frais de gestion de la série F est de 1,13 %.


LE FONDS COMMUN DE PLACEMENT BNI FONDS D'ACTIONS MONDIALES


Ce fonds est axé vers l'international. «Le marché canadien est très concentré ; il y a des secteurs qui sont sous-représentés, et c'est important d'aller chercher une meilleure diversification géographique. Ce fonds offrira cette exposition à l'extérieur du Canada», dit M. Vo-Dignard. Les trois principales régions géographiques ciblées par le fonds sont les États-Unis (55 %), la Suisse (14 %) et le Royaume-Uni (11 %). Au nombre des principaux titres détenus, il y a le géant pharmaceutique américain, Johnson & Johnson, et les financières Wells Fargo et US Bancorp. Le ratio de frais de gestion est de 1,31 %. Une version de ce fonds avec décaissement automatique de 5 % est disponible moyennant des frais de gestion plus élevés de 1,43 %.


LE FNB BMO D'ACTIONS CANADIENNES À FAIBLE VOLATILITÉ


Pour une meilleure exposition au marché canadien, M. Vo-Dignard suggère un FNB, le ZLB (FNB d'actions canadiennes à faible volatilité), un produit d'une autre grande banque canadienne, la BMO. «C'est un fonds diversifié d'actions canadiennes à faible bêta, qui comprend notamment 40 sociétés parmi les 100 titres canadiens de type large cap [grandes entreprises]», indique-t-il. Plusieurs des entreprises présentes dans le fonds évoluent dans des marchés plus matures et versent des dividendes. On y retrouve notamment des sociétés comme Dollarama, BCE, Metro et Emera. «C'est un FNB qui convient bien au profil d'un retraité qui devra éventuellement décaisser et donc rechercher moins de volatilité.» Près de 34 % de l'actif sous gestion du fonds se trouve dans le secteur financier. Les frais de gestion du FNB sont de 0,39 %, et les distributions ont lieu trimestriellement.


LE FONDS COMMUN DE PLACEMENT BNI MÉRITAGE ÉQUILIBRÉ (TOR., NBC8713 SÉRIE F-5, 9,57 $)


> 3,50 % Rendement annuel composé depuis sa création (2014)


LE FONDS COMMUN DE PLACEMENT FIDELITY GRANDES CAPITALISATIONS CANADIENNES (TOR., FID1662 SÉRIE F, 21,53 $)


> 9,54 % Rendement annuel composé depuis sa création (1988)


LE FONDS COMMUN DE PLACEMENT BNI FONDS D'ACTIONS MONDIALES (TOR., NBC767 SÉRIE F-5, 14,29 $)


> 12,19 % Rendement annuel composé depuis sa création (il y a plus de deux ans)


LE FNB BMO D'ACTIONS CANADIENNES À FAIBLE VOLATILITÉ (TOR., ZLB, 28,75 $)


> 2,43 % Rendement annualisé des distributions (au 15 juillet 2016)


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Expérience client

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Communication interne

Mardi 27 novembre


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Gestion de la formation

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Santé psychologique

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Contrats publics

Mardi 22 janvier


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Sommet Énergie

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ROI marketing

Mardi 29 janvier


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Science des données

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Pénurie de talents

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