Cinq missions à accomplir


Édition du 19 Mars 2016

Cinq missions à accomplir


Édition du 19 Mars 2016

Par Dominique Beauchamp

Les changements à la tête des entreprises marquent parfois des tournants. Les conseils d'administration confient aux nouveaux patrons une nouvelle mission à relever. Les nouveaux pdg veulent faire leur marque en procurant du rendement aux actionnaires. Cinq cas sous la loupe.


UNI-SÉLECT CONSOLIDE LE MARCHÉ EN ATTENDANT UN ÉVENTUEL PRÉTENDANT


Uni-Sélect, UNS, 56,71 $


Recommandations des analystes :
4 Surperformance
1 Conserver


Cible moyenne : 66,25 $


Source : Bloomberg


NOUVEAU PDG : HENRY BUCKLEY, 55 ANS


Entrée en poste : 1er août 2015


Promu pour donner un nouvel élan au grossiste de pièces de rechange automobiles, Henry Buckley, qui était auparavant chef de l'exploitation, goûte déjà à la réalité boursière.


Un quatrième trimestre qui n'a pas été à la hauteur des attentes élevées des investisseurs a fait flancher l'action d'Uni-Sélect de 24 % depuis le 29 décembre.


Il faut dire que le titre de l'entreprise de Boucherville s'était soudainement emballé de 124 % l'an dernier, jusqu'à 74,91 $. Les investisseurs avaient applaudi la décision de la société de se délester de sa filiale américaine de pièces pour se recentrer sur son grossiste canadien de pièces et son distributeur américain de peinture pour carrossiers.


Bâtie au fil d'une soixantaine d'acquisitions en 20 ans, Uni-Select USA ne faisait plus le poids contre des géants voraces tels qu'Advance Auto Parts (AAP, 138,41$ US) et O'Reilly Automotive (ORLY, 249,53 $US).


Un bilan sans dette, une capacité d'emprunt de 321 millions de dollars américains et un nouveau pdg plus dynamique ont suscité une surdose d'enthousiasme à propos du potentiel d'un acquéreur recentré sur ses forces, explique Jeff Mo, de Mawer Investment Management.


«Il n'y a pas de doute que M. Buckley soit plus énergique que le président précédent. Et il y a encore beaucoup de place pour consolider le marché fragmenté des pièces de rechange au Canada, même si Uni-Sélect est déjà numéro un. Même chose pour son fournisseur américain de peinture Finish Master», explique Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale.


Le nouveau tempo de l'entreprise en témoigne. M. Buckley, un vétéran de 30 ans de la distribution industrielle, dont sept ans chez W.W. Grainger (GWW, 225,08 $ US), a déjà piloté 21 acquisitions depuis le début de 2015.


Autre signe des nouvelles ambitions de M. Buckley, Uni-Sélect instaure une première stratégie de marque nationale en unifiant tous ses magasins corporatifs sous l'enseigne Bumper to Bumper - Vos experts en pièces d'auto.


La marque sera aussi offerte aux 1 150 grossistes indépendants du groupe qui voudront l'adopter afin d'accéder à une gamme de produits uniforme ainsi qu'à des programmes enrichis de mise en marché, de marketing et de publicité.


Les analystes font pour l'instant peu de cas d'un trimestre décevant, bien que l'entreprise doive atteindre ses objectifs pour mériter son évaluation.


«Les moins bonnes ventes et marges que prévu du quatrième trimestre ne s'avéreront qu'un petit nid de poule dans le parcours de la société. Une plus grande pénétration des marques privées, le recrutement de marchands, ainsi que la conversion de magasins affiliés en commerces corporatifs, devraient nourrir une croissance interne de 3 % des revenus par année», indique Benoit Poirier, de Desjardins Marché des capitaux.


À cette croissance modeste, on peut ajouter les 80 à 100 M$ US de revenus additionnels en provenance des acquisitions. On arrive ainsi à une croissance enviable de plus de 10 % des revenus annuels, dit-il.


Et si, avec le temps, l'entreprise réussit comme elle le prévoit à faire passer sa marge d'exploitation à plus de 8 %, en densifiant son réseau et en améliorant son pouvoir d'achat, les rendements, sans être spectaculaires, deviendraient intéressants.


M. Aghazarian table sur un bénéfice de 2,89 $ US par action en 2017, 12 % de plus qu'en 2016 pour justifier un cours cible de 73 $.


Benoit Poirier est plus prudent avec une prévision à 2,57 $ US, soit 7,6 % de plus qu'en 2016, car son modèle exclut les acquisitions potentielles. Il établit donc son cours cible à 67 $.


Le nouveau mandat de M. Buckley vient à peine de commencer, mais bien des observateurs estiment que ce n'est qu'une question de temps avant que la consolidation de l'industrie des pièces automobiles n'emporte aussi Uni-Sélect.


Qui sait ? En devenant plus performante, peut-être sera-t-elle aussi plus appétissante pour un éventuel acquéreur comme l'a été Rona pour Lowe's.


TELUS A D'ÉNORMES ATTENTES À SATISFAIRE


Telus, T, 39,61 $


Recommandations des analystes :
12 Conserver
7 Surperformance
2 Achat
1 Sous-performance


Cible moyenne : 42,20 $


NOUVEAU PDG : DARREN ENTWISTLE, 52 ANS


Entrée en poste : 10 août 2015


Darren Entwistle a repris les rênes de Telus il y a sept mois dans des circonstances qui ont suscité beaucoup de discussions chez les experts en gouvernance et les analystes.


Il a remplacé au pied levé le président Joe Natale, l'un des architectes de l'expérience client de Telus, parce que celui-ci ne voulait pas déménager sa famille de Toronto au siège social de Vancouver, comme le prévoyaient les conditions de ce poste.


Perçu comme le dauphin de M. Entwistle, M. Natale a quitté Telus en décembre, après 15 mois à sa présidence.


Bien que les futurs plans de succession devront être mieux gérés par le conseil à l'avenir, disent les experts, Telus semble en très bonnes mains. Le diplômé des universités Concordia et McGill est l'un des gestionnaires les plus compétents et visionnaires de son industrie, affirme Greg MacDonald, de Macquarie Research.


«Il comprend mieux que quiconque que l'avenir appartient à ceux qui offriront le réseau à large bande le plus performant. Son défi sera maintenant de jongler avec des investissements majeurs dans les technologies avancées de réseaux à haut débit, tout en diminuant les coûts d'exploitation du réseau et les frais administratifs», dit l'analyste.


Telus a d'ailleurs annoncé 1 500 mises à pied en novembre dernier, afin d'économiser 125 millions de dollars.


Jeff Fan, de Banque Scotia, craint que le ralentissement économique dans l'ouest du pays ne mette à l'épreuve le faible taux de désabonnement et les revenus élevés par abonné qui ont hissé la société en tête de la performance de son industrie.


Aux yeux des investisseurs, ce qui importe est que la société continue à augmenter son dividende année après année. Or, justement, la capacité de Telus à soutenir la hausse annuelle de 10 % de son dividende est l'objet d'un petit débat entre les analystes, parce que le géant de Vancouver pourrait dépenser 20 % de ses revenus dans son réseau jusqu'en 2020.


En 2016, par exemple, le dividende et les rachats d'actions représenteront 200 % des flux de trésorerie excédentaires, estime Maher Yaghi, de Desjardins Marché des capitaux, une cadence qu'il juge insoutenable.


M. Fan met en doute cette stratégie «agressive» de retour de capital aux actionnaires à un moment où l'économie ralentit et où la concurrence s'intensifie. Il s'interroge de plus sur le rendement futur que Telus tirera des investissements dans son réseau.


Chez Macquarie, M. MacDonald a confiance que M. Entwistle saura négocier toutes ces pressions avec brio.


La société affirme que le déploiement de la fibre optique à la maison et l'achat de fréquences ne diminuent que temporairement les flux de trésorerie, et qu'elle peut donc soutenir ses dividendes tout en effectuant les investissements cruciaux pour la croissance future de l'entreprise.


M. MacDonald s'attend tout de même à ce que la hausse annuelle des dividendes passe de 10 % à une fourchette de 5 à 7 %, et à ce que ses rachats d'actions annuels diminuent de 500 à 300 M$, à partir de l'an prochain.


Les investisseurs suivront de près l'assemblée annuelle de mai alors que M. Entwistle dévoilera ses orientations pour les trois prochaines années.



GROUPE DE FONDS CI DOIT EN FAIRE PLUS POUR SOUTENIR LA CADENCE


Groupe de fonds CI , CIX, 29 $


Recommandations des analystes :
3 Conserver
2 Achat
6 Surperformance


Cible moyenne : 32,75 $


Source : Bloomberg


NOUVEAU PDG : PETER ANDERSON, 58 ANS


Entrée en poste : 30 juin 2016


Peter Anderson aura de bons défis à relever chez Groupe de fonds CI (CIX, 29 $), puisqu'il arrive au moment où le deuxième fournisseur de fonds en importance au pays bat un peu de l'aile.


Il remplace en effet le très respecté Stephen MacPhail, 60 ans, à qui l'on attribue en partie la croissance fulgurante du gestionnaire de 111 milliards de dollars d'actifs. Il prend sa retraite, après 22 ans de carrière chez CI, dont 6 ans à la présidence.


Les ventes des fonds CI restent parmi les meilleures de son industrie, mais elles se modèrent depuis six trimestres, tandis que les honoraires de gestion fléchissent, note Shubha Khan, de la Financière Banque Nationale.


En même temps, la société dépense davantage pour offrir ses fonds aux planificateurs financiers et pour en faire le marketing.


Au quatrième trimestre, ses flux de trésorerie ont même diminué pour la première fois depuis trois ans, indique Scott Chan, de Canaccord Genuity.


Tout ça au moment où les autorités de réglementation s'apprêtent à encadrer les pratiques et les commissions de ventes de fonds.


Des marchés financiers plus calmes et une Bourse plus généreuse pourraient rapidement raviver CI, mais il est clair que M. Anderson devra composer avec une conjoncture nettement moins favorable que celle dont a bénéficié son prédécesseur.


D'ailleurs, le fondateur de CI, William Holland, ressent le besoin de créer un trio de gestion fort, car il promeut à la présidence l'actuelle vice-présidente principale, Sheila Murray, alors qu'il conserve ses propres fonctions de président exécutif du conseil.


Heureusement, M. Anderson connaît bien les rouages de l'entreprise pour y avoir fait carrière pendant 15 ans, jusqu'en 2012, deux ans après que le conseil lui eut préféré M. MacPhail pour diriger CI.


Les financiers ne s'attendent pas à de grands changements de sa part, étant donné que le groupe reste très rentable.


Ses importants flux de trésorerie permettent à CI de verser les deux tiers de ses bénéfices en dividendes et de racheter régulièrement ses actions, souligne Vijay Viswanathan, de Mawer Investment Management, un actionnaire de longue date de CI.


M. Chan aimerait tout de même voir M. Anderson obtenir plus de mandats de gestion institutionnelle, élargir la gamme des fonds négociés en Bourse de First Asset Capital, une firme récemment acquise, et accroître le nombre de conseillers de Gestion de patrimoine Assante en acquérant des bureaux de services financiers intégrés.


L'analyste de Canaccord Genuity croit aussi que M. Anderson sera plus fonceur que ne l'était M. MacPhail dans sa quête d'acquisitions, à moyen terme.


Entre-temps, l'évaluation attrayante de l'action de CI, son dividende de 5 % et un bilan sain permettent de patienter, disent les analystes.



BANQUE LAURENTIENNE : SEPT ANS POUR SE TRANSFORMER


Banque Laurentienne, LB, 47,05 $


Recommandations des analystes :
2 Surperformance
2 Sous-performance
5 Conserver


Cible moyenne : 49,75 $


Source : Bloomberg


NOUVEAU PDG : FRANÇOIS DESJARDINS, 44 ANS


Entrée en poste : 1er novembre 2015


Heureusement que le nouveau patron de la Banque Laurentienne est jeune, parce que son plan de relance, qui s'étend sur sept ans, exigera beaucoup d'endurance.


Le plan de match de François Desjardins est jugé très ambitieux par les analystes. D'ici 2022, il veut doubler la taille de la banque et en améliorer les rendements. Objectif : relever le rendement de l'avoir au niveau de celui des grandes banques et ainsi rattraper leur évaluation supérieure en Bourse.


«Nous continuerons de réfléchir de façon intelligente, de rêver grand, d'agir à petite échelle, de faire en sorte que les choses restent simples et de viser une exécution réussie», a déclaré celui qui s'est mérité, en janvier 2008, le titre de Jeune cadre de l'année Arista. À l'époque, son prédécesseur Réjean Robitaille avait salué sa détermination, sa personnalité sympathique et son esprit de collaboration, trois qualités dont il aura besoin pour mener à bien son énorme chantier.


Il n'est pas étonnant que l'ex-président de B2B Trust ait décroché l'emploi. Le fournisseur de produits de dépôt et de prêts pour l'investissement aux planificateurs et courtiers est la locomotive de la banque et sa filiale la plus rentable. Son rendement de l'avoir des actionnaires est de 20 %, par rapport à celui de 12 % pour l'ensemble de la banque.


«Je suis content que l'équipe de direction fasse preuve d'audace. La banque est loin derrière ses semblables. J'ai hâte de voir à quel rythme elle va réaliser son plan», dit Christian Godin, gestionnaire de portefeuille chez Montrusco Bolton.


Bien que les objectifs soient très ambitieux, M. Godin aime l'approche qui consiste à diriger le capital vers des créneaux de croissance où sa petite taille n'est pas un handicap, en l'occurrence les prêts aux entreprises et les produits financiers aux courtiers et aux planificateurs financiers.


M. Godin, dont les fonds sont actionnaires, surveillera le taux de croissance des prêts et la progression du taux d'efficacité (les coûts autres que l'intérêt, divisés par les revenus) de la banque pour jauger les progrès du plan.


La banque veut améliorer ce ratio d'efficacité de 71 % à moins de 68 % d'ici 2019.


«L'exécution du plan est le principal risque. Le moment n'est pas trop mal choisi pour amorcer une telle transformation. L'économie est peu vigoureuse, la banque devrait en bénéficier encore plus une fois que l'environnement bancaire reviendra un peu plus à la normale», dit John Aiken, de Barclays, en faisant référence aux faibles marges d'intérêt qui prévalent actuellement.


Son rendement de dividende élevé et l'absence de prêts au secteur pétrolier sont deux attraits pour les investisseurs. Toutefois, «il y a beaucoup à faire pour arriver au but», dit-il. Le dirigeant, qui a amorcé sa carrière bancaire au service à la clientèle de la Banque Laurentienne en 1991, s'est donné des munitions pour financer son plan. En décembre, la banque a émis 65 millions d'actions, ce qui a surpris les analystes et fait tomber son action sous sa valeur comptable.


La banque compte dépenser de 175 à 225 millions de dollars au cours des quatre prochaines années pour implanter un nouveau système commun de gestion des comptes et des transactions, et adapter ses succursales à l'ère du numérique.


M. Desjardins prévoit regrouper huit bureaux d'affaires en un seul et même renégocier tous ses contrats avec ses fournisseurs. Les économies permettront de financer les investissements en technologie.


Pour devenir plus efficace et agile, et améliorer l'expérience client, la banque compte réduire de 400 à 25 le nombre de ses produits bancaires traditionnels.


En revanche, B2B élargira sa gamme de produits aux comptes chèques, aux prêts personnels, aux cartes de crédit et aux marges de crédit, afin d'attirer plus de conseillers indépendants.


Le parcours risque d'être laborieux, comme en témoigne la réaction de certains analystes aux résultats du premier trimestre.


Déçu de la compression des marges d'intérêt et du faible ratio du capital de base, Sumit Malhotra, de Banque Scotia, prédit qu'il faudra voir beaucoup plus de constance de la part de la banque avant que les investisseurs n'accordent de la valeur à ses lointains objectifs financiers.



SNC-LAVALIN REBÂTIT LA CONFIANCE TRIMESTRE PAR TRIMESTRE


SNC-Lavalin, SNC, 46,23 $


Recommandations des analystes :
5 Surperformance
2 Achat
3 Conserver 


Cible moyenne : 49,25 $


Source : Bloomberg


NOUVEAU PDG : NEIL BRUCE, 55 ANS


Entrée en poste : 1er octobre 2015


Tous s'entendent pour dire que Neil Bruce est l'homme de la situation pour fouetter la performance de SNC-Lavalin (SNC, 46,23 $), étant donné sa vaste expérience. Les financiers sont sensibles au fait que le nouveau pdg veuille redonner à l'entreprise montréalaise plus de constance dans ses résultats à court terme, avant d'envisager la vente de l'autoroute 407, en Ontario, ou une acquisition.


«La société prendra toutes les mesures nécessaires pour ne pas s'écarter de son objectif prioritaire [une marge d'exploitation de 7 % en 2017]», avait d'ailleurs promis le gestionnaire d'origine écossaise, un mois après sa nomination.


Alain Chung, gestionnaire de portefeuille chez Claret, se fie au parcours en gestion de projets de l'ex-ingénieur naval pour prédire une amélioration marquée des marges d'exploitation au cours des deux à trois prochaines années.


Toutefois, tous ne sont pas aussi convaincus. Aucun des analystes consultés n'est encore prêt à insérer cette marge cible de 7 % dans son modèle de prévisions. «La société a élaboré un plan crédible pour faire passer ses marges de 4,5 %, en 2015, à 7 %. De plus, M. Bruce construit graduellement sa crédibilité dans la communauté financière», évoque Yuri Lynk, de Canaccord Genuity.


Chez CIBC Marchés mondiaux, Paul Lechem juge l'objectif ambitieux, étant donné la conjoncture mondiale qui accroît la rivalité entre les firmes pour décrocher les contrats.


«La rentabilité de la société commence à peine à revenir à la normale. Il y a encore beaucoup à faire pour se rendre à 7 %. Si SNC y arrive, le potentiel pour le titre serait majeur», reconnaît-il.


Les projections de bénéfices des analystes dépassent toutes la barre de 2 $ par action, si la société arrive au but, par rapport au bénéfice ajusté de 1,34 $ réalisé en 2015.


SNC-Lavalin mise évidemment sur les économies de deux plans de rationalisation qui ont conduit à l'abolition de 5 000 postes depuis la fin de 2014. Le plus récent, baptisé Step Change, a coûté 50 M$ à l'entreprise au troisième trimestre de 2015 et il devrait réduire les coûts annuels de 100 M$ à partir de 2016.


Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, s'attend plutôt à des économies des 75 M$.


Des coûts inférieurs ne visent pas qu'à gonfler la rentabilité, mais ils aideront aussi l'entreprise à être plus concurrentielle quant aux appels d'offres.


La société doit en effet regarnir son carnet de commandes, assez stable depuis 2014, de 12 milliards de dollars.


Le rebond de 12 % de l'action de SNC-Lavalin depuis le début de l'année donne à penser que le ciel s'est tout à coup éclairci pour la société. Cependant, ce nouvel essor provient en bonne partie de l'évolution du pétrole avec lequel son titre a une corrélation de 70 %.


Maxim Sytchev, de Valeurs mobilières Dundee, est aussi d'avis que les premiers indices tangibles d'une exécution améliorée commencent à attirer de nouveaux investisseurs. Toutes les divisions ont contribué aux bénéfices d'exploitation pour un deuxième trimestre consécutif.


La vente de son intérêt dans l'autoroute 407, en Ontario, et des acquisitions seraient d'autres bougies d'allumage pour le titre, tout comme le serait une résolution finale des accusations criminelles de fraude et de corruption, ainsi que de l'enquête entourant le contrat de construction du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), à Montréal.

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