Cascades entre au TSX, son action attend de meilleurs résultats

Publié le 16/06/2017 à 06:46

Cascades entre au TSX, son action attend de meilleurs résultats

Publié le 16/06/2017 à 06:46

Par Dominique Beauchamp

Le lancement des marques Cascades Tuff et Fluff gonflent les dépenses de marketing et compriment à court terme les marges de sa division de papier-tissu.

En Bourse depuis 1983, la papetière des frères Lemaire Cascades fera son entrée dans l’indice principal de Toronto, le S&P/TSX,  le 19 juin.


Si ce jalon est une «marque de reconnaissance pour la société», aux dires des dirigeants de Cascades (CAS,16,69$), il lui faudra produire de meilleurs résultats financiers pour soutenir son élan en Bourse.


Le titre de la papetière de Kingsey Falls a en effet devancé sa venue dans l’indice en bondissant de 38% depuis le début de l’année, propulsée par les hausses de prix de plusieurs de ses produits, décrétées depuis l’automne.


La consolidation des résultats de sa filiale Greenpac à partir du deuxième trimestre a aussi donné du tonus au titre qui a surpassé la performance du S&P/TSX par 65% depuis un an.


La contribution annuelle de 250M$ aux revenus et de 80M$ au bénéfice d’exploitation de Greenpac aidera Cascades à faire passer sa marge de 15% à 20%, son objectif à moyen terme.


Il y a aussi fort à parier que certains investisseurs ont accumulé des actions de Cascades en prévision de son ajout dans l'indice, qui oblige les investisseurs indiciels à se procurer des actions pour se coller à la performance de l'indice.


Des attentes à satisfaire


Maintenant que son action a plus que triplé en quatre ans, les investisseurs voudront voir Cascades tenir ses promesses pour lui rester fidèles.


Or, le dévoilement d’un premier trimestre décevant, à la mi-mai, a d’ailleurs freiné l’ascension du titre.


Les revenus sont restés stables à un milliard de dollars. Surtout, le bénéfice d’exploitation a chuté de 29%, à 75 millions de dollars, 10M$ sous le consensus.


Le bénéfice de 0,13$ par action a aussi plongé de 63%.


L’explosion annuelle des prix de la fibre recyclée se modère et les prix ont fléchi en avril et en mai, mais ces coûts étaient encore 71% plus élevés qu’un an plus tôt, au premier trimestre.


Le repositionnement des marques de papier-tissu Cascade PRO pour le marché institutionnel et le lancement des marques Fluff et Tuff dans le marché au détail, ainsi que la conversion d’une usine en Oregon, ont aussi fait plonger la marge de cette division de 10,6% à 7,5%.


Les dépenses générales ont aussi doublé à 25M$ parce que Cascades implante un progiciel intégré de gestion pour optimiser ses processus d’affaires.


Seule la division des produits de spécialité a amélioré ses marges au premier trimestre.


Autre déception: la dette s’est accrue de 6% à 1,6 milliard de dollars pour s’élever à 4,3 fois son bénéfice d’exploitation, s’éloignant ainsi du ratio de 3 à 3,5 fois qu’elle s’était fixée pour la fin de 2017.


Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, est tout de même ressorti confiant d’une tournée de rencontres institutionnelles avec ses dirigeants organisée par son employeur, à la fin de mai et au début de juin.


La consolidation de Greenpac, l’intégration verticale accrue et la modernisation continue des usines se combinent à la hausse des prix de vente et à la baisse du coût de la fibre et devraient faire passer la marge de 10,8 en 2017 à 12,2% en 2018.


L’analyste a d’ailleurs relevé son cours cible de 16$ à 19$, le 10 mai, en prévision de l’impact cumulé de la hausse de 90$US la tonne du prix du carton au deuxième semestre de 2017 et en 2018.


La rentabilité de la division de papier-tissu devrait aussi prendre du mieux alors que l’usine d’Oregon deviendra pleinement opérationnelle au deuxième trimestre, après des investissements de 86M$.


Toutefois, le repositionnement des marques gonflera les dépenses de mise en marché pour encore deux trimestres.


Quant à la dette, Cascades respecte son plan de la réduire de 100M$ par an. Ce rythme devrait ramener son ratio d’endettement à 3 fois, à la fin de 2018, estime l’analyste.


Boralex pas à vendre, l’Italienne Reno de Medici, peut-être


Cascades n’a pas l’intention de vendre son intérêt de 17% dans Boralex(BLX), qui lui procure de bons rendements.


«Les dirigeants n’ont pas de prix magique en tête qui les inciterait à se défaire de Boralex. En même temps, Cascades n’est pas mariée à cette filiale non plus», évoque l’analyste.


Il lui faudrait une occasion d’investissement rentable pour bouger, que ce soit racheter Greenpac, convertir d’autres usines ou d’autres acquisitions, ajoute M. Aghazarian.


En revanche, l’entreprise serait disposée à vendre sa participation de 57,7% dans le fabricant de carton recyclé recouvert Reno de Medici SpA, une fois que les prix se seront rétablis et que le nouveau président aura redressé l’entreprise italienne.


M. Aghazarian évalue cette participation à 115M$.


 


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