Bombardier, ou les risques associés à un régime d'achat d'actions

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Septembre 2015

Bombardier, ou les risques associés à un régime d'achat d'actions

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Septembre 2015

Par Yannick Clérouin

De secrétaire à millionnaire. Quel salarié ne rêve pas de ce genre d'histoire qui frappe l'imaginaire ? Devenir indépendant de fortune grâce au régime d'achat d'actions de son employeur. Les 250 premiers salariés de Facebook (Nasdaq, FB) ont eu cette chance, tout comme certains employés d'autres entreprises de TI qui ont connu des périodes de forte croissance dans les années 1980-1990, telles Microsoft (Nasdaq, MSFT) ou Groupe CGI (Tor., GIB.A). Mais soyons francs, ces histoires sont des exceptions.


Les régimes d'achat d'actions proposés par certaines entreprises peuvent être fort avantageux, tant pour l'employeur que pour l'employé. En plus d'aider les entreprises à assurer la loyauté de leurs employés, ils constituent un outil efficace pour motiver les gens à donner leur 110 %. Le pdg de Quincaillerie Richelieu (Tor., RCH), Richard Lord, m'avait parlé il y a quelques années des effets bénéfiques de l'actionnariat des employés au sein de son entreprise. Quand les travailleurs des entrepôts de la société de distribution montréalaise, qui sont également actionnaires de l'entreprise, laissent tomber un boulon, ils le ramassent, m'avait-il donné en exemple.


Pour l'employé, il peut être très payant à long terme de participer à la croissance de son entreprise.


Mais l'inverse est aussi vrai. Particulièrement chez les employés qui accordent peu d'importance à l'analyse des perspectives de leur employeur. Ceci, même en dépit des conditions parfois très avantageuses offertes dans le cadre de ces régimes.


L'exemple de Bombardier (Tor., BBD.B) est éloquent. Imaginez le mécanicien de l'avionneur qui, semaine après semaine, réserve une partie de sa paye pour acheter des actions de son employeur, et ce, depuis une dizaine d'années. «C'est une bonne affaire, se dit-il, car l'entreprise me vend l'action 20 % moins cher qu'elle se négocie sur le marché.»


Certes, il achète ces titres à escompte. Le problème, c'est que Bombardier a connu une performance désastreuse en Bourse au cours de la dernière décennie. Le titre est plus bas de 75 % qu'il y a cinq ans et de plus de 62 % inférieur à ce qu'il valait en 2005.


Les risques de la concentration et de la renonciation


Cet été lors d'un événement, un employé de Bombardier m'a demandé ce que je pensais du fait qu'il achetait des actions de l'entreprise depuis plus de cinq ans. C'était avant les plus récentes turbulences qui ont secoué le titre de la multinationale montréalaise.


«Devrais-je continuer d'en acheter ou devrais-je accélérer le remboursement de mon condo ?», se demandait-il.


Sans lui donner de conseil précis, je l'ai amené à se questionner sur deux facteurs qui peuvent jouer un rôle prépondérant dans l'enrichissement à long terme d'un investisseur : la concentration de ses avoirs et le coût de renonciation.



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Gestion de l'innovation

Jeudi 20 septembre


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Objectif Nord

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Financement PME

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