Banque Laurentienne: entre soulagement et inquiétudes

Publié le 01/06/2018 à 11:37, mis à jour le 01/06/2018 à 14:37

Banque Laurentienne: entre soulagement et inquiétudes

Publié le 01/06/2018 à 11:37, mis à jour le 01/06/2018 à 14:37

Par Stéphane Rolland

Tous ne voient pas les résultats de la Laurentienne du même œil. Alors que le bénéfice par action dépasse les attentes, les investisseurs donnent un élan au titre, mais certains analystes n’ont pas encore le cœur à la fête.


La Banque Laurentienne a dévoilé un bénéfice par action en hausse de 6% à 1,47 $ au deuxième trimestre (terminé à la fin avril). C’est mieux que le consensus des analystes à 1,38$. Le conseil d’administration, pour sa part, a autorisé une augmentation du dividende trimestriel, qui passe de 0,63 $ à 0,64$.


Le marché célèbre: le titre a pris un élan de plus de 6% à l’ouverture. Si la hausse se maintient en cours de séance, cela effacerait le recul lié aux annonces sur les prêts problématiques, deux jours plus tôt.


Le PDG, François Desjardins, s’est dit satisfait de la performance de la banque. «Au cours du trimestre, nous avons affiché de bons résultats tout en continuant de réaliser des progrès notables dans le renforcement de nos bases, ce qui établira les fondements de notre offre numérique exhaustive pour servir nos clients dont les besoins sont en constante évolution», a-t-il déclaré dans un communiqué.


Des inquiétudes


Scott Chan, de Canaccord, estime quant à lui que la source de dépassement des attentes est «de faible qualité». Dans une note publiée immédiatement après les résultats, il souligne qu’une bonne partie de la bonne surprise a été générée par la vente d’un portefeuille dans le secteur agricole, par des provisions pour pertes moins élevées et par des impôts moins élevés.


Pour sa part, Gabriel Dechaine, de Financière Banque Nationale, s’inquiète de «l’érosion» des revenus tirés des frais de 12%. En conférence avec les analystes, le chef des finances, François Laurin, le chef des finances, a mentionné qu’il était normal que les revenus tirés des frais diminuent, car ils sont liés à des activités ou des produits que la banque veut mettre de côté. «Alors que nous simplifions notre offre de produits, nous allons délaisser certains produits générateurs de revenus, explique-t-il. Par contre, les dépenses déclinent également. Au bout du compte, ces gains d’efficacité se reflètent (positivement) dans la rentabilité. Nous pensons que les revenus tirés des frais continueront de décliner. Ça fait partie de notre plan.»


Sur un autre sujet, M. Dechaine est rassuré de voir que les dépôts ne font que stagner, mais il n’aime pas que la part qu’occupent les dépôts dans le financement de la banque diminue, passant de 22% à 19% du financement total, ce qui laisse entendre que la Laurentienne doit se financer auprès de courtiers à taux plus élevé.


La Laurentienne a toutefois affiché de bonnes nouvelles du côté des revenus d’intérêts, qui ont augmenté de 18% à 177 M$. Ces gains proviennent principalement d’une croissance du portefeuille de prêts commerciaux et de marges plus élevées sur les prêts. Les revenus totaux augmentent ainsi de 9% à 259,9 M$.


 

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