Attention investisseurs indiciels, branle-bas de combat en vue

Publié le 17/11/2017 à 13:08

Attention investisseurs indiciels, branle-bas de combat en vue

Publié le 17/11/2017 à 13:08

Par Dominique Beauchamp

Étant donné l’envergure des capitaux qui se collent aux indices et des fonds négociés en Bourse qui les calquent carrément, les prochains changements à la composition des indices repères les plus en vue de la planète risquent de créer un petit branle-bas de combat.


Pour s’ajuster à l’évolution des industries et des entreprises, les fabricants S&P Jones Indices et MSCI inc. - dont les indices influencent les milliards de dollars investis dans les fonds négociés en Bourse (FNB) - prévoient une nouvelle refonte de leurs indices afin d'offrir des indices mieux construits pour les choix sectoriels des investisseurs.


Les deux agences dévoileront l’identité des titres à grande capitalisation touchés par la refonte dès janvier. La liste complète des nouvelles classifications sera diffusée au plus tard le 1et août 2018 pour préparer les marchés.


Les changements comme tel entreront en vigueur à la clôture du 28 septembre 2018.


Pourquoi s’y intéresser? Parce le déplacement de sociétés d’un sous-indice sectoriel à un autre déclenchera d’importants mouvements de capitaux, avant même que les modifications entrent en vigueur de la part des pros et surtout modifiera surtout la composition de vos fonds négociés en Bourse.


«La refonte annuelle aura un impact sur les marchés c’est certain. Après tout, les titres FANG (Facebook, Amazon, Netflix, Alphabet-Google) ont donné au S&P 500 le quart de ses rendements cette année, les titres techno 40%. Les décisions affecteront surtout les fonds sectoriels. Pour ceux qui investissent dans les fonds qui copient l’indice généraliste S&P 500, les répercussions seront mineures», a indiqué en entrevue Howard Silverblatt, vétéran de l’analyse des indice pour S&P Dow Jones Indices.


MoneyBeat donne en exemple le divorce des titres des fonds de placement immobiliers à capital fermé (FPI ou REIT) de l’influent sous-indice de la finance, à la fin de 2015.


Le plus imposant FNB financier, le Financial Select Sector SPDR(XLF), avec 12 milliards de dollars américains d’actif, avait alors émis un dividende spécial de 3G$US aux porteurs sous forme de parts dans le nouveau sous-indice immobilier.


Les investisseurs devront donc rester attentifs et faire leurs devoirs.


Pallier au rétrécissement des télécommunications


Au premier chef, le secteur des services des télécommunications sera élargi pour englober les titres communications, ce qui créera le secteur «services de communications» mieux représentatif de la convergence croissante entre les industries des télécommunications et celles des médias, du divertissement, de la publicité et l’édition et des nouveaux médias interactifs.


Certaines sociétés médias quitteront donc la consommation discrétionnaire pour se retrouver dans ce nouveau regroupement.


Des sociétés actuellement dans le secteur de la technologie pourraient aussi connaître le même sort. 


Ce reclassement aura pour effet de gonfler la taille du secteur des télécommunications dont les trois dernières sociétés ne pèsent plus que 1,9% dans l’indice S&P 500, après une longue période de fusions et acquisitions. En 1989, ce secteur comptait pour 10% de l’indice phare.


Les titres FAANG’s sont-ils des techno ?


Les changements qui attireront le plus l’attention sont ceux qui toucheront les entreprises de technologie, car là aussi le mélange des genres crée parfois de curieux regroupements.


Combien d’experts répètent par exemple que Facebook(FB) et Alphabet-Google(GOOGL) sont des médias? Et combien d’investisseurs croient qu’Amazon(AMZN) est classée dans le secteur de la technologie alors que ce titre côtoie les autres détaillants, dans le secteur de la consommation discrétionnaire.


Les sociétés de commerce électronique, qu'elles aient des marchandises en inventaires ou non, rivalisent pour les mêmes clients que les détaillants.


Elles seront donc déplacées du secteur de la technologie au sous-groupe "commerce internet" de la consommation discrétionnaire.


Enfin, le sous-groupe des logiciels et des services internet jugé trop éparpillé (qui fait partie du secteur de la technologie), sera discontinué et remplacé par un nouveau sous-groupe baptisé "services et infrastructures internet".


 


 


 


 


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

Sur le même sujet

Un cadre dirigeant accusé d'harcèlement sexuel quitte Google

31/10/2018 | AFP

Le New York Times révélait la semaine dernière que Google aurait couvert des cas de harcèlements sexuels par le passé.

À surveiller: Alphabet, Amazon et Twitter

26/10/2018 | François Pouliot

Que faire avec les titres d'Alphabet (Google), Amazon et Twitter?

À la une

Metro reprend les rachats d'actions

Après une pause d’un an pour rembourser de la dette, l’épicier relance son programme de rachat d’actions.

Lune Rouge et Reflector Entertainment : «le jeu, c'est bien plus que de la vidéo»

BLOGUE. Guy Laliberté et Alexandre Amancio comptent mêler films, jeux vidéo, bandes dessinées et... votre cerveau!

Bourse : le pire est-il passé?

Il y a 47 minutes | Dominique Beauchamp

BLOGUE. Un stratège de Montréal nous livre ses repères pour le S&P 500, les puces américains et le pétrole canadien.