Immobilier : 7 trucs pour repérer les mauvais locataires grâce au numérique

Publié le 28/11/2016 à 11:14

Immobilier : 7 trucs pour repérer les mauvais locataires grâce au numérique

Publié le 28/11/2016 à 11:14

Les temps et les méthodes d’enquêtes ont bien évolué depuis Colombo! Les vérifications possibles de vos prospects locataires et aussi celles de vos sous-traitants, vos vendeurs, vos acheteurs, etc. En effet, avec Internet, l’investisseur immobilier a de plus en plus d’outils à sa disposition lui permettant de bien filtrer les futurs clients qui aménageront dans son immeuble puisque ceux-ci possèdent une identité numérique de plus en plus accessible à tous.


Rappelez-vous toujours qu’un logement vacant est mieux qu’un logement mal loué. Il est donc important de vérifier le plus d’éléments possible avant d’accepter un inconnu dans votre immeuble, car une fois le bail signé il est souvent difficile de se départir d’un mauvais locataire. Des vérifications diligentes s’imposent.


Je vous partage donc cette semaine une liste de différents outils mis à votre disposition gratuitement ou encore peu coûteux afin de vous protéger et de vous assurer d’une bonne clientèle dans votre immeuble. Ainsi, sa valeur marchande sera maintenue au maximum et sera monnayable lors de sa revente.


À l’ère du « Big Brother », utilisons à notre avantage tout ce dont nous disposons.


1. Les réseaux sociaux


Ces puissants outils ne sont pas à négliger en tant qu’investisseur afin de découvrir le style de vie et la personnalité de vos futurs clients. Prenez le temps de parcourir Facebook, Instagram, Twitter pour ne nommer que ceux-ci. Vous pourriez être surpris de ce que vous y découvrirez. J’utilise souvent les réseaux sociaux comme premier filtre, avant même de discuter de vive voix avec de futurs locataires potentiels. Vous avez pensé à annoncer vos logements à louer sur les réseaux sociaux? Il s’agit d’un excellent moyen de rejoindre bon nombre de personnes, car vous pouvez dans certains cas cibler quelle catégorie de gens verront vos publicités.


2. « Googlez » vos locataires et les vendeurs


Quoi de mieux que le Dieu du Net pour obtenir de l’information sur une personne. Prenez quelques minutes pour faire une recherche dans Google avec le nom des personnes et lire les résultats obtenus. Assurez-vous toutefois de valider si les liens proposés concordent réellement avec la personne désirant louer votre logement. Il existe très certainement plusieurs personnes portant le même nom au Québec. Il serait dommage de refuser un bon candidat sous la base d’une mauvaise identité.


3. L’enquête de crédit, un « must »


Que diriez-vous d’utiliser un service d’enquête de crédit tel ProprioEnquête offert par la CORPIQ, organisme au service des propriétaires immobiliers au Québec? « En quelques clics sur Internet, avec au préalable l’autorisation écrite du candidat locataire, vous serez en mesure de découvrir s’il est solvable et comment il gère ses finances. Vous connaîtrez instantanément l’utilisation qu’il fait de son crédit pour chacun des mois des trois dernières années. S’il a de la difficulté à gérer son crédit, soyez prudent et posez-lui plus de questions avant d’accepter sa candidature », nous mentionne Hans Brouillette, directeur Affaires publiques de la CORPIQ. C’est une enquête à moins de dix dollars dont on ne peut se passer. ProprioEnquête permet aussi de vérifier les dossiers judiciaires, de même que les références de location et d’emploi. Des dollars très bien investis, croyez-moi. 


4. Vérification des antécédents judiciaires


Et si vous alliez plus loin que la simple vérification du bureau de crédit? Que diriez-vous de vérifier les antécédents judiciaires? Il vous est possible, moyennant quelques dizaines de dollars supplémentaires, de savoir si la personne traîne un passé judiciaire. « Une recherche de plumitif criminel via lesplumitifs.soquij.qc.ca demande d’avoir la date de naissance du locataire potentiel. Il faut comprendre que le plumitif est un index des dossiers ayant été judiciarisés, ce qui ne veut pas dire que si vous trouvez un dossier que votre locataire potentiel a été condamné, il faut analyser le contenu du plumitif », précise Richard D’Amour, avocat-fiscaliste pour le cabinet de Chantal D’Amour Fortier S.E.N.C.L.R..


5. Jugements.qc.ca


Voici un autre site Internet fort utile à l’investisseur qui cherche à louer des logements, mais aussi qui désire en connaître davantage à propos des gens avec qui il fait affaire. Je pense entre autres à un vendeur ou un à sous-traitant. Encore une fois, il faut prendre le temps d’analyser les résultats. Plusieurs personnes, dans une même région, peuvent avoir le même nom. Il se peut que vos recherches révèlent des jugements rendus contre une personne du même nom que votre candidat locataire et qu’il ne s’agisse pas de lui.


Les jugements de la Régie du logement rendus depuis 2009 sont consignés sur jugements.qc.ca


6. Notre amie la Régie du logement


Que faire concernant les jugements de la Régie du logement rendus avant 2009? Il vous est possible de les vérifier en vous présentant sur place à l’un des bureaux de la Régie du logement, vous y aurez accès via un ordinateur sur place. Encore une fois, assurez-vous d’avoir en main la bonne identité du prospect. 


7. Bureau du surintendant des faillites


Il est possible, moyennant certains frais, de savoir si une personne a fait faillite et si elle en a été libérée. Cette information peut être utile afin de valider des indices que nous avons pu découvrir dans nos recherches.


Je vous invite à lire mes articles précédents et à les partager sur vos réseaux sociaux si vous croyez que vos amis pourraient en bénéficier.


Votre coach, Yvan


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À propos de ce blogue

Yvan Cournoyer est investisseur immobilier depuis 15 ans. Impliqué depuis 2001 au sein du Club d’investisseurs immobiliers du Québec qui compte plus de 16 000 membres, il occupe maintenant le poste de vice-président-directeur général. Ingénieur en bâtiment de formation, il est également conférencier, courtier immobilier, auteur du best-seller « Les flips », formateur ainsi que mentor durant les séances de coaching offertes par le Club, une organisation vouée exclusivement à la formation et au réseautage immobilier ayant contribué à former plus de 12 000 investisseurs immobiliers jusqu'à présent. www.clubimmobilier.ca

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