GE mérite d'être évincée du Dow Jones

Publié le 31/01/2018 à 16:45

GE mérite d'être évincée du Dow Jones

Publié le 31/01/2018 à 16:45

Graphique: Reuters

Ça sent la fin pour General Electric(GE, 16,12$US) dans l’indice Dow Jones, un sort qui m'apparaît mérité.


Après 110 ans au sein du populaire indice de Wall Street, le conglomérat industriel pourrait en être évincé, selon l’analyste John Inch, de la Deutsche Bank. Il évoque la longue liste de problèmes qui affligent l’entreprise, dont une sérieuse crise de liquidités, l’écroulement de sa division énergie et les mesures prises pour démanteler le conglomérat.


Le titre de GE a perdu 47% au cours de la dernière année, pendant que le Dow Jones grimpait de 32%. L’action de la société établie dans l’État de New York est à des années-lumière de son sommet de près de 60$US de l’an 2000.


En 15 ans, son rendement total a été de 1,60% annuellement selon Morningstar, comparativement à 10,40% pour les sociétés industrielles comparables.


C’est sans compter que l’entreprise si souvent adulée durant le règne de Jack Welch a récemment charcuté son dividende de moitié. Ceci, à un moment où l’économie mondiale affiche sa meilleure forme depuis la crise financière de 2009.


L’analyste de la Deutsche Bank n’est pas le seul à prévoir d’autres jours sombres pour le conglomérat. Certains redoutent de nouvelles mauvaises surprises de son opaque division GE Capital. L’autorité boursière américaine, la Securities and Exchange Commission(SEC), enquête par ailleurs sur certaines pratiques comptables.


Je n’entrerai pas dans le débat entourant les critères de sélection et de maintien des entreprises dans le populaire indice de la Bourse américaine.


Mais compte tenu de la piètre performance de l’entreprise, de sa mauvaise gouvernance–pensons à la révélation au sujet de l’ex-PDG Jeff Immelt, qui a utilisé deux avions durant son règne de 16 ans, dont un vide qui lui suivait partout dans le monde–, GE ne mérite plus sa place parmi l’élite des 30 entreprises industrielles américaines.


Qu’en pensez-vous? Yannick.


À lire: Ce que les 100 ans de la Bourse et Jean Coutu nous apprennent, où je parle de l'évolution des indices et de GE

À propos de ce blogue

Après près de 16 années passées au journal Les Affaires, dernièrement en tant que chef de publication pour lesaffaires.com, Yannick Clérouin a rejoint en mars 2018 la société de gestion de portefeuilles Medici.

Yannick Clérouin

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