Résolution 2018 : pouvez-vous (vraiment) être plus productif?

Publié le 18/01/2018 à 12:12

Résolution 2018 : pouvez-vous (vraiment) être plus productif?

Publié le 18/01/2018 à 12:12

Est-ce que janvier rime aussi pour vous avec résolutions? À la suite à une brève analyse (non scientifique!), nous avons remarqué que nos clients, amis entrepreneurs et chefs d’entreprise avaient tous le même objectif pour 2018: faire plus avec le même nombre de ressources.


Sachant à quel point il est difficile d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée, les dirigeants travaillent davantage à rentabiliser cette ressource. Les organisations souhaitant simplement réduire leur nombre de travailleurs se font heureusement plus rares.


Les entreprises cherchent plutôt à consolider les efforts et les investissements des dernières années. Et ceci s’applique aux travailleurs, mais également aux TI, à la machinerie, aux infrastructures. Bref, avant de réinvestir aussi bien prendre le temps d’optimiser les investissements passés.


Faire plus de produits ou offrir plus de services, sans utiliser plus de ressources, comment est-ce possible? Grâce au concept de productivité.


Suivez le guide!


Règle #1: mesurer votre productivité


On ne le répétera jamais assez : On améliorer ce qu’on mesure! Définir et mesurer l’indice de productivité sur lequel vous cherchez à vous améliorer est la première étape vers la gestion et le contrôle de votre objectif.


La productivité d’une entreprise peut se définir et se mesurer de plusieurs façons. Posez-vous la question : avez-vous déjà une mesure de productivité? A-t-elle besoin d’être révisée?


Voici quelques idées pour mesurer votre productivité :


a) La productivité de la main-d’œuvre. Elle consiste à comparer le nombre d’unité(s) produite(s) par le nombre d’employé(s). Elle peut donc se mesurer en nombre d’unité(s) produite(s) par heure de main-d’œuvre ou par quart de travail.


b) La productivité mécanique. Si votre entreprise produit avec la machinerie, cette mesure est également pertinente. Il s’agit de comparer le nombre d’unité(s) produite(s) par le nombre d’heures-machine. Cette mesure est aussi intéressante pour l’équipe de maintenance, qui cherche à augmenter le nombre d’heures-machine en opération.


c) La productivité du capital. D’un point financier, il est possible de comparer le nombre d’unité(s) ou de service(s) rendu(s) par rapport au nombre de dollars investis pour faire fonctionner l’entreprise. Cette mesure peut être intéressante pour une entreprise de services qui ne peut pas se comparer à ses paires avec des unités de production.


d) La productivité de l’énergie. Maintenant que les entreprises suivent plus rigoureusement leur consommation d’énergie, un nouvel indice peut s’avérer pertinent : comparer le nombre d’unité(s) ou de service(s) rendu(s) par quantité de kilowattheures utilisés pour gérer l’entreprise.


Règle #2 : comprendre sa productivité dans son ensemble


Quand on cherche à comprendre le niveau de productivité, il est essentiel de comprendre le système d’opération dans son ensemble. Il s’agit d’observer la chaîne de production ou le processus de complétion d’un service dans son intégralité. Mesurer et analyser la productivité partiellement ou encore par activité est un piège à éviter.


Il est possible que vous ayez des activités à plus faible productivité sur votre chaîne de montage. Ce sont ces activités qui limitent la capacité globale de votre système. C’est ce que l’on appelle les goulots d’étranglement.


Si vous n’avez pas identifié ce goulot et que vous travaillez à augmenter la productivité des autres étapes de votre chaîne, vous ne parviendrez jamais à augmenter votre productivité globale. Au contraire, tout ce que vous obtiendrez est une augmentation de l’inventaire des produits en cours de production.


Notez que cette notion de goulot s’applique aussi très bien aux entreprises de services, où vous constaterez plutôt une augmentation des files d’attente.


Règle #3 : trouver des moyens pour améliorer votre productivité


Pour atteindre votre objectif de productivité, il faut y mettre les efforts et trouver des moyens concrets d’améliorer vos opérations.


Mobilisez et consultez vos employés. Utilisez leur expertise, leurs expériences et leur créativité afin de trouver de nouvelles avenues. Observez les autres organisations et étudiez comment elles s’y sont prises pour augmenter leur productivité. Laissez-vous inspirer. Développez des projets d’amélioration ou de réingénierie de processus.


Suivez ces améliorations et encouragez les équipes à se dépasser. Annoncez l’amélioration de mesures et faites la promotion de ces améliorations. N’utilisez pas cette approche comme une menace liée à la réduction du personnel, mais plutôt comme une motivation afférente à l’évolution du travail.


Règle #4 : attention à la qualité!


N’oubliez jamais que productivité doit aussi rimer avec qualité! À travers toute cette démarche, ayez toujours en tête la qualité de vos biens et services. Bien produire du premier coup vaut mieux que reprendre le travail à plusieurs reprises.


 

À propos de ce blogue

Valérie et Sylvia Gilbert sont deux sœurs ingénieures industrielles qui se passionnent pour la performance opérationnelle. Elles sont respectivement PDG et VP de Mindcore, une entreprise dédiée à la promotion de l’excellence dans les organisations. Elles proposent un regard neuf sur l’amélioration continue, la productivité et la qualité.

Valérie et Sylvia Gilbert

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