Gaffe aux Oscars: la réputation de PwC n'est pas en jeu

Publié le 28/02/2017 à 13:26

Gaffe aux Oscars: la réputation de PwC n'est pas en jeu

Publié le 28/02/2017 à 13:26

Une gaffe qui ne prête pas à conséquence... Photo : DR

Dimanche, la cérémonie des Oscars nous a offert plusieurs moments magiques, notamment la remise erronée du trophée pour le meilleur film à la troupe de La la Land. Le malaise, le visage mystifié de la foule, les gazouillis hystériques… Vive la controverse et le divertissement purement hollywoodien!


Derrière cette bourde monumentale, une confusion toute simple. Un méli-mélo entre deux bouts de papier, causé par un humain qui va le regretter toute sa vie et une entreprise, PricewaterhouseCoopers (PwC), qui s’est rapidement retrouvée au cœur d’une crise planétaire.


Il n’y a pas d’échelle de gravité qui tienne quand on parle de cinéma.


Plusieurs médias se sont rapidement posé la question qui tue : la réputation de PwC sera-t-elle ternie à jamais, après une telle gaffe? Et si la firme comptable centenaire perdait sa crédibilité? C’est bien beau de s’associer aux Oscars pour vanter la rigueur de ses processus, mais il arrive quoi quand on se plante?


Nous pouvons tous nous calmer, parce qu’il n’arrivera rien du tout. Connaissez-vous PwC? Je vous présente la firme rapidement :


- Un des quatre plus grands cabinets d’audit et de conseil au monde;


- Un chiffre d’affaires de 35,9 milliards de dollars en 2016;


- 223 468 employés.


PwC brasse de grosses affaires partout à l’international. Simplement au dernier trimestre de l’année 2016, la branche américaine de la firme a géré pour plus de 997 milliards de dollars en fusion et acquisition d’entreprises. Je vous le donne en mille, il n’y aura pas d’amalgame entre la capacité du cabinet à gérer des enveloppes et sa compétence à brasser de gros sous. Ça ne fonctionne pas comme cela dans le monde de la finance, quoi qu’en pensent monsieur et madame Tout-le-monde qui font les gorges chaudes sur Twitter. On ne parle pas d’une fraude généralisée, d’un saccage environnemental ou d’un meurtre. Il n’y a pas de conséquences réellement fâcheuses dans cette histoire. Juste une déception et de la honte qui sont des sentiments peu agréables, j’en conviens, mais sans réelle conséquence.


PwC a rapidement admis son erreur et promet des explications transparentes à la suite d’une enquête qui ne devrait pas s’éterniser. Cette réaction était la bonne et nous découvrirons probablement qu’une simple erreur de manipulation est réellement à la source de cet imbroglio. Pour une entreprise de la taille de PwC dont la dimension humaine peut parfois nous échapper, une opportunité se cache peut-être derrière ce fiasco. En fonction de la suite des événements, le public pourrait développer de l’empathie pour les personnes impliquées dans le scandale, ce qui contribuerait à humaniser la marque! Une chose est sûre cependant, les états financiers de la firme ne seront pas affectés!


 


 

À propos de ce blogue

Stéphanie Kennan est présidente de Bang Marketing, une agence de branding et de marketing Web située à Montréal. Elle travaille auprès des PME québécoises depuis 1998 et se spécialise en marketing B2B. Stéphanie Kennan est également auteure du livre Mon site web chez le psy publié aux Éditions Transcontinental.

Stéphanie Kennan

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