Pauline Marois forme son comité de philanthropie

Publié le 17/01/2013 à 14:28, mis à jour le 17/01/2013 à 16:26

Pauline Marois forme son comité de philanthropie

Publié le 17/01/2013 à 14:28, mis à jour le 17/01/2013 à 16:26

BLOGUE. La première ministre a annoncé la mise sur pied d’un groupe de travail sur la philanthropie culturelle, dirigé par le mécène et homme d’affaires Pierre Bourgie. La mission de ce comité est d’identifier les causes du retard du Québec en matière de philanthropie et de dégager des recommandations. Le ministre des Finances Nicolas Marceau et son collègue de la Culture Maka Kotto font le constat que le Québec est la province qui offre le plus d’incitatifs aux dons privés grâce, par exemple, à un taux élevé de déduction fiscale. Pourtant, les Québécois sont ceux qui, au Canada, donnent le moins.


Avec l’annonce d’aujourd’hui, Mme Marois tient donc sa promesse formulée en novembre dernier à l’occasion du sommet Montréal Métropole Culturelle. Le milieu culturel, bien représenté, a applaudi lorsque le ministre de la Culture, puis la première ministre ont souligné qu’ils souhaitent favoriser l’accroissement du financement privé mais que « l’État resterait l’acteur central du financement de la culture ». Maka Kotto a bien rappelé que l’on peut soutenir financièrement la culture, mais que l’on peut aussi se montrer très généreux en donnant du temps. Il a souligné l’importance de faire émerger une nouvelle génération de mécènes et que les jeunes se mobilisent de plus en plus dans ce domaine.


Ce comité présidé par Pierre Bourgie est composé de 7 personnalités : Jo-Ann Kane (Banque Nationale), Sophie Brochu (Gaz Métro), Benoit Desjardins (Deloitte), Jonathan Tétrault (McKinsey), Michel Labonté, Jacques Parisien (Astral), Peter Simons (Maison Simons). Pierre Bourgie a d’ailleurs précisé que personne n’avait refusé de se joindre au comité. Les recommandations du groupe de travail sont attendues pour la fin du mois de mai 2013.


Le gouvernement bouge rapidement pour stimuler la philanthropie. Nous ne sommes qu’au début du processus, il faudra que les premières actions soient suivies de gestes concrets.


-------------------------------------------------------------------------------------------------------- 


Sébastien Barangé, Directeur des communications et affaires publiques de CGI. (Twitter @SBarange)


 


Sébastien a été journaliste à Radio-Canada et a collaboré au quotidien Le Devoir, il a par la suite été conseiller de Michaëlle Jean durant son mandat de gouverneure générale du Canada, de 2005 à 2010. Sébastien est reconnu pour son engagement envers la communauté montréalaise et siège au sein de plusieurs conseils d’administration dans les secteurs de l’éducation et de la culture.


président du comité exécutif d'artsScène Montréal (Business for the arts)


membre du conseil d'administration de Ensemble (ex Fondation Tolérance)


 

À propos de ce blogue

Sébastien est reconnu pour son engagement envers la communauté montréalaise et siège au sein de plusieurs conseils d’administration dans les secteurs de l’éducation et de la culture.

Sébastien Barangé

Sur le même sujet

60 secondes avec: Simon Brault, président du Conseil des Arts du Canada

Édition du 19 Juillet 2014 | Suzanne Dansereau

Vous venez de prendre la tête du Conseil des arts du Canada. Quelles sont vos priorités ?Le mandat du Conseil des ...

Le budget de la culture épargné

Alors que ce premier budget du nouveau gouvernement libéral prévoit de nombreuses mesures de ...

Réagissez à cet article
 commentaires

Blogues similaires

Peu d'inflation, de gros casse-tĂŞtes pour les caisses de retraite

Édition du 30 Août 2014 | RenĂ© VĂ©zina

À supposer qu'on puisse se fier aux données de Statistique Canada cette fois-ci, l'inflation ne menace pas encore le ...

38 cartes pour voir l'Ă©conomie mondiale autrement

26/08/2014 | Diane BĂ©rard

Il faut consulter d'autres indicateurs que le classique PIB/habitant pour comprendre l'Ă©conomie mondiale.

Endomondo : l'étoile montante de l'écosystème de start-ups de Copenhague

28/08/2014 | Julien Brault

On entend moins parler des start-ups de Copenhague que de celles de ses voisins comme Stockholm (Spotify) et Helsinki ...