image

Le suicide au travail? On tient ça mort...

René Villemure . les affaires.com . 09-03-2010

  • LinkedIn

On pouvait lire ce matin dans Le Monde qu’un nouveau cas de suicide chez Renault avait été reconnu comme un accident de travail.


"La hiérarchie a confié à Raymond D. un objectif à atteindre sans s'interroger sur la capacité psychique et physique de son salarié à supporter cette charge accrue de travail", estiment les juges du tribunal qui on eu à apprécier l’affaire, concluant que "l'acte suicidaire de M. D. est survenu par le fait du travail".


Depuis quelques années, le suicide des employés en Europe fait la manchette. De 2006 à 2009, trois salariés de Renault se sont suicidés sur leur lieu de travail. En octobre dernier, un ingénieur de 51 ans de la même entreprise s’est enlevé la vie chez lui après son quart de travail. En novembre dernier, trois cadres de NYSE-Euronext ont fait l’objet d’une plainte en justice pour harcèlement moral suite au suicide d’un salarié en 2007. Ces situations sont-elle acceptables? Comment un milieu de travail peut-il s’envenimer à un tel point que des employés décident de passer à l’action et de s’enlever la vie? Ces situations pourraient –elles arriver dans nos entreprises québécoises? Quelles sont les mesures prises ici afin d’éviter de telles situations?


La réponse à la plupart de ces questions demeure nébuleuse. Suite au suicide des trois employés chez Renault, le PDG a mandaté une équipe de cadre afin de procéder à une évaluation exhaustive des politiques de ressources humaines dans l’entreprise. Les résultats étaient choquants : harcèlement psychologique, charge de travail trop lourde, intimidation étaient au menu. Le PDG n’a pas pris position publiquement sur les résultats de l’enquête interne. Alors est survenu le suicide de l’ingénieur…


Qu’en pensez-vous?


Institut québécois d’éthique appliquée


Suivez-moi sur Twitter : renevillemure


 

1 commentaire

MNoreau le 09-03-2010

Sujet tabou! Pourtant, il existe des programmes d'aide aux employés dans plusieurs milieux de travail. Un numéro d'urgence est mis à la disposition du personnel. De plus, dans nos sociétés modernes, les individus suicidaires ont accès à des ressources d'entraide et ce, jour et nuit. Le problème est que les statistiques d'utilisation de ces services révèlent des taux d'appel nettement inférieurs chez les hommes traditionnellement moins enclins à parler et à chercher de l'aide en cas de besoin, en cas de crise. Restent entier les problèmes d'incohérence des missions de valeurs des entreprises et d'absence de gestion interne éthique, susceptibes de pertuber la santé des travailleurs.

Tous les commentaires >

Abonnez-vous

image

Votre meilleur allié pour faire grandir votre entreprise, votre carrière et votre portefeuille. Économisez 75 % sur le prix en kiosque !

Abonnez-vous