Vézina : Pathétique bilan de l'emploi aux États-Unis


13 commentaires sur cet article.

Rédigé par fruitloops le 05-06-2011

RE: http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/201106/04/01-4406104-lamere-amerique-de-dennis-lehane.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_arts_244_accueil_POS1 Un extrait d'entrevue d'un auteur américain, Dennis Lehane: «Ce ne sont pas les radios nationales ou les réseaux publics. Ce sont les gens du milieu financier et leurs manières prédatrices. Ils ont détruit ce pays et ça me rend fou de colère. Parce que non seulement ils ont tout démoli mais en plus, ils ont réussi à convaincre ceux-là mêmes dont ils ont détruit la vie qu'ils ne sont pas responsables de la situation.» Il est donc question de cela, entre les lignes de Moonlight Mile, roman très critique envers ces corporations qui «implantent leurs usines hors des frontières des États-Unis, font perdre leur emploi à des milliers de personnes et, ensuite, sont capables de demander, sans perdre leur sérieux, d'acheter américain».

Rédigé par igloo le 05-06-2011

Ne vous inquiétez pas. Nous avons d'excellents politiciens, d'excellents économistes (:-) . D'ailleurs notre premier ministre lui-même est un économiste et a toute son attention sur ces problèmes.... Comme en témoigne l'actualité: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2011/06/04/001-harper-chat-nom.shtml

Rédigé par dencour le 04-06-2011

Augmenter les TI, peut-être, cela contribuerait à arrêter l'party qui se déroule déjà depuis plusieurs années. Mais cela occasionnerait aux participants de ce party, une sérieuse gueulle de bois du lendemain de veille ! ET cette hausse n'est pas près de se produire aux USA: Bugs "chopper" Benny n'y détient aucune marge de manoeuvre. Quant au Canada, Carney en a une toute petite mais hésite à s'en servir face à la déconfiture américaine, au bourbier européen et à la croissance chinoise moins convaincante (entre autres).

Rédigé par le 04-06-2011

Voilà quelque chose qui devrait inquiéter tout le monde concernant l'emploi. ' Half of Last Month's New Jobs Came from a Single Employer — McDonald's ' http://www.weeklystandard.com/blogs/half-last-months-jobs-came-single-employer-mcdonalds_573220.html

Rédigé par Réaliste1 le 04-06-2011

@renevezina. "Mais on ne guérit pas un mal en créant un autre mal. Dans les circonstances actuelles, rien ne justifie une relèvement brutal des taux." Mais de quel mal parlez-vous au Canada?? Il est là le problème... Au Canada, nous continuons à maintenir les taux artificiellement bas et il n'y a pas vraiment de mal. Il n'y avait aucune raison de maintenir ces taux aussi bas aussi longtemps au Canada. Je seconde ABC qui a émis un excellent commentaire. Une bulle de l'endettement des particuliers sans précédent est en train de se former au Québec et au Canada, au point où la Banque du Canada n'aura plus aucune marge de manoeuvre très bientôt.

Rédigé par ABC le 04-06-2011

On pourrait aussi dire qu'on ne règle pas un problème en appliquant le même remède qui a été à la cause du problème initialement. Ce sont 2 façons différentes d'aborder la situation. Si l'horizon est de 6 ou 12 mois en ce qui concerne le nombre d'emplois, le PIB et le niveau des marchés boursiers, bien sûr que les taux d'intérêt devraient demeurer bas (ils pourraient les mettre à zéro aussi). Si l'objectif est la soutenabilité de la croissance économique pour la prochaine décennie, le raisonnement peut être différent et des économistes tout aussi respectables que Mme Cooper, tel que Marc Faber, Richard Duncan et autres (et qui par ailleurs ont un bien meilleur historique de recommandations aux investisseurs) vont diront exactement le contraire de Mme Cooper. Les banques ont profité au maximum des politiques de taux directeurs depuis 15 ans (on n'a qu'à regarder l'évolution de la proportion du PIB provenant de l'industire financière qui devrait seulement être une courroie de transmission, alors j'y vois un méchant conflit d'intérêt. Mon point étant seulement que les mauvaises allocations de capital générées par ces politiques sont désastreuses à long terme. La récession de 2000 avait affecté plus particulièrement les spéculateurs concentrés dans le secteur des techs/télécoms. Celle de 2008 a banquerouté une large partie du secteur privé. La prochaine station de train: les gouvernements (c'est déjà commencé). Donc, on part de récession affectant un nombre limité de gens mais ne pénalisant pas ceux qui ont été raisonnables à une récession ayant laissé peu d'indemnes à une prochaine touchant l'ensemble de la société sans les gens raisonnables n'aient un mot à dire à ce sujet. Belle progression et continuons à vouloir créer de la dette même si le rendement de celle-ci est négatif depuis 3 ans (l'addition de nouvelles dettes ne créent plus de PIB additionnel, concept qu'ont compris beaucoup d'économistes de l'école autrichienne ne travaillant certes pas pour les banques canadiennes)!

Rédigé par vezinar le 04-06-2011

Cher ABC Votre argumentation se tient, sauf à la fin, si je peux me permettre de relever le gant : que les taux d'intérêt artificiellement bas du début de la décennie aient poussé des consommateurs à s'endetter plus que de raison, c'est probable. Mais on ne guérit pas un mal en créant un autre mal. Dans les circonstances actuelles, rien ne justifie une relèvement brutal des taux. Lire ici le commentaire de Sherry Cooper, de la BMO : « The inflation hawks have been silenced. It is apparent that the rise in headline inflation coming from food and energy prices has not led to widespread inflation pressure, but instead to slowing economic activity.» Elle n'est pas qu'une simple journaliste économique, plutôt l'économiste-en-chef de la BMO. Mais elle doit aussi manquer de crédibilité, à vos yeux... Comme vous le dites si bien, sans rancune.

Rédigé par ABC le 04-06-2011

Selon moi, nos économies sont enlisées car justement trop de potion magique a été utilisée lors des dernieres récessions. Les gouvernements ne peuvent miraculeusement créer de prospérité économique et des emplois par leurs interventions, c'est l'épargne, l'investissement et la recherche et développement qui peuvent le faire. Tout ce que les gouverenements créent, ce sont des mauvaises allocations du capital dans le système qui tôt ou tard doivent être corrigées. En ayant maintenu des taux d'intérêt artificiellement bas pendant 20 ans, la Fed a transformé les États-Unis en un pays de consommateurs et a chassé les emplois à l'étranger (des taux d'intérêt de marché auraient créé des récessions plus fortes, rééquilibrer production et consommation et forcer la main du politique pour qu'il gère sa balance courante avec plus de sérieux). Ce qui se passe actuellement, c'est que le consommateur américain a fait faillite en 2008 et ne peut plus poursuivre ce schéma de mauvaise allocation du capital plus longtemps. La même chose s'en vient au Canada avec le ralentissement chinois qui fera baisser le prix des ressources de 30%. Bref, lorsqu'un ratio de nouvelles dettes nécessaires pour créer un dollar de croissance du PIB passe de 1 pour à 1 en 1980 à près 5 pour 1 en 2007 et que les banques centrales continuent de maintenir des taux artificiellement bas, je me dis que certains économistes ont oublié de lire la deuxième partie du livre de Keynes et n'ont certes pas lu aucun livre de Hayek ou Von Mises. Lorsque le taux d'endettement personnel est rendu à 150% et que l'endettement public continue d'augmenter à un rythme nous conduisant à coup sûr vers une restructuration majeure au cours des prochaines années et qu'un journaliste économique a pour titre ''pas de hausse d'intérêt et pour cause'', je me dis que beaucoup d'historiens riront de cette époque dans un futur pas si lointain. Sans rancune!

Rédigé par berixyz le 03-06-2011

Il commence à y avoir un certain changement de ton dans les médias "grand public"... Jusqu'à tout récemment, on nous annonçait que la reprise ne pouvait qu'aller en crescendo pour de nombreuses années et qu'il fallait acheter actions et immobilier avant que tout soit hors de prix. C'était pourtant évident qu'on avait une reprise faible propulsée par de gigantesques injections de fonds publics. Les actions ont bien été poussées et les PDGs peuvent s'acheter plus de BMWs et autres biens de luxe que jamais, mais ils sont bien les seuls à en profiter. Les améliorations de profits se sont faites par ce qu'ils appellent l'efficience; il suffit de voir les actions exploser à la hausse lorsque des milliers de coupures de postes sont annoncées. D'un autre côté, toutes ces dettes publiques devront se payer d'une façon ou d'une autre. Faites confiance aux américains; ils savent y faire. Ils n'ont pas peur de fermer des écoles, couper de moitié des services de police et annuler des programmes d'aide aux plus démunis. Ils n'obtiendront pas une relance de cette façon. Le gras, le muscle, puis l'os ont étés coupés. On commence à être en terrain vraiment inconnu et on a peu de références passées pour prédire la sortie de crise. Quand le PDG de Oualle Marthe avertit que ses clients sont sur le point de manquer d'argent (et ils out peut-être plus de moyens de le mesurer que les gouvernements), ce n'est pas un indicateur d'années folles à venir.

Rédigé par le 03-06-2011

Comme je l'ai déjà dis ici:''aime de plus en plus Ron Paul. Dans une entrevue d'hier, il déclare que les USA ne peuvent pas rembourser la dette parce qu'il ne produisent plus assez. Il déclare que la seule chose possible en ce moment pour les USA est d'emprunter et imprimer de l'argent. Il finit par dire que cette façon de faire est un 'DEAD END'. http://www.youtube.com/watch?v=XzEPdNga6mc&feature=player_embedded#at=109 '

Rédigé par YBertrand le 03-06-2011

Bonjour. Les américains attendent du travail qui ne reviendra pas. Nous semblons oublier que la très grande partie des entreprises ont réagit à la crise en faisant des mises à pieds massives en fermant des succursales, des départements qui ne faisaient pas leurs frais etc. Ces entreprises s'apperçoivent maintenant qu'elles peuvent dégager autant sinon plus de profits avant moins de personnel. Il m'apparaît inconcevable que ces entreprises fassent les mêmes erreurs. Nous avons donc des chiffres qui ne correspondent de moins en moins à la réalité sur le terrain puisque des centaines de milliers passent sous le radar du chômage qu'ils ne percoivent plus. C'est dans les rangs de l'assistance sociale que les chiffres devraient être examinés, nous aurion dès lors une meilleure image de la situation. Merci et bonne journée.

Rédigé par quaz le 03-06-2011

J'ai une solution: QE3,QE4...etc

Rédigé par mario.lalonde le 03-06-2011

La solution, payer nos dettes et faire le ménage aux bonnes places... La crise immobilière aurait du être éviter si la FED dans le temps avait monter les taux avant que la bulle soit incrontrôlable... Malheuresement, il est trop tard...

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