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Vézina : Pathétique bilan de l'emploi aux États-Unis

René Vézina . 03-06-2011

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 « Abysmal » (Sherry Cooper, BMO). « Paltry » (cnbc.com). « Coup de frein » (lefigaro.fr).


Difficile de trouver une note encourageante dans les commentaires recueillis un peu partout concernant la piètre bilan de l’emploi aux Etats-Unis en mai : un gain net d’à peine 54 000 emplois, incluant la perte de 29 000 jobs dans l’ensemble du secteur public qui n’en finit plus de saigner.


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Il n’y a pas de reprise économique digne de ce nom aux États-Unis. Les entreprises qui font bien se débrouillent en bonne partie grâce à leurs activités outre frontières. Avec un taux de 28 % de propriétaires underwater (valeur de la maison inférieure à l’hypothèque), les consommateurs américains n’ont pas le moral.


« À court terme, prévoit Brian Jones, économiste chez Société générale, la détérioration évidente de la situation révélée ce vendredi sera perceptible dans les statistiques à venir portant sur le mois de mai, par exemple sur les ventes de détail, qui devraient être faibles », lit-on vendredi sur lefigaro.com.


Ce qui nous attend, ici ? On le saura vendredi prochain. Les statistiques sont plus longues à venir au Canada. Le résultat devrait quand même être plus encourageant. C’est vrai qu’il est difficile de faire pire que les États-Unis. Mais les finances publiques sont – globalement- en meilleur état et les gens sont moins affectés.


Autre conséquence : la Banque du Canada pourrait garder son taux directeur à 1 % bien au-delà de l’été. Avec l’économie américaine en panne, les pressions inflationnistes vont demeurer faibles. Le prix du baril de pétrole reculait en ce vendredi parce qu’on ne s’attend plus à une hausse rapide de la demande. Et la BDC ne pourra faire cavaler seule son taux d’intérêt si les Américains ne bougent pas. Le huard risquerait alors de s’envoler et les exportateurs encaisseraient un nouveau choc.


D’une façon ou d’une autre, le portrait demeure sombre. Dans l’histoire récente, jamais une récession n’aura laissé nos économies si enlisées. Une potion magique, quelqu’un ?

13 commentaires

fruitloops le 05-06-2011

RE: http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/201106/04/01-4406104-lamere-amerique-de-dennis-lehane.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_arts_244_accueil_POS1 Un extrait d'entrevue d'un auteur américain, Dennis Lehane: «Ce ne sont pas les radios nationales ou les réseaux publics. Ce sont les gens du milieu financier et leurs manières prédatrices. Ils ont détruit ce pays et ça me rend fou de colère. Parce que non seulement ils ont tout démoli mais en plus, ils ont réussi à convaincre ceux-là mêmes dont ils ont détruit la vie qu'ils ne sont pas responsables de la situation.» Il est donc question de cela, entre les lignes de Moonlight Mile, roman très critique envers ces corporations qui «implantent leurs usines hors des frontières des États-Unis, font perdre leur emploi à des milliers de personnes et, ensuite, sont capables de demander, sans perdre leur sérieux, d'acheter américain».

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