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Vous avez remarqué ? Depuis le retour au travail, chez Postes Canada, les levées de boîtes postales sont beaucoup moins fréquentes qu’avant. Dans bien des secteurs (à Montréal en tout cas), on a modifié les horaires affichés : au lieu de deux levées par jour, il n’y en a plus qu’une seule.
Et vous avez sans doute appris que Postes Canada vient d’encaisser un déficit pour son dernier trimestre (10 M $); et n’eut été le coup de main que lui ont donné ses divisions parallèles, comme Purolator, la perte aurait été beaucoup plus forte.
PLUS : Les grèves font perdre 10 M $ à Postes Canada
Le lien entre les deux nouvelles ? Postes Canada est à court de munitions. On a beau réduire le service, les finances se détériorent et vont probablement continuer de se détériorer.
Mais ses soucis ne sont rien quand on les compare à ceux qui assaillent son vis-à-vis américain, le US Postal Service.
Le système américain coule l’encre rouge à un point tel que ses dirigeants pensent être forcés d’éliminer 120 000 emplois au cours des 10 prochaines années ! Et encore, même dans ces conditions, rien ne garantirait la viabilité de l’organisation, qui doit se débrouiller par elle-même, indépendamment du gouvernement américain.
La desserte postale du samedi –qui existe encore aux États-Unis- sera vraisemblablement abolie. Le prix des timbres va exploser. L’ensemble du service va diminuer comme une peau de chagrin. Malgré toutes ces mesures, le combat semble pratiquement perdu. La vie a changé et la poste conventionnelle est dépassée.
C’est dommage. Mais c’est aussi hautement préoccupant pour tous les salariés de ce côté-ci de la frontière. Le conflit de travail de cet été n’est probablement qu’un épisode dans le douloureux réajustement qui attend Postes Canada.











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