Vézina : François Legault déclenche une saine discussion


45 commentaires sur cet article.

Rédigé par sylvain01 le 22-04-2011

Tout à fait d'accord avec les idées de François Legault. Je suis un enseignant qui se fait évalué à chaque année. Pour moi le fait de me faire évalué cela me donne plus de force pour m'améliorer et je suis un enseignant efficace. le problème au Québec c'est les syndicats qui mènent à peu près tout et empêche le Québec d'avancée économiquement et perd de la perfomance au niveau du travail. C'est comme les garderies en milieu familiale, Avez-vous déjà vu en employeur ce syndiqué contre lui-même. Car une garderie en milieu familial est une entreprise opérée par l'intervenante qui exploite sa propre compagnie de chez elle.C'est juste au Québec que l'on voit des situations aussi absurdes. Si les intervenante et propriétaire de garderie familial voulait se syndiquer ils ont juste allé travailler en garderie institutionnelle. Notre intervenante qui possède sa propre garderie en milieu familiale a menacé de fermer sa garderie justement parce'quelle est obligé de se syndiqué.

Rédigé par cmonopinion le 18-04-2011

M. Vézina, vous avez tellement raison de dire qu'il faut laisser la chance au coureur et de ne pas attaquer les positions de Legault sans en débattre. Ce qui sera important, c'est le verdict de la population. Nous ne sommes que déjà trop habitués à voir les corporatistes et les lobbys s'objecter devant toute proposition qui les concerne avant même de débattre. J'ai confiance que la démarche très démocratique de la coalition de Legault nous mènera quelque part, à tout le moins à donner des idées à des partis en place. Je suis allé sur leur site web et je vois qu'il y a près de 2 milliers de commentaires, ça me rassure sur l'intérêt au moins de débattre des questions. Vous montrer une ouverture d'esprit qui n'est pas celle de tous. Heureusement, Legault a du métier et du média intéressé à diffuser ses idées, c'est pas tout le monde qui a ce privilège, mais on voit aussi qu'il n'est pas seul dans le bateau.

Rédigé par Incubus le 18-04-2011

@YBertrand le 16-04-2011 LOL, vous êtes mon clone, j'ai fait exactement la même chose! Pour Olivier, son problème c'est la jalousie envers ceux qui sont capable d'épargner une partie de leur salaire et de l'investir afin de se garantir une bonne retraite. Il doit être incapable de mettre des sous de coté, il s'aperçoit donc qu'il se dirige vers un mur car le temps manque pour épargner et il ne pourra pas compter sur l'état providence car celui-ci tire également à sa fin. En tant que bon Québécois de gauche, il veut donc prélever via des impôts lourds le fruit du travail des autres pour compenser son manque de prévoyance. Personnellement, à 20 ans j'avais déjà un plan et des objectifs de vie qui ont tous été accomplis. Pour arriver à mes fin j'ai eu un mode de vie spartiate et non pas un comportement de mariole comme la plupart des gens.

Rédigé par pbrasseur le 18-04-2011

@YBertrand – Je ne crois pas qu'une réorganisation – en supposant qu'elle soit possible… - puisse venir à bout des problèmes de productivité dans le système d'éducation, la santé et dans la fonction publique en général. Pour ça il faudrait changer la culture dans ces bureaucraties et ça c'est carrément mission impossible. On dit que ça prend 25 ans pour changer la culture d'une entreprise, alors imaginer ce que ça représente dans un immense monopole syndiqué jusqu'aux oreilles, non franchement ce n'est pas réaliste et on perdrait un temps précieux en empruntant cette voie… Ce qu'il faut ce n'est pas réformer ces bureaucraties, c'est les éliminer tout simplement. La bonne nouvelle en éducation c'est qu'on ne part pas de zéro, il existe déjà un solide réseau d'écoles privées, pour commencer on pourrait bâtir là dessus, des écoles indépendantes et responsables (pour leur survie) devant leurs clientèles pour la qualité des services qu'elle donnent. Je vois mal comment on pourrait faire pire que maintenant.

Rédigé par YBertrand le 16-04-2011

Bonjour. @pbrasseur. Il ne s'agit pas de mettre plus d'argent en éducation mais de mieux répartir le budget. La proposition de faire disparaître les commissions scolaire (8%) du budget annuel et d'assoir sur leurs derrières les syndicats sur la question d'attribution des postes afin que les profs puissent enseigner dans leur domaine de concentration. Une cousine qui détient une maîtrise en français a enseigné le français qu'environ 10 ans de sa carrière de 35 ans, ce n'est pas normal. @monsieur Olivier M. Vous êtes en terrain glissant lorsque vous dites que se sont les travailleurs qui payent le plus de taxe et impôts. Je suis rentié, (pré-retraite) ai des revenus d'immeuble et de placement et paye ma part d'impôts, merci. Si vous voulez diminuer vos impôts faites comme moi, investissez dans les REER et acheter plus de REER avec le retour d'impôt que vous obtiendrez. Après plusieurs années, prenez une année sabatique pour retirer vos REER que vous investirez dans une entreprise à action (non publique). Vous verrez à quel point "que c'est avec de l'argent que l'on fait de l'argent". Le problème de beaucoup de personnes est le crédit qu'ils ne sont pas en mesure de faire un budget". De toutes façons, les personnes se servent de leurs cartes de crédits pour les dépenses de toutes les jours ce qui démontre très bien qu'ils ne savent pas faire un budget. On parle souvent des taxes et impôts mais les gens oublient toujours de calculer combien ont-ils déboursé en frais d'intérêts en fin d'année pour soutenir leur train de vie. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 16-04-2011

C'est bien beau de vouloir "investir" en éducation, sauf qu'il va bien falloir que l'argent vienne de quelque part. Or il semble qu'on soit plutôt mal barré avec un gros éléphant dans la pièce: http://ipolitics.ca/2011/04/06/c-d-howe-report-warns-of-health-care-spending-disease/ Et encore ça c'est dans un scénario de continuité, on ne parle même pas d'un scénario où la classe moyenne révolté par les taxes se met à voter avec ses pieds laissant derrière elle un chaos encore pire...

Rédigé par Olivier M. le 15-04-2011

@ incubus. On voit bien effectivement que dans notre système actuel, il vaut mieux être rentier que travailleur. L'effort du travail, le mérite, ne sont pas récompensés. Le travail est taxé beaucoup plus que le capital.

Rédigé par YBertrand le 15-04-2011

Bonjour. Je crois que monsieur mortderire fait un très bon sommaire de la situation dans son premier commentaire. Cependant, j'ajouterai que c'est la responsabilité première des PARENTS qui sont omni-absents (sic) et se préoccupent plus de leurs nombrils que de l'éducation de leurs enfants, ce qui a des répercussions sur l'ensemble des choix qu'ils font. Pour ce qui est de la compétence des professeur, c'est devenu un problème puisque plus de la moitié des étudiants qui se dirigent vers l'enseignement ne sont même pas en mesure de passer leur examen de français, problème qui perdure déjà depuis une vingtaine d'années. Le dernier problème concerne la répartition des effectifs qui s'effectue par le biais de la séniorité et non du curriculum des professeurs, hors avec cette méthode profondément ridicule, les profs d'histoire enseignent les maths, les profs de maths enseignent le français, les prof de français enseignent la chimi. Tant et aussi longtemps que cette connerie perdurera nous ne pourrons pas obtenir un "système d'enseignement" qui répond à quelque besoins que se soit. Merci et bonne journée.

Rédigé par Mortderire le 15-04-2011

@ Incubus... Je suis d'accord que la société ne valorise pas la culture de l'effort. J'ajouterais à cela que ça fait bien l'affaire des élèves qui ne veulent pas se forcer non plus et qui passent leur temps à réclamer leurs «droits», en oubliant que le «droit» ne vient jamais sans un devoir.

Rédigé par Incubus le 15-04-2011

@Mortderire le 15-04-2011 Connais-tu la raison pourquoi le niveau des étudiants baisse? La raison est simple manque de défis dans la société. L'effort n'est pas récompensé mais plutôt punis ou même mal vu puisque l'idiot et l'incapable ont autant de privilèges et de droits que celui qui produit. http://lclyon.wordpress.com/2007/06/27/la-petite-poule-rousse/

Rédigé par Mortderire le 15-04-2011

@ bobthehob... Je connais plusieurs profs qui m'ont dit avoir subi des pressions de leurs directeurs pour qu'ils fassent passer plus d'étudiants. Il y a de nombreuses matières où l'évaluation ne repose pas sur une évaluation de type vrai ou faux ou des choix de réponse objectifs. C'est le cas en français où il faut évaluer la qualité de l'écriture, de l'argumentation, etc. Idem en histoire, en philo, et même en maths quand il s'agit de voir si l'élève peut développer un raisonnement mathématique. Bref, il y a une part de l'évaluation qui est de nature qualitative et c'est sur ce plan-là que les directeurs et les fonctionnaires du ministère de l'éducation essaient de jouer pour faire passer les cancres, entre autres en baissant les critères d'année en année. (Exemple de ces tours de passe-passe: on décide de ne plus évaluer la ponctuation.) Les nombreux profs que je connais sont formels : le niveau des étudiants baisse continuellement depuis vingt ans mais on oblige les profs à maintenir le pourcentage de réussite. Ce n'est pas une invention de ma part. Ce sont des témoignages répétés de gens qui travaillent sur le terrain. Ces profs ne donnent pas de moins bons cours, c'est leurs élèves qui sont moins bons. Il faut arrêter de se mettre la tête dans le sable et de déresponsabiliser les jeunes. Le jeune qui n'étudie jamais, qui n'écoute pas les cours «parce que c'est platte», qui ne fait pas ses devoir «parce que c'est platte», qui sèche ses cours «parce que c'est platte» est aussi responsable de son échec. Blâmer les profs, c'est perpétuer l'irresponsabilité des jeunes qui pensent qu'ils pourront tout avoir tout cuit dans la bouche, qu'il n'est pas nécessaire de savoir compter parce que la calculatrice peut le faire à leur place, qu'il n'est pas nécessaire de connaître son français parce que le logiciel de correction va corriger leurs fautes à leur place.

Rédigé par bobthebob le 14-04-2011

Aie !!! mortderire, sort de ta tannière. Les profs ne seront pas évalués en faisant passer les élèves gratuitement. je présume qu'un examen universel sera passé par tout les élèves et si 40% d'une classe ne passe pas, il faudra se questionner sur les compétences du profs. J'ai confiance en François Legault, toutefois face à la population en générale, il va se planter. Je crois que la population est composée de 15 % de personnes allumées qui comprennent M.Legault et de 85% de suiveux sans opinion.

Rédigé par bobthebob le 14-04-2011

Arrêtons de mettre la faute sur les enseignants et les élèves. L'éducation ça commence à la maison et le rôle des profs est d'instruire et non d'éduquer. Le premier rôle incombe aux parents et seulement aux parents. La journée où tout le monde comprendra ce principe fondamental, notre société ne s'en portera que mieux.

Rédigé par le 14-04-2011

Ce message s'adresse à tous les professeurs sans colonne. Arrêter de drogué nos jeunes enfants! À chaque fois qu'un enfant n'est pas un bon esclave et qu'il critique vos façons de faire ou de vous rendre intéressant, vous le drogué. Ce n'est pas surprenant qu'on ai un tel taux de ritalin. Vous voulez êtes sur qu'ils vous suivent sans penser pour qu'ils deviennent comme vous, des petites feuilles au vent. Pourquoi dans les années 80 et avant, les élèves n'en avait pas besoin!? . Je vois qu'aux USA on essaie de monter les enfants contre leurs parents alors je me chiale p-e pour rien.. : WE ARE NOT YOUR SLAVES : http://www.youtube.com/watch?v=hIsVZwa6RW8&feature=player_embedded

Rédigé par travailleur le 14-04-2011

Pour les commissions scolaires converties en sous une forme régionale, j’en conviens, qu’ils seront proportionnés selon le nombre d’école ou sous le nombre de personnel qu’ils auront à s’occuper, une région éloignée ou de banlieue couvriront évidemment plus de territoire, à Montréal ou Québec, peut être aura t’il plus d’un groupe régional, tout est reformulé. Quand tu vois un appliquant comme commissaire qui s’est présenté à notre porte de notre domicile, pour se présenter aux dernières élections des commissaires scolaires et qui avait environ l’âge de mon fils ( je le plaçais vers les 24 ans ), cette série d’élection est rendu une vraie mascarade. Il est peut être vrai au niveau du travail d’entretien s’est changer quatre 25 cents pour une piasse et qui seront couvert par nos taxes municipales, sauf que je suis convaincu que toute l’administration technique sera combinée par de l’expertise déjà en place. Une commission qui a des travaux de peinture, de fenêtre, etc… doit engagé un bureau d’ingénieur consultant ou en choisir parmi 3, une fois les dessins et devis obtenus, il doit lancer des soumissions, accorder le contrat, ont-il l’expertise pour s’assurer du travail bien fait. Dans une municipalité toute la structure est déjà en place avec tous les techniciens, dessinateurs et ingénieurs, dont ils peuvent eux même effectuer les plans et devis ou si trop gros engagé un consultant bien sûr, mais ont toute l’expertise pour les suivre jusqu’à la fin du contrat, s’est tout à fait dans leur corde, et en plus ils doivent être très transparents, car ils sont sous des vérificateurs d’audite et sujet au critique publique beaucoup plus des commissions scolaires, que nous ne connaissant à peine leur dépense. S’est simplement revenir comme avant, avant les commissions, s’étaient les municipalités qui s’occupaient des bâtiments d’école, les taxe scolaire était plus basse et les taxe municipale seront évidements augmentés, mais j’ai plus confiance et plus facile à surveiller un conseil municipal, qu’une commission scolaire qui se paye la traite à des voyages justifier pour des supposés colloques ?

Rédigé par Incubus le 14-04-2011

@ Mortderire le 14-04-2011 Par contre ceci est vrai, tu n'enseigne pas les mathématiques. Pour le reste, les enseignants ne sont pas responsable à 100% des déboires du système. C'est la faute du gouvernement de mollassons que nous avons. Que l'on fasse sauter la formule Rand et la sécurité d'emploi de tous les fonctionnaires. Cela permettrait de se débarraser de l'ivraie et d'augmenter ainsi la productivité et l'image des fonctionnaires.

Rédigé par Mortderire le 14-04-2011

Hé hé hé... Pas du tout, Incubus. Les gens ont de la difficulté à concevoir qu'on puisse parler sans défendre des intérêts personnels. C'est bien triste cet égoïsme rampant qui empêche de penser au bien public. Le pire, c'est que les gens souffrent de ce manque d'idéal. Mais ils sont devenus tellement cyniques qu'ils préfèrent se vautrer dans leur désabusement en grattant leurs plaies comme des galeux.

Rédigé par Incubus le 14-04-2011

J'en déduis que Mortderire est dans l'enseignement avec une sécurité d'emploi en béton armée. Par contre, je suis certain qu'il n'enseigne pas les mathématiques.

Rédigé par Mortderire le 14-04-2011

@ travailleur... Ce que vous dites a peut-être une pertinence pour des petites commissions scolaires en régions éloignées. Mais à Montréal, Laval, Québec, les commissions scolaires ont déjà cette fonction «régionale» dont vous parlez. La région de Montréal à elle seule compose la moitié du Québec, est-il besoin de le rappeler ? Par ailleurs, déplacer les gens qui s'occupent des bâtiments d'une commission scolaire à une ville, c'est changer quatre 25 cents pour une piasse. Il faut toujours payer ce monde là. Couper quelques commissaires inutiles ? Oui, pourquoi pas ? Mais la baguette magique démagogique et le rhétorique anti-travailleur de l'ADQ, non merci. @ grousseau... Je ne sais pas sur quelle planète vous habitez. La majorité des profs sont sur le bord de l'épuisement professionnel et vous sortez des histoires de profs qui «slaquent». Un prof ne peut pas «slaquer» quand il doit s'occuper d'une bande d'enfants indiciplinés. Il n'a pas le choix de les tenir et de les endurer parce que leurs parents ne les élèvent pas comme il faut. Et en plus on voudrait que ces parents viennent évaluer les profs ??? Alors qu'ils ne sont même pas capables d'élever leurs petits monstres comme du monde ??? Ça serait bien le boutte de la m.

Rédigé par grousseau222 le 13-04-2011

Je ne pense pas que ce que propose legault augmenterait le roulement de personnel et l'évaluation des professeurs fait, entre autre, par les parents pourraient les impliquer davantage dans le processus d'éducation de leurs enfants. Je suis un travailleur syndiqué et je vois les "ravage" de la sécurité d'emploi blindée. Au début, le nouvel employé est bien motivé et travail très fort. Ensuite, les "anciens" lui proposent de slaquer les efforts un peu pour ne pas qu'ils passent pour des paresseux inefficaces. Ma soeur est enseignante et elle a vécu cette situation dès sa première année d'enseignement. L'obligation de performer est saine dans le milieu du travail et je serais prêt à me faire imposer une évaluation pouvant mener au congédiement lorsqu'un employé n'est tout simplement pas efficace un minimum. Cette motivation est souhaitable pour l'employeur, mais aussi pour l'employé.

Rédigé par travailleur le 13-04-2011

Au niveau des enseignants ça reste discutable, car enlever la sécurité d’emplois pourrait créer aussi d’autre problème comme trop de roulement des professeurs. Mais par contre bien évaluer les enseignants, ça reste toujours de mise, ils peuvent toujours le redistribuer dans un autre type de classe d’enseignement qui serait plus à son niveau de ses capacités. Mais la ou il atteint un objectif important, dont l’ADQ avait déjà dans son programme, s’est la fermeture des commissions scolaire, s’est justement de réduire la bureaucratie pour les convertir en groupe régional qui auront des ressources humain, des service de paye, etc… Ce qui rationaliserait les effectifs et une réduction les coûts, l’ADQ avait un autre vision pour l’entretien du bâtiment des écoles, se serait les municipalité qui s’occuperait de l’entretien car ils ont déjà tous les métiers, en plus une réduction de 69 commissaires à 39 commissaires, un autre économie, annuler les élections de commissaire dont pas plus de 7% de citoyen vont votés, complètement ridicule, une économie de 280 million, annulerait l’indexation au subvention des écoles privées, économie de 60 millions, toutes ces économies serait réinjectés dans les écoles publique pour justement augmenter et valoriser les enseignants, leur salaire équivaut à un salair de technicien un DEC de 3 ans d’étude, ils sont des BAC pour un total de 6 ans d’étude, ils ne rejoignent même pas un salaire d’un ingénieur, mais aussi de l’assistance au élève, injecter des budgets dans les écoles, ne peut qu’améliorer l’enseignement, et si s’était la solution ? pour en lire plus voir : http://www.ledevoir.com/politique/quebec/320941/legault-abolirait-les-commissions-scolaires-et-la-securite-d-emploi-des-profs

Rédigé par le 13-04-2011

@pitch, lorsque mortderire parle de génération gaché il aurait du plus s'intéresser à la philosophie puisque ce débat fait rage depuis le début des temps. (Ça c'étais arrogant, on prend et on donne c'est bien non?) . Et oui je suis d'accord avec vous. Si on est obligé de rester dans ce système où il faut apprendre ce qu'on ne veut pas je suppose que ça serais mieux.. :s @mortderire mais vous semblez vouloir attaquer ma crédibilité :) Vous êtes vraiment faché! Je m'excuse lol

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

@ Pitch... Je ne dis pas que les profs travaillent juste pour leur permanence. Je pense que la plupart croit sincèrement dans leur mission éducative. Ce que je dis, c'est que leur travail est déjà tellement pénible qu'il est stupide de chercher à les pénaliser en précarisant leur travail. Ensuite, je trouve que vous avez tort d'associer la démotivation des jeunes à la performance des profs. Ça n'a aucun rapport. Un prof peut être excellent mais avoir devant lui une classe de jeunes qui ne veulent pas travailler. Il faut arrêter de blâmer les profs pour la paresse des jeunes et leur manque de motivation. Étudier n'est pas une partie de plaisir. C'est normal que ça exige un effort, de la concentration, que les neurones surchauffent et que ça soit platte. Blâmer les profs pour le manque de motivation des jeunes, c'est fabriquer une génération d'enfants gâtés qui sera incapable de performer intellectuellement comme l'humanité en a été capable jusqu'ici.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

@ Conspiracy... Voici ce qui ne marche pas dans votre façon de raisonner. Vous dîtes que chacun a «droit» à son opinion. Mais le savoir et la connaissance n'ont rien à voir avec un droit d'expression. Le savoir et la connaissance ont rapport... avec le savoir et la connaissance. Je reviens à ce que je disais sur l'arrogance : il faut être arrogant pour présumer qu'on peut en savoir autant sur un domaine que des gens qui l'ont longuement analysé et y ont longuement réfléchi. On ne peut pas s'improviser expert en n'importe quoi. Une preuve d'intelligence, c'est de savoir faire preuve d'humilité face au savoir et à la connaissance. Claironner sur tous les toits : «j'ai droit à mon opinion» est puéril. Et c'est une autre cause de la dégradation des performances scolaires chez les jeunes : cette attitude qui consiste à dire «je pense ce que je veux» comme si le jeune, avec son MOI atrophié telle une immense baudruche, était en mesure de poser le moindre jugement éclairé sur un savoir qui le dépasse et auquel il devrait s'ouvrir. À cause de son manque d'humilité, la jeunesse se ferme au savoir que les aînés pourraient leur transmettre. Il est pourtant normal que les jeunes en sachent moins que leurs aînés. Le rapport éducatif n'est pas un rapport égalitaire : celui qui sait transmet à celui qui ne sait pas. Si on refuse cela, il n'y a pas d'enseignement possible. Pauvres profs, je les plains d'avoir à faire face à cette nouvelle mentalité iconoclaste qui attaque les fondements mêmes de leur profession.

Rédigé par pitch115 le 13-04-2011

@Mortderire donc si je comprends votre raisonnement, on devrait laissé la permanence car c la seule chose qui garde les enseignants dans la profession... et vous vous demandez ensuite pouquoi nos étudiants ne sont pas plus motivé... peut-être que si leur modèle l'était ce serait plus simple... vous savez, souvent, les enfants sont le reflèt de la société... et pour beaucoup de jeune, l'exemple qu'ils voient le plus longtemps est leur enseignant! Je pense sincèrement que s'il n'y avait plus de permanence, les professeurs aimant vraiment la profession resterait, les autres qui reste uniquement pour la permanence partirait... ensuite, pénurie de prof, que faire pour y remédiez, augmentation des salaires pour attiré de nouveaux professeurs. En éliminant la permanence et l'importance de l'ancienneté alors cela deviendrait vraiment productif et intéressant. Une augmentation de coût peut-être, mais n,est-ce pas vous qui parliez justement d'une génération gâché... alors imaginons ces coût la! Suis-je le seul a penser comme cela...

Rédigé par le 13-04-2011

@mortderire, comme j'ai également dit tantôt: "Je considère que personne n'a a vous dire comment vous DEVEZ menez vos vies et les choix que vous DEVEZ faire.". Tant mieux si vous trouver que votre solution est meilleure mais chacun a droit de décider pour lui. Ensuite, pour ce qui est de l'arrogance j'ai une bonne comparaison pour vous. Claude Poirier passe ses journée à TVA à faire la leçon aux avocats, procureurs et juges. Il a droit a son opinion et j'ai droit à la mienne, son opinion ne vaut pas plus que la mienne. Je crois plutôt que vous aimez votre confort et que vous êtes vite sur le piton lorsque vos convictions se sentent menacés. Un peu comme votre discours d'esprit pur sur un dernier post... Moi je suis prêt à changer mon opinion si vous me prouvez l'inverse car ce que je vois pour le futur est loin d'être beau. J'aimerais bien me tromper mais j'en doute avec toutes les informations disponible.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

@ pitch... Réalisez-vous que si on enlevait ce prix de consolation qu'est la permanence plus personne ne voudrait enseigner dans nos écoles ? N'avez-vous aucune idée à quel point cet emploi est devenu aujourd'hui profondément pénible pour ceux qui le pratiquent ? Enlevez la sécurité d'emploi et nous aurons un nouveau problème sur le dos : un manque de professeurs. Le taux d'abandon chez les jeunes profs est déjà de 20 % après uen année d'enseignement. L'enseignement aux nouvelles hordes de jeunes barbares est devenu tellement insupportable que les individus sains d'esprit comprennent qu'ils doivent changer de carrière s'ils ne veulent pas se taper un burnout après quelques années. Je trouve profondément déprimant de constater que les gens n'ont aucune idée du fardeau qu'endurent quotidiennement nos profs. Toujours ce maudit bitchage de gérants d'estrade sur le dos de ceux qui tiennent le sytème à bout de bras.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

@ Conspiracy... Vos propos illustrent bien ce que je dis... Peut-être que si vous aviez compris ce que vous enseignaient vos profs de philo, vous auriez développé un meilleur sens critique face à toutes ces sources internet que vous citez sans discernement dans la plupart de vos posts. Voyez-vous à quel point vous faites preuve d'arrogance en qualifiant de bullshit la quintessence de la pensée humaine ? Un jour vous comprendrez que l'arrogance ne mène nulle part et qu'elle n'est qu'une preuve d'immaturité...

Rédigé par pitch115 le 13-04-2011

J'aimerais savoir pourquoi personne ne parle de la permanence des professeurs, vous trouvez sa normal qu'une personne n'aye plus besoin de ce forcer, d'inover pour garder son emploi? Pour ma part, chaque jour il faut ce motiver a travailler... Est-ce que nos professeurs (de plus en plus agé) pourrait avoir des problèmes de motivation qui ce transfert a nos jeunes? Je sais pas si vous l'avez déjà entendue mais un dicton circule dans les écoles qui dit : si tu cherche de bon ingénieur(par exemple) va au privé , tu en cherches un moyen, va au parapublique, un très moyen, va au publique et un vraiment mauvais, il enseigne! Je suis d'accord que cette profession doit être mise de l'avant et doit-être mieux traité. Par contre, cela passe par des évaluations constante et des mutations, formation ou renvoie possible. Comment les tâches sont-elles attribué en ce moment... simplement avec l'ancienneté... Je crois que sa ce passe de commentaire!

Rédigé par le 13-04-2011

@mortderire, vous mettez la faute sur les jeux vidéos maintenant? C'est dans les jeux vidéos que j'ai appris à lire mon anglais. Et c'est Alex Jones qui m'a montré à le parler avec un accent du Texas. Et la philosophie c'est tellement mythique.. des plans pour dormir sur le bureau. Si le prof dis que le monde est carroté, tu dis que le monde est carroté à ton examen et c'est bon. C'est de la «bull-shit» ces cours. De là, comme j'ai dis tantôt : «Les jeunes ne veulent rien savoir de ce que vous voulez leurs faire apprendre, ils veulent apprendre ce que eux veulent savoir.»

Rédigé par Incubus le 13-04-2011

La solution a déjà été trouvée en Suède: http://www.quebecdroite.com/2010/12/education-suede-le-modele-scandinave.html

Rédigé par le 13-04-2011

Les considérations de M. Legault sur le monde de l'éducation ne servent qu'à faire parler de lui et de son soi-disant-pseudo-peut-être-on-verra-bien-si-cela-vaut-le-coup nouveau et prochain parti politique... mais comme il n'est rien d'autre qu'un électron libre plus ou moins entouré par des penseurs-issus-de-tous-les-horizons, le voilà devenu Grand Rassembleur qui vient balancer dans la cour des ignares les solutions brillantes pour résoudre les problèmes des écoles (à croire qu'il a bien dormi du temps où il avait le pouvoir...). Mais la plus grosse de ses inepties demeure l'évaluation des profs et leur salaire au rendement. L'éducation n'est pas une business où les jeunes loups peuvent avaler toutes les brebis! Pitoyable.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

Quelques réflexions complémentaires... S'il y a un problème dans l'éducation il est avant tout de nature sociétale et ce n'est certainement pas avec des réformes de gestion qu'on les règlera. Quand on regarde le moment où la performance scolaire des jeunes s'est mise à baisser, on constate que cela coïncide grosso modo avec deux phénomènes : 1) une généralisation des divorces (avec toutes les répercussions qui en découlent sur les enfants : nervosité, problèmes de comportements, manque d'autorité et d'encadrement, etc.) ; et 2) la propagation massive des jeux vidéos chez les garçons. Je suis persuadé, et nous en avons de plus en plus de preuves, que ces jeux causent des dommages cognitifs importants et qu'ils sont les premiers responsables de ce soi-disant syndrôme de déficit d'attention qu'on diagnostique chez nos jeunes. Il suffit d'avoir observé des gamins jouant à ces jeux, c'est-à-dire à mitrailler des «ennemis» pendant des heures, pour s'apercevoir que ces jeux (ainsi que les gadgets électroniques en général et les MSN et autres Facebook) instaurent une sorte de fonctionnement cérébral fondé sur des actions-réactions à la seconde. Or ce mode de stimulus-réponse instantané est foncièrement incompatible avec l'état de concentration qui est nécessaire à la lecture, à l'écriture, à la pensée, à l'étude. En laissant nos jeunes garçons passer des heures chaque jour sur ces fichus jeux vidéos, nous les laissons démolir leur facultés cérébrales (et je ne parle même pas du caractère débilement violent de ces jeux ni du problème connexe de l'obésité par sédentarité qu'ils occasionnent). Mais parler de ça, évidemment, ça ne fait pas sérieux. Ça fait «autoritaire», ça fait «réactionnaire». Alors on ne dit rien, on laisse passer, on tolère ces jeux crétinisants, et notre belle jeunesse devient de plus en plus inculte et ignorante. J'entends déjà les autruches qui me citeront je ne sais quel philosophe de l'Antiquité qui se lamentait sur la déperdition de la jeunesse. C'est que ces autruches ne sont pas allé dans nos cégeps depuis les derniers vingt ans. Je connais des profs de philo qui me disent qu'ils ne peuvent simplement plus enseigner leur matière. Ils le pouvaient il y a vingt ans. Ils étaient capables d'enseigner Kant, Platon, Nietzsche. Les élèves COMPRENAIENT. Maintenant, ça ne marche plus : les jeunes semblent avoir perdu les capacités d'abstraction et de réflexion minimales pour comprendre la philo. Si les profs évaluaient comme ils le faisaient il y a 20 ans, le taux d'échec serait de 80%. Pareil en français. 80% des élèves n'auraient pas leur DEC. Pas joli, n'est-ce pas? Alors que fait-on ? On baisse les exigences en ordonnant aux profs de faire passer les cancres. Saviez-vous que les jeunes aujourd'hui n'ont plus à prendre des notes pendant leurs cours au cégep. Pourquoi? Parce qu'ils n'en sont pas capables! Ils ne peuvent pas écouter et prendre des notes en même temps en s'assurant d'avoir enregistré toute la matière. Alors, pour aider nos jeunes, les profs distribuent maintenant des notes de cours toutes faites. Ce petit fait en dit long sur l'affolante diminution des capacités scolaires qui s'est produite si rapidement chez les jeunes.

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

Je suggère qu'on rémunère nos politiciens et nos députés en fonction de leurs compétences, de leurs réformes, etc. On verra que de ce côté-là, c'est pas terrib'.

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

... On voit donc bien qu'il ne comprend rien à l'éducation.

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

@ Mortderie. Exact. En fait, le résultat de cette mesure aboutirait au contraire de ce qu'elle serait censée améliorer.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

@ Olivier... «Legault propose pour les enseignants une augmentation salariale d'environ 20 % moyennant une évaluation de leur travail deux fois par année, basée sur la réussite de leurs élèves.» Traduction : on vous donne une augmentation de 20% pour que vous fassiez passer tous vos élèves, même les cancres qui méritent de couler, parce que sinon nous allons vous évaluer et vous pourriez perdre votre job parce que si vos cancres ne passent pas, c'est de votre faute et non de la leur, car nos jeunes sont des êtres tellement formidables qu'ils sont au dessus de toute critique. Voilà le non-dit sidérant de ce genre de discours. Voilà comment un pseudo discours de performance cache une posture de déni et de médiocrité.

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

Legault propose pour les enseignants une augmentation salariale d'environ 20 % moyennant une évaluation de leur travail deux fois par année, basée sur la réussite de leurs élèves. Or, la réussite des élèves n'a malheureusement pas toujours grand chose à voir avec la qualité des de l'enseignement.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

Beaucoup de gens parlent d'abolir les Commissions scolaires alors qu'elles sont le produit d'une forme de rationalisation visant à centraliser une foule de services : gestion des ressources humaines, service de paye, attribution des suppléances, entretien des bâtiments, transport scolaire, répartition des élèves sur le territoire, etc. etc. Réalise-t-on ce que ça veut dire d'abolir ces commissions ? Chaque école devra se doter d'un service de ressources humaines ? d'un service de transport ? d'un service d'entretien des installations ? Et comment gérer alors la répartition des élèves en fonction de la disponibilité des locaux ? Voilà une belle recette pour foutre le bordel et augmenter le gaspillage en gestion ! D'ailleurs tous les directeurs d'école refusent en bloc ces responsabilités. Ils en ont déjà plein les bras avec leur mission éducative. C'est un autre beau cas de réforme pilotée par des gestionnaires qui veulent alourdir l'appareil de gestion. Abolir les commissions scolaires nous coûtera au bot de la ligne encore plus d'argent ! Comment imaginer qu'ouvrir cette boîte de Pandore permettra d'économiser ? Ça me dépasse. Cette idée d'abolir les commissions scolaires est purement démagogique (comme bien des choses lancées par l'ADQ) et ne fait que jouer sur la frustration des gens lorsqu'ils reçoivent leur compte de taxes scolaires. Ces derniers s'imaginent alors de façon simpliste qu'en abolissant les commissions ils n'auront plus à payer cette «maudite taxe». Eh bien non, les amis, vous allez la payer quand même d'une manière ou d'une autre et vous risquez même de payer encore plus cher.

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

@ mortderie. Pas mal d'accord avec vous

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

En ce qui concerne la remise en question de l’existence même des commissions scolaires, je suis assez d'accord mais je ne vois pas bien en quoi la fin de la permanence de l’emploi pour les enseignants québécois amélioreraient la qualité de l'enseignement. Il y a bien d'autres réformes possibles pour améliorer l'éducation.

Rédigé par Olivier M. le 13-04-2011

En ce qui concerne la remise en question de l’existence même des commissions scolaires, je suis assez d'accord mais je ne vois pas bien en quoi la fin de la permanence de l’emploi pour les enseignants québécois amélioreraient la qualité de l'enseignement. Il y a bien d'autres réformes possibles pour améliorer l'éducation.

Rédigé par le 13-04-2011

@Mortderire, il y a du vrai dans ce que vous dites. Je crois qu'il faut arrêter de forcer les jeunes à apprendre ce que l'on veut qu'ils sachent. Par exemple il pourrais y avoir 3 cours de base obligatoire, francais (juste pour vous faire plaisir même si ça fait 1960) / mathématique, anglais. Ensuite, les autres cours devraient être au choix de l'élève. Comme cours optionnel on pourrais mettre: informatique, soins de santé, mécanique, etc. De vrai outils pour percer dans le marché du travail plus tard. Pas de la géographie ou des .... comme ça. Demander aux jeunes où se trouve l'Afghanistan sur une carte pour voir. Il faut arrêter de dire aux autres ce qu'il doivent savoir et les laisser décider de ce que EUX veulent apprendre. L'école aujourd'hui ne sert à rien sur le marché du travail mis a pars la formation post-secondaire. Je considère que personne n'a a vous dire comment vous DEVEZ menez vos vies et les choix que vous DEVEZ faire. Les jeunes ne veulent rien savoir de ce que vous voulez leurs faire apprendre, ils veulent apprendre ce que eux veulent savoir.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

Et j'ajouterais ceci : Legault par son discours aggrave inconsciemment le problème, car il renforce l'espèce d'attitude clientéliste des jeunes en leur faisant croire que s'il y a quelque chose qui ne va pas, c'est à cause des profs et non parce qu'EUX-MêMES ne prennent pas leurs études au sérieux. Pour améliorer notre système d'éducation, il faut seconder les profs et non ajouter toute une bureaucratie d'évaluation et de contrôle comme le propose Legault. Encore du gaspillage du côté de la gestion, plutôt que de mettre de l'argent en première ligne, là où on en a vraiment besoin. C'est un des problèmes de notre temps : les gestionnaires passent leur temps à vampiriser les budgets aux dépens des professionnels qui font le vrai travail. C'est comme ça aussi dans les hôpitaux et c'est comme ça dans les universités.

Rédigé par Mortderire le 13-04-2011

Legault ne tape pas sur le bon clou. À l'en croire, le problème résiderait du côté des professeurs. Les problèmes viennent plutôt de ces causes : manque d'éducateurs spécialisés pour les élèves à problèmes ; jeunes qui ne veulent pas étudier pour diverses raisons (pcq ils prennent des jobines pour s'acheter des bébelles, pcq ils ne savent plus lire et écrire à cause de la culture de l'audio-visuel, pcq ils rejettent la culture de l'effort, pcq les parents n'appuient pas les professeurs, pcq le système abaisse continuellement les exigences, pcq il n'y a plus d'échec, etc.). Peut-être bien qu'il y a des choses à améliorer dans la gestion du personnel enseignant, mais le fond du problème n'est pas là et le plan Legault, pour cette raison, ne fait que frapper dans le beurre. Legault n'arrête pas de répéter que les jeunes ont droit à des profs compétents. Or je connais beaucoup de gens qui oeuvrent dans le milieu de l'enseignement et l'histoire que j'entends est toujours la même : les jeunes eux-mêmes ne travaillent pas, ils sont de plus en plus amorphes et impolis, ils refusent de se forcer, le niveau baisse d'année en année, le système oblige les profs à faire passer des cancres pour rencontrer les cibles de réussite, etc. etc. Bref, je trouve très ironique qu'on se soucie de la valeur des enseignants alors que ça crève les yeux que c'est plutôt la valeur de nos enfants qui est la source du problème. Ce n'est peut-être pas plaisant de le reconnaître, mais notre société a produit une génération de jeunes qui, pour la première fois depuis les dernières décennies, semble clairement en retard par rapport à ses aînés. De nombreux travaux en psychologie se penchent actuellement sur ce problème d'un retard de maturité des jeunes adultes d'aujourd'hui.

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