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Ses propositions doivent avoir du bon puisque tout le monde est contre lui. Et je ne parle pas de Stephen Harper, mais bien de François Legault, qui vient finalement de présenter une ébauche de plate-forme qui touche, en premier lieu, le milieu scolaire québécois.
Que dit essentiellement le chef de la Coalition pour l’avenir du Québec ?
Que notre système est dépassé, que ses structures sont inutilement lourdes et qu’il faut repenser le rapport entre les écoles et les élèves. En un mot, qu’il importe de le rendre plus efficace au moment où le Québec doit absolument hausser son jeu pour assurer son avenir.
Il n’est pas le premier à remettre en question l’existence même des commissions scolaires ou la permanence de l’emploi pour les enseignants québécois. Les uns comme les autres ont évidemment été prompts à réagir, accusant François Legault de tous les péchés de l’enfer. C’était prévisible. Ils défendent leur territoire. Ce qui l’était moins, c’était l’attitude soumise de la Fédération des comités de parents du Québec, qui s’est elle-même rangée prestement dans le camp des premiers sans même prendre le temps de considérer des propositions qui pourraient augmenter le rôle et l’influence des parents dans l’éducation de leurs enfants. Mais comme les représentants de cette Fédération trouvent leur place dans l’organigramme des commissions scolaires, tout ce beau monde mange à la même table.
François Legault n’y va pas de main morte et son ton est provocateur. Tout ne va pas mal dans le réseau scolaire, au contraire. Les enseignants sont en grande majorité dévoués à leurs élèves. L’école québécoise est inclusive. Les réformes à répétition ont fait mal mais les résultats scolaires se défendent. Reste que l’impression générale est mauvaise et le réseau est vulnérable aux critiques. Beaucoup sont malicieuses. En frappant fort, François Legault prend des risques : en plus de se faire tomber dessus, il ouvre tout grand la porte aux détracteurs du système en mal de démagogie.
Mais vouloir à tout prix incruster le statu quo dans le béton pour éviter la moindre perte de pouvoir n’est pas non plus la bonne stratégie. Or, c’est exactement le message qu’envoient les commissions scolaires de même que les représentants des enseignants et de certains parents (je dis bien de certains parents et non pas des parents, parce que la position aveuglément partisane de la Fédération ne reflète sûrement pas celle de la majorité des parents québécois). Ils se sentent menacés et leur réaction est sectaire.
Ne pourrait-on pas, pour une fois, discuter de changements à notre fameux « modèle » sans crier à la trahison ?










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