Vézina : Caisse de dépôt, Kruger et Memphis : indéfendable


27 commentaires sur cet article.

Rédigé par jfhenault le 27-08-2011

YBetrand: La filiale de Kruger opérant aux USA est KTG-USA. Une entité légale faisant affaire aux États-Unis et qui doit certainement payer des impôts... aux États-Unis! Je persiste à croire que la postion de M. Vézina est tout à fait juste: Caisse de dépôt, Kruger et Memphis : indéfendable!

Rédigé par jfhenault le 26-08-2011

Monsieur YBertrand, créer de la richesse ici au Québec en fabricant des produits qui seront exportés au USA, ce ne sont sûrement pas des emplois inutiles. Ce serait comme croire que les emplois créer à Montréal dans le secteur des multimédias et des jeux vidéos ce sont des emplois inutiles puisque l'essentiel de la clientèle est à l'extérieur du Québec. Créer de la richesse, c'est justement EXPORTER des produits, du savoir-faire et de la créativité à l'étranger!

Rédigé par jfhenault le 26-08-2011

Pour répondre @getalife:"La Caisse de dépôt et placement du Québec a pour mission de faire fructifier les fonds de caisses de retraite, de régimes d’assurance et d’organismes publics et privés, tout en contribuant au développement économique du Québec. Ces organismes sont les « clients » de la Caisse, qu’on nomme les déposants." Tiré du site internet de la CDPQ... Il semble avoir lu TOUT EN CONTRIBUANT AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DU QUÉBEC. Dans ces conditions, il me semble tout à fait opportun de prendre en considération les impacts socio-économiques d'un investissement. Je n'invente rien. S'il s'agissait d'un premier pas fait par Kruger à l'extérieur du pays, permettant de mettre un pied dans un nouveau marché en espérant exporter d'autres produits dans le future, ce serait compréhensible. Dans le cas qui nous occupe, la CDPQ donne son aval à des méthodes qui ne se pratiquent pas ici au Canada, du moins pas sous cette forme...

Rédigé par YBertrand le 26-08-2011

Bonjour. En effet la Caisse n'a pas à fonctionner avec des oeuillères et n'investir que pour créer des emplois qui seraient non nécessaires tels que ceux de Crabtre ou ailleurs au Québec dans ce marché (papier) ni dans un autre. La Caisse a un portefeuille américain et international et est en place pour aider les entreprises comme Kruger de générer plus de profits (et donc plus d'impôts). Nous ne pouvons pas exiger de la Caisse qu'elle se limite qu'au Québec en fait de territoire d'exploitation, pour ma part cela serait ridicule. Merci et bonne journée.

Rédigé par c le 25-08-2011

jfhenault, vous amenez de bons points. Je veux créer une illustration sans trop y avoir réfléchi. L'illustration est extrême simplement pour fins de réflexions sur les principes au lieu de sur les évènements. Imaginons que vous demeurez à Laval par exemple. Seriez-vous prêt personnellement à renoncer immédiatement à tous vos avantages futurs reliés aux actifs que la caisse gère pour vous (RRQ par exemple) afin que la Caisse investisse ce montant d'argent (en valeur actualisés) dans une usine à Ste-Marie de Beauce ? Personnellement, je crois que les caisses de retraites ne devraient pas être des outils politiques, ni des outils sociaux pour le pays, ni des outils de développement économique. Votre caisse de retraite devrait être investie excusivement pour maximiser la probabilité que les bénéficiaires reçoivent en dollars les montants de rtetraite qui leur ont été promis dans leur contrat d'employé. Je ne ferais pas de distinction entre caisse de retraite privée ou publique. Tous les fonds de sécurité ou d'accumulation des gouvernements (Comme SAAQ) devraient être identifiés pour utilisation future spécifique à chaque fond. Les fonds à développement économique ou à caractère sociaux devraient être identifiés aussi. Mais on ne devrait pas combiner les deux car nous risquons fort d'avoir un échec dans les deux objectifs. Si la Caisse réussissait à investir en maximisant le rendement à risque raisonnable, je suis certain qu'elle aurait aidé l'économie du Québec, tout au moins en assurant un certain niveau de sécurité pour les bénéficiaires des fonds qu'elle gère.

Rédigé par getalife le 25-08-2011

@JfHenault, j'ai plus l'impression que vous parlez avec vos tripes et votre propre protectionnisme que d'un point de vu rationnel. La CDPQ n'a pas pour mandat de créer de l'emploi ou de préserver ceux-ci, elle a pour mandat d'assurer un rendement sur les fonds qu'on lui confient et qui proviennent de divers programmes de pensions du Québec et de régime d'indemnité qui sont la pour assurer le bien être des québécois (CSST, SAAQ, RRQ) pour ne nommer que ceux la. Vous mêler probablement le fonds FTQ ou CSN qui eux ont pour mandat par les crédits d'impôts qui leurs sont octroyés de privilégier des investissement fait au Québec. En 2008, la caisse s'est fait rentrer dedans car elle à manquer à son devoir de fiduciaire soit de s'assurer de protéger le plus possible les capitaux investit et surtout de bien circonscrire au maximum le risque de ses portefeuilles ce qui n'était évidemment pas le cas. Alors expliquer moi en quoi elle répondrait à son devoir de fiduciaire, si elle favoriserait au contraire la création d'emploi au Québec au détriment de l'actif qu'elle gère?

Rédigé par jfhenault le 25-08-2011

D'abord, M. Bertrand, Électrolux était installé à L'Assomption. Ensuite, je ne remets en cause la décision de Kruger, mais celle de la CDPQ d'encourager les états américains dans leurs délires protectionniste... M. Sabia et son équipe ont clairement oublié une colonne lors de leur analyse du dossier: Impact socio-économique!

Rédigé par YBertrand le 25-08-2011

Bonjour. @monsieur jfhenault. Par logique je ne vois pas pourquoi Kruger ne pourrait pas agrandir ses installations de Memphis où la clientèle est trente fois plus grande qu'au Québec. De plus la main d'oeuvre est moindre. C'est ce qui est arrivé d'ailleurs à Electrolux de Joliette qui était en place depuis près de 50 ans c'est la même chose avec Bridgstone (ou Goodyear). Cela ne sert à rien d'augmenter la production dans une ville qui est très loin du marché qu'elle vise. Vous dites que le marché américain est de plus en plus protectionniste, alors vaut mieux s'y installer. Merci et bonne journée.

Rédigé par jfhenault le 25-08-2011

M. YBertrand, si le marché était réellement à la baisse et que Kruger ne voyait de rentabilité à investir dans une nouvelle machine à papier, que ce soit au Canada ou aux États-Unis, non-seulement elle ne l'aurait pas fait mais la CDPQ n'aurait pas investit dans le projet. Le marché actuel en est un de vive compétition opposant entre autre le géant de l'industrie Kimberley Clak à Kruger. En 2002, Kimberley a vendu à Kruger l'usine de Memphis pour l'une des raisons suivantes, sinon les deux: ou bien la capacité de production américaine était excédentaire ou bien il s'agissait de l'usine la moins compétitive dans le groupe... Rappellons qu'en 1997 la Cie Scott Paper qui opéraient des usines au canada et aux États-Unis a été vendu au Groupe Kimberley-Clark. À ce moment, le bureau de la concurrence du Canada avait jugé que les parts de marché de Kimberly-Clark au Canada contrevenaient aux lois en vigueur. C'est alors que Kruger s'est porté acquéreur des usines canadiennes de Scott Paper et, 5 ans plus tard, kruger a racheté les installations de Kimberly-Clark à Memphis. S'agissait-il d'un canard boiteux? D'une localisation contraingante ou ou simplement d'une usine désuète?Néanmoins, en 2003, Kruger investis dans l'usine de Crabtree pour y installée une nouvelle machine à papier, entre autre pour désservir le marché américain avec sa marque de commerce White Cloud. Par ailleurs, en 2009-2010, Kruger recoit une aide financière de près d'un millions de dollars dans le cadre du Pacte pour l'emploi pour améliorer les compétences de ses travailleurs et assurer la relève des travailleurs qui prendront leur retraite... Aujourd'hui, la CDPQ vient contre-carré l'ensemble des efforts gouvernementaux qui ont été faits, depuis des années pour assurer la pérénité et la compétitivité de l'usine de Crabtree. Peu importe les particularité du marché américains (qui se dirige de plus en plus vers un protectionnisme délirant), la CDPQ, de part son offre de financement, vient cautionner les manigances d'un état américain et mettre des bâtons dans les roues à tous les efforts mis en place par les différents ministères et agence gouvernementales pour faire de Kruger un exemple de compétitivité à l'échelle internationale! Toujours aussi désolant!

Rédigé par YBertrand le 24-08-2011

Bonjour. @monsieur jfhenault. La question de la demande en papier domestiques est claire, elle augmentera au gré de l'augmentation de la population. Ce que vous ne semblez pas voir est le fait que depuis une dizaine d'années, les manufacturiers de ce type de papier comme près de tous les autres (papier journal, kraft etc) sont beaucoup en baisse parce que les États du Vermont, Maine et New York ont créé un partenariat pour investir dans le domaine pour s'auto-suffire et exporter. Il y avait une très bonne article l'an dernier sur le changement de cap et ses répercussions. Alors que le Canada exportait plus qu'il importait du papier c'est aujourd'hui le contraire. Malheureusement je ne me souviens pas de quel magazine mais nour pourrions retrouver ces données chez Stat. Canada mais si ma mémoire est bonne il s'agissait d'un ratio USA/CDA de 70/30. Kruger était déjà présente à Memphis et veut suppléer à la demande américaine, de part sa localisation, Memphis est une plaque tournante importante aux USA pour le transbordement camion-barges-camion puisqu'elle est située le long du Mississipi. http://www.kruger.com/imports/pdf/en/communiques/2011/20110819_ProjetMemphis_E9F.pdf Merci et bonjour.

Rédigé par jfhenault le 24-08-2011

Il semble y avoir une nette confusion concernant le secteur d'activité... S'il est vrai que le secteur des pâtes et papiers ne constitue pas un secteur d'avenir pour le québec, celui des papiers tissus n'est certainement pas en perte de vitesse. Votre propos M. Dontigny est un peu contradictoire: vous dites que les secteurs où le Québec doit investir pour assurer son avenir économique sont ceux des services et de l'exportation... Hors, à mes yeux Kruger représente très exactement le genre de secteur porteur où il faut investir: fabrication de produits destiné au marché américain, produits peu sensibles aux cycles économiques où l'expertise des travailleurs représente l'essentiel de la plus value de l'usine. Si les secteur des papiers tissus ne constitue pas le Klondike des prochaines années, on doit s'entendre pour dire que la consommation devrait à tout le moins se maintenir pour les vingt prochaines années et encore plus. De plus, ces papiers sont principalement fabriqués à partir de papiers recyclés et utilise très peu de pâtes vierges. On comprends que donc que ces deux secteurs ont peu d'impact l'un sur l'autre. L'objectif ici n'est pas de chiâler pour chiâler mais bien de débattre du rôle que le gestionnaire des épargnes des québécois a à jouer dans le développement économique du Québec. Vous en conviendrez, il s'agit d'un débat sain qui non seulement mérite d'être fait car en bout de ligne le "VRAI" boss de la CDPQ, ce sont les contributeurs... Pour ma part, lorsque je suis en désaccord avec les décisions des gestionnaires de mon fond personnel de retraite, je transfert mes avoirs dans un fond qui convient mieux à mes valeurs. Malheureusement, je n'ai pas ce pouvoir avec la CDPQ... le seul pouvoir que j'ai, c'est de m'exprimer lorsque les décisions de cette dernière sont questionnable, du moins, du point de vue éthique.

Rédigé par Incubus le 24-08-2011

Contrairement au Québec, le Tennessee est un état Right-to-work law. http://en.wikipedia.org/wiki/Right-to-work_law

Rédigé par Incubus le 24-08-2011

"Tennessee has the eleventh lowest per capita income in the country. Residents of the state pay just $1,851 in taxes, the second lowest amount in the U.S. The state’s business climate is average, but other taxes are relatively low. The sales tax of 7% is one of the highest in the country, but food purchases are only taxed 5.5%. Dividend and interest income is taxed in the state at a rate of 6%, but there is no other personal income tax levied. Tennessee collects no state-level property tax, one of just a few to do so." http://247wallst.com/2011/07/21/108558/5/

Rédigé par c le 24-08-2011

Pcloutier, j'ai bien compris tout ça. Le point que je fais au fond est que le protectionnisme serait nuisible au Québec, qu'il provienne de la Caisse ou des autres organismes nommés. L'esprit de "tout en contribuant au développement économique du Québec" ne signifie pas une contrainte sur chaque transaction de la Caisse. Et c'est très sujet à interprétation dans le cas par cas. En tenant compte d'où le Québec est rendu dans son cycle de vie économique (économie de services et exportation), et cela dans un monde en pleine révolution technologique, démographique et géographique (gloalisation), il serait préférable de perdre les emplois qui ne nous aideront pas dans le futur le plus vite possible ET ré-entrainer, instruire ou former ces travailleurs qui veulent travailler dans d'autres occupations . .. ici. Nous n'en avons pas le choix. Plus on soutiens des activités vouées à l'échec ou à la disparition, pluson s'appauvrit ... et plus ces travailleurs vieillissent, réduisant encore plus leur capacité à changer d'occupation. On ne peut pas gérer en fonction de choix qui ont été faits il y a 10, 20 et 30 ans, par quelqu'un qui a choisi une carrière pour laquelle il n'y a plus de demande. Mon raisonnement est simple ... mais simple ne signifie pas facile. Là où il faut dépenser de l'argent pour de l'aide, c'est dans l'éducation, instruction et formation, plutôt que dans les crédits d'impôts donnés aux GM's de ce monde. Aider les entrepreneurs et les petites firmes à s'auto-suffire au lieu de subventionner les multinationales qui détalent au moindre changement ou cadeau fiscal. Et ce processus commence en faisant exactement ce que la Caisse a fait - une transaction économique qui va aider une firme d'ici à survivre, avec une usine Québécoise en moins. Notez que je n'ai pas analyse la transaction en détail ni la rentabilité du projet d'investissement de la Caisse. Si on avait vendu l'usine à des américains et empoché le cash pour faire un autre investissement ici, ça aurait chiâlé aussi ... même si les emplois avaient été conservés. Si une compagnie du Québec se fait financer pour investir ailleurs ... ça chiâle. Si on ferme une usine non profitable (je ne parle pas d ecelle-ci que je ne connais pas), ça chiâle. Bref, ça chiâle.

Rédigé par YBertrand le 23-08-2011

Bonjour. @monsieur PCloutier. Le secteur du papier (de tout acabit) est saturé au Québec depuis longtemps, ce n'est pas sans raison que les moulins à papier ferment les uns après les autres. Pour ce qui est du secteur du papier domestique, les marques sans nom et marque PC proviennent du nord des USA, notamment du Vermont et de Syracuse dans l'État de New York. Memphis produira exclusivement pour les États Unis, Kruger n'est pas stupide au point de payer le prix du transport entre Memphis et le Québec, leur coût de revient serait trop élevé. Kruger a été suffisamment clair sur ses intentions à Memphis. Le gouv. aurait eu à dépenser en subvention 200 ou 300$ millions pour l'implantation à Joliette et ce n'est pas avec les subventions que l'on fait de l'argent. Kruger est une entreprise solide qui n'a pas attendu que tout tombe en décripitude comme l'on fait Domtar et Consolidated-Bathurst, raison pour laquelle le Québec ne veut jamais injecter des fonds pour sauver des entreprises de brocante. Kruger est de plus, mieux diversifié. Merci et bonne journée.

Rédigé par PCloutier le 23-08-2011

M. Dontigny, la critique n’est pas relative à ce que la caisse fasse un investissement éventuellement profitable. Le hic, c'est que cet investissement favorise l'implantation du projet à Memphis alors que le Québec était en liste pour accueillir cet investissement. C’est à ce niveau que le signal envoyé est questionnable. Par ailleurs, d’un point de vue strictement financier, on peut se demander si la Caisse ne souhaitait pas une implantation à Memphis en regard des subventions obtenus et la diminution du risque que cela génère…

Rédigé par nico4po le 23-08-2011

Extrait tiré de Politique sur l’investissement responsable, document de référence de la Caisse de dépôt disponible sur la page d’accueil de son site Internet : « La Caisse a pour mission de recevoir des sommes en dépôt de ses déposants et de les gérer en recherchant le rendement optimal de leur capital dans le respect de leur politique de placement tout en contribuant au développement économique du Québec. (…) »

Rédigé par OGoyet le 23-08-2011

Bonjour. Je partage entièrement vos propos M. Vézina ainsi que ceux de M. Cloutier. La problématique dans cette intervention de la CDPQ n’est pas qu’elle prête à une société canadienne qui a un projet de croissance à l’internationale. Le problème c’est que Kruger hésitait à déployer son projet au Québec (Joliette) ou à Memphis. Par conséquent, l’intervention de la caisse cautionne indirectement le site de Memphis en favorisant la décision de Kruger. C’est ça qui est inadéquat dans le signal envoyé par la CDPQ. Elle aurait simplement dû passer son tour, surtout pour un projet à Memphis… Québec -1400 emplois, Memphis + 1400 emplois.

Rédigé par jfhenault le 23-08-2011

Merci JR de souligner les retombées économiques régionales d'un tel projet d'investissement. Je crois que la CDPQ a omis de prendre en considération la situation entourant le projet d'investissement qui aurait pu se retrouver au coeur de Lanaudière: perte de 1300 emplois avec le déménagement d'Électrolux à Memphis, perte de 70 emplois suite à la fermeture de la boulangerie Gadoua (Weston) due à l'incendie qui a ravagé les installations de St-Thomas en décembre dernier et cette fois, 100 emplois qui nous passent sous le nez et qui vous donner un petit coup de main à l'essor économique du Tennessee... Je suis vraiment curieux de connaître la position de la CDPQ devant le projet de Kruger si celui-ci se réalise dans Lanaudière? Les analystes sont-ils aussi favorables? Sachez également que les retombées économiques indirectes ne se limitent pas aux 100 salaires versés dans la région: on doit y ajouter l'ensemeble des sous-traitants effectuant le transport des marchandises, intrants et produits finis, les manutentionnaires qui travaillent dans les entrepôts loués par Kruger, les sous-traitants affectés à l'entretien des équipements et des bâtiments et bien plus encore! À ma connaissance, les travailleurs de l'usine Kruger de Crabtree sont des gens dévoués et extrêmement compétents qui participent quotidiennement à améliorer la compétitivité de leur usine. Des gens fiers à qui on vient de dire, si j'ai bien compris: "À la prochaine fois", peut-être! En attendant, on donne la chance à l'équipe adverse! Désolant!

Rédigé par PCloutier le 23-08-2011

En réaction aux précédents commentaires, je crois juste de rappeler les faits. Premièrement, M. Bertrand la production de Kruger à Joliette se situe dans les papiers tissus et non dans le papier journal. Bref, un marché pour lequel vous conviendrez que les risques de diminution de la demande sont faibles avec l’accroissement de la population… De plus, une partie de la production de la future usine de Memphis approvisionnera vraisemblablement le marché canadien. Par ailleurs, MM. Montigny & Bertrand la problématique soulevée ne se situe pas en regard du rendement que pourrait faire la caisse. Dans le contexte concurrentiel ou s’inscrivait ce projet c’est que le prêt de la caisse consolide le choix de Memphis au détriment des efforts faits par Investissement Québec et d’autres pour attirer le projet au Québec. Je pensais que ces deux joueurs étaient dans la même équipe !

Rédigé par JR1969 le 23-08-2011

S’il est vrai que la CDPQ a la légitimité d’effectuer des interventions favorisant la réalisation de projet d’Investissement Hors-Québec, elle doit néanmoins prendre en considération les impacts de ces investissements lorsque ceux-ci sont en concurrence avec des projets québécois… Qui sont les contributeurs de la caisse? Les travailleurs du Québec! Quel est l’impact d’un investissement au Québec ? La création de 100 nouveaux emplois mais surtout la consolidation des 680 emplois actuels de l’usine de Crabtree! En effet, un tel investissement assure le maintien de ces emplois pour plusieurs années. Donc, plusieurs années de contribution à la caisse et certainement des fonds additionnels pour faire d’autres investissements dans des entreprises québécoises… Un proverbe dit : Charité bien ordonnée commence par soi-même! M. Sabia le connait-il? En période d’instabilité économique, on doit certainement évaluer différemment les retombés économiques d’un projet et se serrer les coudes entre société d'état pour consolider l’économie de sa patrie et pas seulement y voir les INTÉRÊTS à court terme. Levez les yeux Monsieur Sabia, enlever vos œillères et faites preuve de vision! Oups j’oubliais… À l’époque où vous étiez chez BCE, les clients de BELL étaient loin dans vos priorités… je suppose que les québécois se retrouvent aussi loin aujourd’hui!

Rédigé par jpthoma1 le 21-08-2011

Ben voyons monsieur Vézina. Que fait une compagnie forestière? Elle tue des arbres, elle empêche la création d'aires protégées pour les artistes. La CDPQ est vraiment visionnaire et suit à la lettre les enseignements du grand gourou forestier qu'est Richard Desjardins et ses disciples du Plateau. Investir dans le développement des ressources naturelles, c'est hérétique dans un Québec moderne. D'ailleurs les rumeurs, içi en Abitibi, sont à l'effet que le gourou sortira son film sur l'industrie minière au Festival du Cinéma international en Abitibi-Témiscamingue. "Trou Story" serait le titre. Pis ça va être un "killer". Vous verrez, après ce film, la CPDQ ira investir ailleurs pour développer le secteur minier. Comme moi d'ailleurs! Aie, faire des trous, tuer des roches, c'est terrible!

Rédigé par c le 21-08-2011

Cher Max, la seule chose que je puisse garantir est que je ferai des erreurs d'opinions et de choix de titres et de synchronisation. Pour l'aspect bureaucratie, que dire de plus à cette vérité ? Mon point demeure toutefois que la Caisse devrait gérer à long terme sans tenir compte des médias. Si on combine mon commentaire au vôtre, les erreurs inutiles se produiront parce que la bureaucratie politique agira en fonction des critiques de médias. Ma solution ... peut-être naïve suggérée il y a longtemps ici-même est que tous les postes de direction de haut niveau à la Caisse (incluant le poste de président du conseil) devrait être attribué à des équipes de deux personnes : Un gestionnaire de portefeuilles pur et l'autre pour faire le job qui correspond au poste. En effet, c'ets presque impossible de trouver beaucoup de dirigeants compétents qui aient aussi les connaissances en gestion de portefeuille avancée. Toute décision majeure devrait être prise par le consensus des deux personnes. Idéalement, les gestionnaires de portefeuille ne se rapporteraient pas unniquement aux mêmes patrons que l'autre dirigeant. Il pourrait y avoir un sous-comité de surveillance au conseil d'administration qui s'occuperait uniquement de l'aspect gestion de portefeuilles (incluant les investissements dits de participation). Voilà. Donc le problème n'est pas vraiment les médias, mais le fait que les dirigeants et politiciens tiennent compte des médias dans les décisions ... ce qui assure pratiquement des erreurs graves et majeures.

Rédigé par c le 21-08-2011

Cher Max, la seule chose que je puisse garantir est que je ferai des erreurs d'opinions et de choix de titres et de synchronisation. Pour l'aspect bureaucratie, que dire de plus à cette vérité ? Mon point demeure toutefois que la Caisse devrait gérer à long terme sans tenir compte des médias. Si on combine mon commentaire au vôtre, les erreurs inutiles se produiront parce que la bureaucratie politique agira en fonction des critiques de médias. Ma solution ... peut-être naïve suggérée il y a longtemps ici-même est que tous les postes de direction de haut niveau à la Caisse (incluant le poste de président du conseil) devrait être attribué à des équipes de deux personnes : Un gestionnaire de portefeuilles pur et l'autre pour faire le job qui correspond au poste. En effet, c'ets presque impossible de trouver beaucoup de dirigeants compétents qui aient aussi les connaissances en gestion de portefeuille avancée. Toute décision majeure devrait être prise par le consensus des deux personnes. Idéalement, les gestionnaires de portefeuille ne se rapporteraient pas unniquement aux mêmes patrons que l'autre dirigeant. Il pourrait y avoir un sous-comité de surveillance au conseil d'administration qui s'occuperait uniquement de l'aspect gestion de portefeuilles (incluant les investissements dits de participation). Voilà. Donc le problème n'est pas vraiment les médias, mais le fait que les dirigeants et politiciens tiennent compte des médias dans les décisions ... ce qui assure pratiquement des erreurs graves et majeures.

Rédigé par Max le 20-08-2011

Bonjour M. Vezina, Bin oui, c'est moi. Je n'ai rien à dire à votre prise de position, elle est légitime d'un point de vue québécois sauf que, ici c'est syndicat vindicatif et Cie, donc, comme le dit M. Bertrand, si Kruger fait des profits tant mieux pour nous et les impôts que recevra le Québec, mais...d'impôts il n'y aura pas, car c'est bien connu les sociétés ne paient pas d'impôts au Québec. Je trouve cocasse que le ministère du revenu soit à la chasse de la fuite de capitaux «off shore» pour quelques dollars alors qu'il tourne le dos à des milliards d'impôts qu'il accepte de perdre sous le prétexte que ça crée des emplois. Ma déduction est que ces emplois «sauvés» coûtent plus cher à la collectivité que s'ils étaient perdus. C'est dur , mais c'est lucide, pour utiliser une expression «à la mode». Quand à M. Dontigny, il «s'enfarge dans les fleurs du tapis».La Caisse fera des erreurs que l'on tape dessus ou pas parce que c'est une BUREAUCRATIE et une bureaucratie, ça ne va nulle part. Il semble qu'en défendant les autres, il se défend de ses erreurs passées et à venir, si jamais tant est qu'il en fit. Ça fait pas avancer les choses, au moins M. Vézina, vous vous prononcez. J'ai tendance à approuver votre logique. Parlant de la caisse, ils ont eu de la chance de déclarer leurs résultats juste avant «la débacle» Parlant de 3,6% de rendement, ING en donne 2,6 et + sans rien faire et certaines compagnies d'assurances sont à 4,3% et +.Si on déduit les coûts d'opération de la Caisse (tout=salaires, bonis, batisses etc.), on pourrait tout liquider, vendre les actifs, les bâtisses etc et aller se chercher du 6%? bon an mal an SANS RISQUES avec une seule personne pour «runner» tout ça. Quand pensez vous? PS: Si, il fallait payer NOS retraites avec des «morceaux» de ciment de l'aéroport de Londres? Comment on ferait, il a monté en valeur mobilières certes, mais c'est pas du cash...

Rédigé par YBertrand le 20-08-2011

Bonjour. Je ne comprends pas pourquoi nous sommes contre un investissement qui rapportera à une Corp. canadienne qui payent des impôts et la Caisse qui fera des bénéfices alors que les produits de papier que Kruger fabrique est pour le marché américain. Nous savons tous que les industries forestières et du papier au Québec décripitent rapidement depuis cinq ans pour deux raisons, l'âge des installations qui sont trop dispendieuses à faire fonctionner, la saturation du marché depuis des années dans le monde du papier puisque l'on exporte notamment près de 50% des produits pour imprimerie (papier journal et kraft pour magazines"). Je ne vois pas du tout l'attrait d'implanter une usine dans un marché saturé alors que Memphis, en plein milieu des États-Unis aura un marché dont le potentiel dépasse de beaucoup (100 x plus grand) celui de l'Est du Canada. Merci et bonne journée

Rédigé par c le 19-08-2011

Bonjour René, à prime abord ton opinion me semblait juste. Mais en prenant du recul et en tant que hgestionnaire deportefeuilles, à mon avis, le plus important problème de la Caisse dans ses investissements c'est devoir répondre de commentaires comme celui que tu viens de faire. Tant que nous tapperons sur la Caisse dans les médias et dans le public au sujet de décisions d'investissement spécifiques, la Caisse va continuer à faire de grosses erreurs. Si elle n'avait rien fait on aurait probablement critiqué son inaction, et si elle avait investi pour maintenir les opérations on aurait probablement eu la chance de critiquer les pertes subséquentes ... Les pressions de nos clients, des indices de référence, des comités de retraite ou des médias dans le cas de la Caisse, poussent certains gestiuonnaire à ne pas agir comme ils le devraient et ainsi ... à faire de graves erreurs et des pertes.

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