- Article
- Commentaire (5)
Vézina : Bulletin de l'emploi : Canada A, Québec C, États-Unis E
5 commentaires sur cet article.
Rédigé par pbrasseur le 02-08-2011
La dernière fois que j'ai regardé la croissance canadiennne était négative. Mais comme les données ne couvraient qu'un seul mois reste à savoir si c'est une anomalie ou le début d'une tendance. Comme on attribut la baisse à un ralentissement de la consommation et de l'immobilier résidentiel, causé par un saturation de l'endettement des particuliers, je ne serais pas surpris si on avait là le début d'une tendance. Difficile de comparer les USA et le Canada quand on sait que chez les américains l'immobilier est dans sa phase descendante depuis déjà des années et que la consommation a diminuée alors que l'épargne est en hausse. Forcément ici aussi ces déséquilibres devront être résolus et cela se aussi passera sur plusieurs années. Nous avons beaucoup à perdre au Canada. Heureusement que nous avons de merveilleuses infrastructures...
Rédigé par Incubus le 09-07-2011
Voici pourquoi nous en sommes là :
http://lclyon.wordpress.com/2007/06/27/la-petite-poule-rousse/
Rédigé par dencour le 08-07-2011
Écrire que la crise est derrière nous, c'est refuser de reconnaître que nous sommes toujours en crise et qu'elle ne fait qu'empirer. Si la crise était "derrière" les Américains, il y a quelques lunes qu'ils auraient récupéré les emplois perdus fin 2008 début 2009 ce qui n'est pas le cas. Cela ferait bien des lunes qu'on aurait obligé les Banques US à faire leur ménage dans leurs prêts improductifs. Cela ferait bien des lunes que Bugs "chopper" Benny aurait arrêter d'imprimer des $$$. Cela ferait bien des lunes que les PIIGS se seraient sortis d'affaires. Les Chinois auraient réglé leurs problèmes de bulles : immobilières, boursières et bancaires (crédit). Cela ferait bien des lunes que les consommateurs se seraient "fait" disciplinés : emprunteraient beaucoup moins et épargneraient beaucoup plus. Bon je sais, c'est rêver sur une grande échelle ... La crise n'est définitivement pas derrière nous, elle est toujours là (latente)et nous attend au tournant avec bien de désagréables surprises comme des augmentations de tarifs des services publiques comme le soulignait un intervenant.
Rédigé par Réaliste1 le 08-07-2011
@ABC. Effectivement, je crois aussi que la crise est devant nous. Au sujet du surendettement des particuliers, voici ce que la Banque du Canada mentionnait lors d'un communiqué émis le mois dernier: "La vulnérabilité des ménages canadiens aux chocs économiques négatifs s’est intensifiée au cours des dernières années, dans la foulée de l’accroissement soutenu de leur niveau d’endettement par rapport au revenu. La vulnérabilité grandissante de ce secteur accentue le risque qu’une détérioration des conditions économiques se transmette à l’ensemble du système financier en entamant la qualité des prêts octroyés aux ménages. L’augmentation des provisions pour pertes sur prêts qui en résulterait, combinée à la baisse de la qualité des autres prêts du portefeuille des institutions financières, pourrait provoquer un resserrement des conditions de crédit. Ce dernier entraînerait, à son tour, un recul de l’activité réelle et un affaiblissement global du secteur financier qui se renforceraient mutuellement. C e risque demeure élevé et n’a essentiellement pas changé depuis décembre. Une modération soutenue et plus poussée du rythme d’endettement s’impose pour que la vulnérabilité des ménages à la dégradation du contexte macroéconomique cesse de s’aggraver..." (http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2011/06/rsf-0611.pdf). La crise est-elle vraiment derrière nous??
Rédigé par ABC le 08-07-2011
Je crois plutôt que la crise est devant nous. Elle surviendra lorsque les citoyens réaliseront qu'ils devront payer de leur poche environ 30% de plus pour des services qu'ils s'attendaient de recevoir de l'état gratuitement (soit pour la santé, l'éducation ou via des diminutions des prestations qu'ils recevront). Les citoyens ne sont pas près pour cela avec un taux d'endettement supérieur à 150%. À ce moment-là , il y a aura un reset du système où toutes les créances insolvables seront en défaut. Nous pourrons alors parler de crise derrière nous. S'il y avait effectivement eu crise réelle il y a 3 ans, le taux d'endettement des ménages n'aurait pas augmenté de plus de 15% depuis. C'était simplement quelques symptômes préliminaire d'un malade cancéreux.
Ajouter un commentaire (netiquette)
Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire
- + lus
- + commentés
- + envoyés
- Le Canada, un des «plus meilleurs pays au monde»
- Diaporama boursier: qui sont les perdants et les gagnants du trimestre?
- PDG québécois: qui gagne combien?
- Qui sont les plus créatifs du monde?
- Reitmans n’est pas au bout de ses peines







