Retraites de moins en moins dorées, sauf pour le secteur public


23 commentaires sur cet article.

Rédigé par oly087 le 12-10-2011

Au fédéral les retraités ont 70% de leur revenu des 5 meilleures années travaillées. À cela s'ajoute une semaine de paie par année travaillée lors de la cessation d'emploi. Après 25-30 ans de service cela représente un joli magot. Ce qui me désole c'est mon fils de 13 ans qui va payer une bonne partie de sa vie pour ces largesses alors qu'il n'aura porbablement pas l'ombre d'une chance d'obtenir de pareils avantages.

Rédigé par klettre le 30-09-2011

Le monde des fonctionnaires s'offusque quand ils entendent parlé de régimes à cotisations déterminés... ils ne réalisent même pas la chance qu'ils ont. Moi j'ai 25 ans et il n'y a aucune chance que j'aie une retraite un jour. Une maison ordinaire à qc ou mtl vaut au moins 200k, pensez-vous que je peux épargner pour 1 millions pour ma retraite avec un salaire sur la moyenne et des enfants ? haha, impossible. Génération des éternels travailleurs.

Rédigé par ABC le 30-09-2011

Pour vous M. Vézina, paru dans le Wall Street Journal: http://online.wsj.com/article/SB10001424053111904332804576538363789127084.html?mod=googlenews_wsj. Tiré de l'article: ''The more interest rates are compressed toward zero, the less useful the market becomes in reflecting risk and allocating private capital, as well as in disciplining the government.''...'' When interest rates dipped in the past, at least part of their immediate expansionary impact came from the belief that interest rates would bounce back to normal levels in the future. Firms would rush to avail themselves of cheap credit before it disappeared. However, if interest rates are expected to stay low indefinitely, this short-term expansionary effect is weakened.''...''Third, a prolonged period of very low interest rates will decapitalize defined-benefit pension funds—both private and public—throughout the country. In California, for example, pension actuaries presume a yield on their asset portfolios of about 7.5% just to break even in meeting their annuity obligations, even if they were fully funded.'' Ne vous inquiétez toutefois pas, tout le monde va appaudir la Banque du Canada lorsqu'elle va abaisser son taux directeur de 1% à 0,50%... ''Doing the exact same thing and expecting a different result is the definition of insanity...''

Rédigé par YBertrand le 29-09-2011

Bonjour. Monsieur Vézina. J'aimerais savoir si l'argent du déficit des comptes de retraites des fonctionnaires est puisé annuellement dans les revenus de l'État où joue t'il à attendre qu'il n'y ait plus suffisamment d'argent pour payer pour renflouer les dépenses en rentes. Je comprends que les gouv. peuvent augmenter les cotisations mais y a t'il un plafond à ce petit jeu malsain lorsque l'on sait qu'il y a de plus en plus de fonctionnaires à la retraite et qu'un jour ils dépasseront le nombre de que ceux qui seront en fonction. Ce jour n'étant pas si loin selon moi. Merci et bonne journée.

Rédigé par bobthebob le 28-09-2011

Les différents paliers de gouvernement devraient fournir au public les coûts actuels et projetés ex: dans 20 ans, pour l'ensemble de leurs employés. Je crois qu'on y verrait un gros trou quelque part et des injections massives de $ provenant des contribuables. Ces employés ont le beurre et l'argent du beurre.... et ça n'a pas de bon sens et ce depuis longtemps. Oubliez les soubresauts des marchés et revenez à la base du bon sens.

Rédigé par chief le 28-09-2011

Moi je peux vous dire que je travail pour une Cie privé. Elle à les deux régimes en place au choix des employées. Parce que la Cie appartient aux Employées les décisions sont donc toujours prises en fonction du long terme. Dans les années 2006-2008 quand l'argent entrait par camions, tous les régimes ont étés bonifiés. Même qu'à la fin 2008 les prévisions voyaient des pensions bonifiés de plus de 30%. Évidement aujourd'hui tout est redevenu normal. Le bon côté c'est que les investissements ont été fait quand l'argent entrait et malgré les deux dernières années mon fond de pension se porte extrêmement bien merci!!! Mais des Cie comme cela on peut les compter sur une main...:)

Rédigé par le 27-09-2011

@Olivier: Je comprends ce que vous dites, mais je crois qu'on s'éloigne un peu du centre du problème, qui devrait être de savoir à qui doit incomber le risque de la gestion des fonds de pension ? Aux employeurs (privés ou publics)ou aux employés ? Le présent article qui fait objet de nos commentaires porte sur la retraite des employés du secteur privé vs celle du secteur public. Je crois que la permanence offerte aux employés du secteur public, ainsi qu'une cotisation généreuse de l'employeur (l'État dans leur cas) est déjà amplement suffisant, compte tenu que ce sont les contribuables qui en font les frais d'une part, et que ces derniers ne bénéficient en aucun cas de ces avantages. La moindre décence voudrait au moins que les employés du secteur public gèrent eux-mêmes leurs fonds et en assument les risques.

Rédigé par Olivier M. le 27-09-2011

Les régimes par répartition sont souvent étiquetés comme au bord de l'abîme par les conservateurs de tous poils mais en fait, il s'agit d'un horizon assez lointain (problèmes à venir dus essentiellement au problème démographique et à la durée de cotisation) tandis que les régimes par capitalisation (fonds de pension, assurances vie, etc) dépendant des rendements en Bourse et du système financier (on a vu où il nous a mené) sont déjà dans le beau bouillon depuis le début de la crise.

Rédigé par Olivier M. le 27-09-2011

@ ABC. Vous avez raison de poser la question. Quand j'entendais par régime par capitalisation, je pensais bien sûr aux fonds de pension qui dépendent de la santé de la Bourse. Si vous prenez les régimes par répartition de plusieurs pays européens, ils dépendent effectivement davantage de la durée de cotisation.

Rédigé par le 27-09-2011

Moi, j'ai 27 ans et je constate qu'il n'y a donc aucun espoir pour moi au niveau financier. Je me suis fait dire que j'irai un jour travailler en marchette...

Rédigé par ABC le 27-09-2011

@Olivier M. Je ne suis pas certain de bien comprendre votre point. Quelle est la différence entre une pension gouvernementale et une retraite par capitalisation? Une pension gouvernementale n'est-elle pas elle-même capitalisée? S'il n'y a aucune capitalisation, entendez-vous que chaque dollar de rente future doit être mis de côté du temps que le citoyen est toujours au travail? Si tel est le cas, je dois donc comprendre que, dans l'exemple où l'espérance de vie à la retraite est de 30 ans et que la rente versée doit être de 50 000$, l'employeur devrait donc épargner 1 500 000$ pendant la durée de travail de l'employé? Ne croyez-vous que ce n'est pas la capitalisation qui est le problème, mais l'hypothèse qu'on peut travailler seulement 30 ans pour vivre 30 ans par la suite? Cette hypothèse qui amène justement les fonds de pension à devoir être plus agressif dans la gestion de leur capital? Merci de bien vouloir étayer votre point de vue à ce sujet.

Rédigé par Olivier M. le 27-09-2011

@ Ybertrand. Vous pouvez regarder. Les pays qui ont le plus souffert pour le moment ne sont pas les pays avec des pensions gouvernementales mais les pays avec des systèmes de retraite par capitalisation. Et il ne suffit pas de se rendre en Europe pour voir la débandade. Aux États-Unis, les retraités ne peuvent ni compter sur la Bourse, ni sur leurs actifs immobiliers pour espérer s'en tirer.

Rédigé par YBertrand le 26-09-2011

Bonjour. @monsieur P.B. Vous avez raison mais je ne considérais pas seulement les institutions bancaires mais bien l'ensemble des grandes entreprises où les membres des hautes directions ont multiplié leurs salaires pendant que ceux des employés diminuaient. Qui a donc payé les bonus des millionnaires je crois qu'en partie se sont les empoyés mis à pied. Pour ce qui est des fonds de pension des gouv. il faudrait regarder ce qui se passe présentement en Europe où semble t'il, le précipice de certains pays est plus proche que le nôtre. A suivre... Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 26-09-2011

« Il y a quand même quelques bonnes nouvelles dans l’actualité, et l’assassinat de la retraite par capitalisation fait partie de celles-là. Oui je sais : la retraite par répartition est une malédiction dont nous accablons nos enfants, et les enfants de nos enfants, et ceci pour sept générations. C’est du moins ce que nous claironne le Ministère de la Propagande. Mais nous n’accablons nos descendants que pour une unique et simple raison : parce que la richesse créée par l’augmentation de la productivité des années récentes est confisquée dans sa quasi-totalité par les actionnaires des entreprises, sous forme de dividendes en hausse même en période de récession, et par les salaires toujours plus mirifiques des patrons de celles-ci. Remettons bon ordre dans tout cela et tout ira déjà beaucoup mieux. Comme vous le savez, les compagnies d’assurance qui vous vendent de l’assurance-vie comptent sur 10% de gains annuels garantis sur leur portefeuille boursier, et sur les gras coupons de la dette publique des titres qui composent leur portefeuille obligataire. Commençons par les gains à la Bourse et oublions-les : les Bourses sont désormais aux mains des ordinateurs et les gens normaux les ont désertées. Voici quelques chiffres récents : de juin à août, les OPCVM à l’échelle planétaire ont subi des retraits d’un montant équivalent à 68 milliards d’euros et de 18,5 milliards supplémentaires depuis le début du mois de septembre. Et pour ceux qui n’ont pas encore abandonné la Bourse, je ne vous apprends rien en vous disant que les cours y sont en berne. Oublions ensuite les gras coupons de la dette publique : je vous épargnerai par charité chrétienne le rappel des épisodes précédents et l’opération « twist », « torsion », annoncée par M. Bernanke jeudi dernier ne va pas arranger les affaires. En deux mots, la Federal Reserve échangera la dette américaine à court terme en sa possession pour des obligations à long terme, ce qui fera en sorte que les compagnies d’assurance devront prêter pour une durée supérieure à cinq ans si elles veulent récolter un taux supérieur à… 1 % sur les sommes qu’elles avancent à l’État américain. Comment garantiront-elles un revenu décent à leurs assurés dans un contexte comme celui-là ? C’est la question que tout le monde se pose. Mystère et boule de gomme ! Indexer sa retraite sur les gains d’un tel casino ? « Nein, Danke ! » pour reprendre une expression historique aux anti-nucléaires allemands. » 26/09/2011, source : http://www.pauljorion.com/blog/?p=29011

Rédigé par le 26-09-2011

@ M. YBertrand: (J'imagine que vous vous adressiez à moi (P.B.) lorsque vous avez écrit SB) Je suis d'accord avec vous pour souligner l'indécence de la rémunération des dirigeants des banques. L'aspect légal l'emporte sur l'aspect éthique ou moral, rien de nouveau sous le soleil... Cette rémunération, j'en conviens, se fait aux détrimens des actionnaires. Pour ce qui est des employés de ces banques, c'est plus discutable. Pour l'instant, les banques canadiennes ont très bien résisté depuis le début de la crise; je doute que cela persiste mais je me croise les doigts. Je comprends que les dirigeants de celles-ci ne sont pas les uniques responsables de cette performance (la règlementation canadienne, la prise de risques par la SCHL, etc), mais c'est tout de même à eux que revient le mérite de ne pas avoir autant exposé aux risques leurs institutions respectives, que leurs consoeurs américaines et européenes (au niveau du leverage notamment). Les différents fonds de pension, publics et privés, sont fortement investis dans les actions des banques. Nos régimes publics sont déjà sur la mauvaise voie... la pire chose qui pourrait survenir est une dévaluation boursière massive des actions des banques. Je ne suis pas inquiet pour les régimes de pension publics à court et même moyen terme; ils vont simplement augmenter les cotisations, les taxes et les impôts... Je suis convaincu que la retraite des fonctionnaire ne sera touché que le jour où l'État sera au bord du précipice, voire même déjà en défaut de paiement sur ses emprunts.

Rédigé par Jean-François30 le 26-09-2011

@Pitch115 Pour mettre les choses au clair, je suis cadre dans une grande minière. J'ai été ingénieur de terrain puis cadre supérieur. Pour ce qui est des dirigeants qui font parti de l'élite, HA! Jamais de la vie, j'ai affaire à ces gens quotidiennement, ils ne savent pas ce qu'ils font. Une chance qu'il y a des gens de terrain compétents derrière eux. L'opérateur qui transportent 30 tonnes de métal en fusion, lui il n'a pas droit à l'erreur. Qu'un CEO gagne en 2 heures le salaire annuel d'un opérateur, c'est une injustice profonde.

Rédigé par YBertrand le 26-09-2011

Bonjour. @monsieur SB. Il est facile de dire qu’il s’agit tout simplement de cesser d’investir dans une entreprise si nous ne sommes pas heureux de la rémunération de la haute direction mais vous savez très bien que cela n’arrive jamais et les hautes directions le savent très bien, les investisseurs ne suivent pas vraiment ce qui se passe en réalité. La rémunération des membres de la haute direction des grandes entreprises s’est multiplié par 10, 20, 30 voire 40 fois depuis 15 ans et plus le temps passe et plus c’est la dérision la plus totale. C’est pour cette raison que je dis que les mieux nantis passent à la caisse depuis cinq ans sur le dos des investisseurs mais aussi de tous leurs employés. Le système capitaliste est une forme de cannibalisme vicieux où les plus petits poissons croient que les plus gros ne les mangeront pas parce que nous vivons sous un régime de droit où l’équité, et je ne parle pas d’égalité, devrait être maître alors que nous nous en éloignons de plus en plus. @monsieur Vézina. Vous avez raison, le bord du précipice n’est pas atteint mais regardez bien ce qui adviendra des régimes de pension publique. Tel que l’expression anglaise le dit “stay tuned, will be right back”. Merci et bonne journée.

Rédigé par pitch115 le 26-09-2011

@Jean-François30: Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir travailler pour devenir CEO d'une grande banque... Ces personnes font partie d'une élite de travailleur et croyez moi, nous ne serions sans doute pas capable de prendre les responsabilités requises. Si toutefois les désiquilibres vous fâche, Cuba pourrait être une belle option pour vous... Pour ma part, la gauche est déjà beaucoup trop présente au québec. Il est temps que sa change.

Rédigé par le 26-09-2011

@Jean-Françsois: Si l'on considère la rémunération des dirigeants d'une entreprise cotée en boursecomme étant excessive, on peut chosir de ne pas y investir. Nous sommes toutefois tenus de payer les impôts et de voir ces sommes affectées à des avantages de fonctionnaires qui leur ont été accordés pour acheter la paix sociale et des votes, aux détrimens des contribuables et surtout de l'avenir financier du Québec. Je ne suis pas radical; je veux bien que l'état contribue à leur fonds de pension à la même hauteur, mais un minimum d'équité voudrait qu'ils assument le risque du rendement de celui-ci, comme la quasi-totalité des employés du secteur privé. Un emploi garanti à vie ET une cotisation plus que généreuse de l'État à leur fond de pension ne sont-ils pas des avantages suffisants ? D'autant plus que ceux-ci proviennent d'un État surendetté et des contribuables les plus taxé en Amérique du Nord ?

Rédigé par Jean-François30 le 26-09-2011

Bonjour, Selon Bloomberg, le CEO de la Banque Royale a gagné environ 11.85 millions en compensation en 2010. Je veux bien croire que les employés doivent faire leur part, alors pourquoi pas la haute direction? Et on nous parle après de l'écart grandissant entre les riches et les pauvres de ce pays...

Rédigé par ABC le 25-09-2011

Jamais dans l'histoire les humains n'ont pu être productifs (travailleurs) pendant la même période qu'ils sont improductifs (retraités). De croire que le 30 ans travail/30 ans de retraite actuel est viable à long terme, c'est vivre dans ses illusions. Vaudrait mieux attaquer le problème de front le plus rapidement possible plutôt que de risquer le ''reset'' du système.

Rédigé par mario.lalonde le 25-09-2011

Un régime à prestation déterminé dans le privé est plutôt inconcevable dans le monde économique d'aujourd'hui... Croyez-vous vraiment que les gens travaillent 30-35 ans pour un même employeur? À part les Banques et les fonctionnaires de l'État, rien, mais rien garantie la viabilité d'une entreprise... Ça survit est quotidienne et elle repose essentiellement sur la qualité de ses employés et de sa gestion... Si on voulait vraiment avoir un semblant d'égalité pour la retraite des travailleurs, il faudrait avoir un cadre qui permet au gens de souscrire à un régime collectif, soit par choix ou par obligation... De cette façon, en arrivant à la retraite, tu serais au moins assuré d'avoir un revenu en fonction de ce que tu as gagné dans ta vie de travailleur... Un peu comme la fonctionnement de la RRQ en fait... Mais bon, ça arrivera pas..

Rédigé par Olivier M. le 25-09-2011

Ce n'est pas trop le problème des retraites du secteur public vs les retraites du secteur privé dont vous semblez éprouver un malin plaisir à mettre en confrontation (par évidemment un nivellement par le bas). C'est plus largement le problème de la retraite par capitalisation et de la financiarisation des retraites, surtout au milieu d'une crise financière. L'économiste français Frédéric Lordon en parlait très bien lors du débat sur les retraites en France : http://blog.mondediplo.net/2010-10-23-Le-point-de-fusion-des-retraites

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