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René Vézina : Quebecor et la peur

René Vézina . 13-10-2010 (modifié le 13-10-2010 à 16:00)

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Le rejet de la dure offre présentée par Quebecor à ses 253 employés en lock-out est devenue LA nouvelle de la semaine (avec le fabuleux sauvetage des mineurs chiliens).


On a compris que Pierre-Karl Péladeau avait manifestement gagné son pari de fabriquer un journal avec des moyens réduits, puisque même  les journalistes sur le trottoir reconnaissaient que plus rien ne serait désormais pareil. Ils étaient résignés à des mises à pied massives.


Mais Quebecor a voulu trop profiter de son avantage. Les conditions proposées pour un règlement étaient brutales et il n’est pas surprenant qu’elles aient été rejetées aussi clairement, à 89,3 % des voix. Dans les faits, le sabordage de ruefrontenac.com et la clause non-concurrence assujettie à la prime de départ empêcheraient les gens de gagner leur vie après voir dit adieu au journal.


PLUS : Journal de Montréal : l'offre patronale jugée inacceptable par les syndiqués


On aura au moins reparlé de cet interminable conflit qui s’étire maintenant depuis 21 mois. Il n’a pas fait les manchettes souvent, pour au moins deux bonnes raisons.

19 commentaires

grousseau222 le 19-10-2010

@ybertrand. Les gens qui achètent des voyages font faire de l'argent à l'agence de voyage et au transporteur aussi. Ces gens font travailler des pilotes, des hotesses, des bagagistes, des techniciens qui réparent les avions. Lorsque vous avez les moyens d'acheter des voitures, oui vous faites faire de l'argent à GM, mais aussi au concessionnaire et lors de l'entretien vous disposez de sommes supplémentaires pour les réparations et ajouts sur le véhicule. Vous donnez du travail à un paquet de monde. Ce n'est pas avec un salaire de 10 000$ que tu peux faire rouler l'économie. Tu ne fais que survivre. Mon point est que plus de gens ont de bons salaires, plus ils dépensent dans l'économie d'ici. Ce ne sont pas les dirigeants avec leurs capitalisations boursières qui font rouler l'économie. Que le gouvernement dépense comme un innocent n'a rien à voir dans la question. Je ne dis pas qu'il faut accepter les demandes des syndicats les yeux fermés, mais il faut arrêter de les démoniser lorsqu'ils demandent d'excellentes conditions de travail et que l'employeur peut les lui donner. On dira ce qu'on voudra le journal de Montréal est peut-être en difficulté comme la presse écrite en général, mais il a choisi de se bracker contre ses employés parce qu'il a trouvé une autre sources pour obtenir ses textes qui est infiniment moins coûteuse. Si tel n'était pas le cas, le conflit serait réglé depuis longtemps. Vive les salaires élevés à tous les employés et vive les baisses de revenus aux dirigeant multi-millionaires!

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