BLOGUE. Voici deux extraits dans l’édition de vendredi de La Presse. Vous pourrez en tirer vous-mêmes vos propres conclusions…
Dans l’article titré « Péladeau veut la tête de Lacroix [pdg de CBC/Radio-Canada]», p. A 16, le vice-président aux affaires juridiques de Quebecor, Marc Tremblay, déclare : « Nous ignorons de quelle manière se passent les choses chez vous, mais nous vous confirmons qu'au sein de QMI, le respect de l'indépendance des salles de rédaction est un principe sacré et appliqué de façon absolue, et que nous ne pouvons imaginer en vertu de quel droit le Conseil d'administration pourrait dicter une façon de faire aux professionnels de l'information de nos médias, que ce soit quant au fond ou à la forme de leur expression journalistique. »
D’accord. Comme journaliste, je trouve cette profession de foi hautement louable. Mais…
… plus loin, dans le cahier Affaires (p. 5), un des journalistes économiques les plus respectés au Québec, Jean-Philippe Décarie (ancien du Journal de Montréal, dont il a même, dans une vie antérieure, été le rédacteur-en-chef), écrit ceci sur Rémi Marcoux, qui vient de laisser la barre de Transcontinental :
« J'ai eu le plaisir de rencontrer Rémi Marcoux, mercredi midi, la veille de sa dernière assemblée annuelle. C'était la première fois que je réalisais une entrevue avec lui. Malgré mes 15 années comme chroniqueur financier au Journal de Montréal, je n'avais jamais eu la chance de lui parler parce que mes patrons refusaient qu'on donne la parole à un concurrent. »
Une simple question. Qui faut-il croire ?










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