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Qui faut-il croire à propos de Quebecor ?

René Vézina . 18-02-2012 (modifié le 20-02-2012 à 07:03)

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BLOGUE. Voici deux extraits dans l’édition de vendredi de La Presse. Vous pourrez en tirer vous-mêmes vos propres conclusions…


Dans l’article titré « Péladeau veut la tête de Lacroix [pdg de CBC/Radio-Canada]», p. A 16, le vice-président aux affaires juridiques de Quebecor, Marc Tremblay, déclare : « Nous ignorons de quelle manière se passent les choses chez vous, mais nous vous confirmons qu'au sein de QMI, le respect de l'indépendance des salles de rédaction est un principe sacré et appliqué de façon absolue, et que nous ne pouvons imaginer en vertu de quel droit le Conseil d'administration pourrait dicter une façon de faire aux professionnels de l'information de nos médias, que ce soit quant au fond ou à la forme de leur expression journalistique. »


D’accord. Comme journaliste, je trouve cette profession de foi hautement louable. Mais…


… plus loin, dans le cahier Affaires (p. 5), un des journalistes économiques les plus respectés au Québec, Jean-Philippe Décarie (ancien du Journal de Montréal, dont il a même, dans une vie antérieure, été le rédacteur-en-chef), écrit ceci sur Rémi Marcoux, qui vient de laisser la barre de Transcontinental :


« J'ai eu le plaisir de rencontrer Rémi Marcoux, mercredi midi, la veille de sa dernière assemblée annuelle. C'était la première fois que je réalisais une entrevue avec lui. Malgré mes 15 années comme chroniqueur financier au Journal de Montréal, je n'avais jamais eu la chance de lui parler parce que mes patrons refusaient qu'on donne la parole à un concurrent. »


Une simple question. Qui faut-il croire ?

15 commentaires

YBertrand le 21-02-2012

Bonjour. @monsieur ww. Malheureusement vous n'obtiendrez pas beaucoup d'information dans le rapport annuel de la Caisse car le placement est une question de stratégie sur laquelle elle ne veut pas dévoiler tous ses secrets. C'est pour cette raison que vous devrez faire une demande par écrit. Cependant, la Caisse ne fournira que les informations publiques sur un porte-feuille en particulier et non tous le processus de décision. La Caisse a depuis longtemps des actions dans ce qu'est aujourd'hui Québecor Inc. Elle a dû sauver "in extremis" TVA qui était en faillite vers 1983-4. Elle avait aussi une grande participation dans Videotron. Malgré sa participation près de 50% il y eut tout un débat entourant la vente de TVA par la Caisse à Videotron à l'époque sur la concentration des médias (vous voyez qu'il y a beaucoup de bla bla dans ce domaine car non seulement nous n'avons pas avancé dans le domaine de la transparence qui y est rattachée mais avons régressé continuellement) nous n'avons pas fait pire qu'ailleurs mais nous n'avons pas fait mieux non-plus. Par la suite c'est le groupe Québecor qui acheta Vidéotron (et donc TVA) pour l'ajouter à une empire croissante des médias écrits (incluant leur impression). Notez que c'est grâce à la Caisse que Péladeau père a pu conserver à flot le Journal de Monrial dès 1967 afin de déloger le Montréal Matin qui existait depuis ou vers 1930 et fut le premier tabloïde au Canada. Il s'agissait probablement de policaillerie puisque l'union nationale y était directement relié. Hors l'union nationale fut démentelée vers 1990 après deux décennie du déclin vécu face au gouv. de monsieur Robert Bourrassa qui a lancé le projet de la Baie James (projet du siècle selon les standards de 1970) et l'apparition du PQ. La division en deux du marché des tabloïd était peu rentable tant pour l'un que pour l'autre, une grève qui perdurait depuis plus de deux ans se termina par sa fermeture (démentellement) par La Presse qui l'avait acquis moins de cinq ans auparavant, La Presse n'a conservée que ses presses sur la rue St-Joseph à l'Est d'Iberville. Merci et bonne journée. Monsieur Vézina serait meilleur que moi pour la plage historique. Merci et bonne journée.

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