Quand des pdg donnent raison aux Indignés


11 commentaires sur cet article.

Rédigé par jpthoma1 le 03-01-2012

@Dominic Mercier Votre commentaire est très pertinent. Les gens préfèrent confier le gestion de leur épargnes à des gestionnaires de fonds qui appliquent l'approche portefeuille et ne font plus d'analyses détaillées "comme dans le bon vieux temps". Les entreprises faisant partie du portefeuille sont dorénavant comme des numéros qu'on permute (achat/vente) continuellement selon la relation risque-rendement désirée. Ce sont des logiciels qui font ces analyses et qui, dans bien des cas, font les transactions automatiquement. Évidemment les logiciels n'évaluent pas les notes aux états financiers, les commentaires de la direction et tout le reste, dont les salaires de la haute-direction. Et comme le gestionnaire du portefeuille gère habituellement plusieurs portefeuilles contenant des centaines de titres, il n'a pas lui non plus le temps de tout évaluer. Mais évidemment, il prend sa "cote" sur le travail très mal fait par ses logiciels d'analyse!! LOL!

Rédigé par le 01-01-2012

Je suis d'accord avec jpthoma1 quand il dit "Ce ne sont pas les indignés qui doivent se révolter, mais les actionnaires". Un des problèmes est que très peu d'actionnaires s'intéressent réellement à la performance des entreprises dans lesquelles ils investissent. Les gens confient leur argent à des fonds mutuels gérés par des gestionnaires de fonds qui investissent dans des entreprises sans égard à ce genre de comportement abusif des dirigeants. En théorie, les surplus d'une entreprise devraient être réinvestis dans l'entreprise ou distribués aux actionnaires. Dans la réalité, les entreprises ne versent aux actionnaires que le taux attendu par le marché et les surplus s'en vont dans les poches des dirigeants. Le gestionnaire de fond se vante d'avoir livré un bon taux de rendement et prend sa cote. Le vendeur du fond fait la même chose et prend sa cote. Mais aucun d'eux ne semble "challenger" les dirigeants. Qui, dans ce système, défend les intérêts des vrais propriétaires de l'entreprise? Personne! Et combien de petits actionnaires ont déjà retiré leur investissement dans un fond parce que celui-ci détenait des actions d'une entreprise dont les dirigeants étaient trop payés? Probablement personne, je me demande même si les gens connaissent les entreprises dans lesquelles leurs fonds mutuels investissent. Tant que les actionnaires continueront à confier leur argent sans demander des comptes, les dirigeants continueront à se graisser la patte!

Rédigé par bobthebob le 30-12-2011

C'est vrai que ça fait dur de voir ces écarts. Concernant les indignés, je suis persuadé que la plupart n'avait aucune idée du fonctionnement des marchés boursiers et encore moins de l'économie en générale. Essayez pour le fun d'aller faire du camping sur la place publique l'été prochain.... je vous gage que vous n'aurez pas le temps de monter votre tente que la police vous expulsera. Ça ressemblait à une réserve indienne... personne voulait toucher à ça. Bonne réflexion.

Rédigé par travailleur le 21-12-2011

http://malka.fr/669/vous-avez-de-largent%e2%80%89-donc-vous-avez-moins-de-compassion/ « Est-ce que les riches sont insensibles? Une étude qui vient de paraître dans, Emotions tendrait à indiquer que c’est en effet le cas : Plus de richesse = moins de compassion. Attendez avant de rigoler, car ceci toucherait aussi les classes moyennes (dans les tranches supérieures). »

Rédigé par Olivier M. le 21-12-2011

En tout cas, que ce soit dans les grosses entreprises ou à la tête de l'économie, on peut rester optimiste dans les choix qui sont faits. En Espagne, Luis de Guindos, un ancien de Lehman brothers vient d'être nommé aux commandes de l'économie par le conservateur Mariano Rajoy.

Rédigé par jpthoma1 le 21-12-2011

Le plus étonnant dans tout ça, ce sont les actionnaires qui, années après années, ratifient les gestes des administrateurs qui les représentent et autorisent ces rémunérations faramineuses. Et parmi ces actionnaires, il y a nos caisses de retraites, nos compagnies d'assurances, nos institutions financières, les fonds comme celui de la FTQ et de la CSN et tous les autres bien-pensants qui investissent sur les marchés. À chaque année, ces actionnaires reçoivent le formulaire de procuration et votent les yeux fermés en faveur de ces augmentations. Pourtant c'est leur argent qu'ils dilapident ainsi. Rien ne se crée, rien ne se perd. L'argent qui va dans les poches des dirigeants ne reste pas dans les coffres de "leur" compagnie. Elle fait donc baisser sa valeur intrinsèque et boursière. "Vous êtes pas tannés de mourir, bandes de caves", comme l'a si bien écrit Jordi Bonet. Ce ne sont pas les indignés qui doivent se révolter, mais les actionnaires.

Rédigé par Olivier M. le 21-12-2011

@ pbrasseur. Qu'est-ce qui vous dérange dans le constat de monsieur Vézina ? Les écarts de richesse sont les mêmes aujourd'hui que ceux qui prévalaient à la veille de la crise de 29 et les statistiques (FMI, etc) ressortent toutes ces écarts grandissants qui sont une des causes de la crise que nous vivons. Si avec votre petit pactole boursier, vous pensez faire partie de cette race de gagneurs des 1 %, c'est que vous n'avez rien compris et que ces 1 % sont bien contents d'avoir des petits chiens chiens comme vous pour les soutenir et conserver le système tel qu'il est sous son couvercle idéologique.

Rédigé par Olivier M. le 21-12-2011

L'avenir des jeunes dans ce contexte est prévu difficile : http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/richard-dupaul/201111/14/01-4467528-jeunes-et-47-fois-plus-pauvres.php

Rédigé par altamont le 21-12-2011

Ils ne vivent pas sur la même planète que nous, ils en ont rien à foutre de la misère du petit peuple.

Rédigé par pbrasseur le 21-12-2011

Zzzzzzzzzzzzzz.......

Rédigé par SB le 21-12-2011

Bien d'accord avec vous pour une fois. Àprès des rendements négatif sur 10 ans aux ÉU et la crise financière de 2008/2009, eux aussi auraient dû se garder une petite gêne, mais bon... Pour ce qui est de faire un voeux, je vous suggère d'écrire au père Noel. Au moins lui il vous répondera. Comme bonus, ça fera travailler des gens de chez nous. SB

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