Pas si facile que ça de déménager à Memphis


6 commentaires sur cet article.

Rédigé par ABC le 23-09-2011

Bonjour messieurs Pouliot et Vézina. Voici quelques questions auxquelles j'aimerais avoir vos réponses personnelles. Je vous pose les questions à tous les deux car, pour avoir lu régulièrement, je crois que les réponses de M. Pouliot diffèreront sensiblement de celles de M. Vézina. Ce n'est pas dans un objectif de confrontation mais plutôt une réflexion sur les politiques monétaires. Voilà. Le marché obligataire canadien anticipe maintenant clairement une baisse du taux directeur canadien de 1% à 0,50%. Les politiques keynesiennes étant la base d'appui depuis de nombreuses années,j'imagine que le journal Les Affaires appuiera une telle mesure comme il l'a fait depuis 10 ans. Voici mes questions: 1. Si une telle baisse du taux directeur est la solution, pourquoi les États-Unis ne sont-ils pas en forte croissance actuellement? Pourquoi un taux à 0% n'a pas permis aux marchés immobiliers américains (et japonais post 90) de se stabiliser? 2. Pourquoi la croissance économique et la population active furent-elles plus fortes dans les années '80 et '90 alors que les taux étaient à des des niveaux substantiellement plus élevés? 3. Ne croyez-vous pas qu'à ces niveaux de taux d'intérêt, des baisses supplémentaires n'ont aucun impact sur les emprunts mais entrainent plutôt simplement des mauvaises allocations du capital? Par mauvaise allocation, j'entends un pétrole qui passe de 70$ à 140$ de septembre 2007 à juin 2008 (mouvement uniquement expliqué par les liquidités injectées suite à la baisse drastique du taux de Bernanke en août et septembre 2007 car l'économie était déjà en sérieux ralentissement)et qui représentait une taxe additionnelle d'environ 500 milliards pour les consommateurs américains en juin 2008? Deuxième exemple, une concentration forcée de l'emploi dans un secteur économique stimulé par ces liquidités tel que l'immobilier et qui fait en sorte que le marché de l'emploi est complètement disloqué. Si le taux de chômage demeure aussi élevé aux États-Unis, ne croyez-vous pas que c'est en forte partie car 50% de la croissance du PIB de 2000 et 2006 provenait du secteur de l'immobilier et de ses annexes (construction, finance immobilière) - scénario d'ailleurs fort plausible au Canada à brève échéance? 4. Mis à part un faible boost à court terme, ne croyez-vous pas que ces politiques monétaires entrainent les banques centrales elles-mêmes dans un cul-de-sac car elles enlèvent tout restant de discipline aux gouvernements dans la gestion de leur budget (ceux-ci ne partent généralement pas avec un fort niveau de discipline)? 5. Avez-vous songé à l'impact des politiques monétaires sur la situation actuarielle des caisses de retraite et sur le niveau de dépenses des particuliers retraités? Croyez-vous que les bénéfices tirés de l'endettement plus élevé des particuliers sont largement supérieurs aux problèmes ci-dessus mentionnés (et qui ne sont même pas encore un sujet d'actualité encore au Québec - cela viendra assez rapidement selon moi)? 6. En terminant, comment conciliez-vous le fait que, selon Keynes, les gouvernements ne devraient avoir aucune dette accumulée car les périodes de croissance devraient à rembourser la dette contractée dans les récessions? Croyez-vous qu'on puisse seulement utiliser un volet de la théorie? Ne trouvez-vous pas que cela enlève toute crédibilité au terme ''science'' souvent attachée à ''économique''? Ne serait-il donc pas plus soutenable à long terme d'envisager l'école autrichienne de Ludwig Von Mises et de Friedrich Hayek qui reconnaît la faillabilité de l'être humain et qui conclue qu'il vaut mieux laisser l'offre et la demande de crédit dicter les taux d'intérêt compte tenu de cette faillabilité? Merci beaucoup pour vos réponses.

Rédigé par Andre99 le 19-09-2011

Ais-je manqué quelque chose? Il me semblait que Memphis avait retiré son offre d'aide après avoir pris connaissance du comportement d'Electrolux au Québec.

Rédigé par YBertrand le 19-09-2011

Bonjour. A ce que j'ai cru comprendre du gonflement des factures, il ne s'agit pas seulement des immeubles du gouvernements mais bien l'ensemble des bâtiments commerciaux d'importance incluant ceux du secteur privé qui par ricochet paye le même prix qui est souvent représenté au pied carré que ceux construient pour le gouvernement. Je crois que l'Anglican que je suis ne soit pas dans les bénédictions du Osservatore Romano !, sait-on jamais. Merci et bonne journée.

Rédigé par dencour le 18-09-2011

pardon en suédois : forlatelse

Rédigé par le 18-09-2011

À YBertrand Les coûts explosent souvent au Québec, mais pas pour des projets privés. Or, Electrolux à Memphis est un projet privé, pas un projet public. La nuance est de taille. Sur ce, l'Osservatore Romano vous donne sa bénédiction !

Rédigé par YBertrand le 18-09-2011

Bonjour. Comme dans tous les cas de subventions, les médias sont toujours contre. Le Québec avec ses subventions comme celles accordées à GM, il y a quelques années pour augmenter la production alors que GM a fermé ses portes en moins de deux ans par la suite. Les coûts de construction qui augmentent, ça ne vous fait pas penser au Québec, l'épicentre des fraudes et dépassements de coûts dans le domaine de la construction. On croirait un article de l'Observatore Romano. Merci et bonne journée.

Ajouter un commentaire (netiquette)

Inscrivez-vous ou identifiez-vous pour laisser un commentaire