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René Vézina . 14-01-2010

Tags : Haïti

NOS DOSSIERS

Blogue. Il y a encore trois jours, le quart du produit intérieur brut de Haïti venait des fonds retournés aux pays par la grande diaspora éparpillée partout dans le monde : c’était deux fois plus que l’ensemble des exportations haïtiennes.


Aujourd’hui, c’est pratiquement tout ce qui reste : le pays dépend, et va dépendre de l’aide internationale. Les maigres infrastructures sont en bonne partie dévastées. Les deux-tiers de la population active étaient déjà sans travail. Imaginez ce qu’il en est aujourd’hui.


Nous avons sans doute nos propres problèmes. La crise a fait mal. Les nouvelles ne sont pas toujours encourageantes. Mais ce qui arrive là-bas dépasse l’entendement. Surtout que la pays est frappé à répétition, comme s’il était pris dans une sorte de malédiction.


Les secours s’organisent, et pour l’instant, vu de nos yeux de citoyens, c’est tout ce que l’on peut faire : donner, à des organismes connus et respectés. La Banque Nationale, les caisses Desjardins et autres institutions financières invitent les gens à faire des dons quand ils se présentent au comptoir. C’est un premier pas.


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Mais il faudra tôt ou tard passer à une autre étape. Il est impensable de recommencer périodiquement des opérations sauvetage du genre, qui aident les gens mais ne changent pas le problème fondamental : même dans les bons jours, le pays vit dans la misère.


Un plan Marshall ? Adapté, évidemment ? Si on a réussi à reconstruire l’Europe, en lambeaux après la 2 e guerre, ne pourrait-on pas répéter l’effort avec Haïti ? Il faudrait une concertation internationale, il faudrait aussi que le pays accepte que les efforts soient dirigés par un organisme comme les Nations-Unies, mais c’est possible. On ne peut humainement pas laisser une population entière revivre encore et toujours des désastres auxquels elle n’a pas les moyens de faire face.

4 commentaires

pierremathieu le 17-01-2010

Moi je me demande pourquoi on doit faire des collectes pour remettre une partie du monde sur pied après une catastrophe. Les États-Unis ont imprimé de l'argent frais pour sauver leurs institutions financières au risque de dévaluer leur monnaie. Il me semble qu'un organisme comme le FMI pourrait "imprimer tout l'argent frais nécessaire" au prorata de la valeur de chaque pays, sans affecter les taux de change, et transférer cet argent à l'ONU qui serait chargé de coordonner toutes les opérations de sauvetage jusqu'à la reconstruction des infrastructures de base en passant par la sécurité des gens. Les différentes levées de fonds agiraient pour s'occuper des gens rappatriés dans leur pays et pour financer l'amélioration des conditions économiques après avoir "sauvé" la région dévastée. Utopie.....

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