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Les épargnants dans la mélasse

René Vézina . 26-01-2012 (modifié le 30-01-2012 à 10:39)

Tags : Banque du Canada, États-Unis, Fed, REER, Taux d'intérêt

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BLOGUE. On pensait que la Banque du Canada s’était avancée bien loin en signalant récemment qu’elle ne ferait pas monter son taux cible du financement à un jour - ou taux directeur - d’ici la fin 2012 (et non pas 2102, désolé pour la coquille, encore que...), au plus tôt. C’est long, un an, et bien des choses peuvent se produire d’ici là.


Mais ce n’est rien en comparaison de la bombe que vient de lâcher la Réserve fédérale américaine : pas de hausse avant la fin de 2014 ! Trois ans au neutre, et la possibilité même mince de tomber à 0 % ! Deux membres du comité de décision de la Fed auraient même voulu un engagement jusqu’en 2016 !


Du jamais vu.


Sur le coup, les marchés boursiers ont pétaradé, puisqu’ils vont bien finir par recevoir, ne serait-ce que par défaut, des fonds en quête d’un meilleur rendement.


PLUS : Bourse : la Fed propulse l'or


Les emprunteurs en tous genres peuvent aussi souffler, même de ce côté-ci de la frontière, puisque la Banque du Canada ne pourra pas agir trop fortement trop vite. Un écart grandissant entre les taux canadiens et américains propulserait le huard et ferait très mal aux exportateurs.


Mais les épargnants, eux, sont pris dans la mélasse. Les gestionnaires de caisses de retraite aussi. On vient de leur confirmer que les rendements sur les placements conventionnels à faible risque seront anémiques pour plusieurs mois, voire quelques années.


Il suffit de voir comment les sociétés d’assurance se font malmener en bourse, depuis quelque temps, pour comprendre à quel point le défi qui les attend est corsé. Elles doivent bien placer à quelque part les primes qu’elles reçoivent pour couvrir leurs engagements à venir, calculés, eux sur la base de taux plus élevés. Et c’est de plus en plus difficile.


Et puisque nous sommes en pleine saison de REÉR, un conseil : ne vous laisser surtout pas décourager par les miettes qu’on vous offre si vous regardez du certificats garantis ou les dépôts à terme. Le réflexe, et c’est bien compréhensible, peut être de retarder la décision… jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Si vous avez décidé de cotiser, cotisez, quitte à parquer temporairement les fonds en attendant de trouver une meilleure stratégie. Vous recevrez au moins la déduction fiscale prévue. Dans les circonstances, c’est déjà ça de pris !


PS : Vous avez de la chance : voici ce qu’on peut lire dans le journal Les Affaires cette semaine (et c’est le genre d’offres qui tombe à point):


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Vous arrivez sur le marché du travail, vous êtes en milieu de carrière, ou encore, à quelques années de la retraite. Vous ne savez pas si votre portefeuille est sur la bonne voie. Nos experts répondront à vos questions. Faites-les parvenir par courriel à yannick.clerouin@tc.tc. Le tout sera publié dans le cadre de nos éditions REER, les 11 et 18 février.
Date limite pour envoyer vos questions : le 1er février.

11 commentaires

YBertrand le 30-01-2012

Bonjour. @monsieur grousseau222. C'est exactement ce que font les gouvenement en conservant leur taux directeur le plus bas possible mais ce n'est pas suffisant. Il faudra que tous les gouv. mettent le pied à terre et contraindre les banques en promulgant des lois qui serviront à serrer la vis des banques comme le gouv. du Canada a commencé à peine à avoir des résultats à la SCHL. Comme mon père me répétait souvent, "lorsque tu as donné un suçon à un bébé, essais pour voir de le lui enlever". Merci et bonne journée.

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