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La péréquation à risque avec le refus du gaz de schiste

René Vézina . 18-11-2012

BLOGUE. Le Québec a ouvert une dangereuse boîte de Pandore en refusant d’exploiter le gaz de schiste sur son territoire.


C’est ce que soutient un chercheur canadien qui signale que les provinces qui ont accepté, elles, sa mise en valeur, pourraient fort bien s’impatienter et exiger que la péréquation que retire le Québec soit amputée d’une valeur équivalente à celle dont il se prive en laissant le gaz dans son sous-sol.


David Campbell est président de Jupian Consultants et chercheur associé à l’Institut de recherches en politiques publiques. Il a publié il y a quelques semaines dans le Globe and Mail un texte qui dit essentiellement que le Québec ne peut avoir le beurre en même temps que l’argent du beurre.


Sa logique est implacable.


La Saskatchewan, l’Alberta et la Colombie-Britannique, de même que Terre-Neuve, ont toutes ouvert la porte à l’exploitation de gaz de schiste chez elles. Ce sont aussi quatre provinces qui contribuent à la redistribution des richesse au Canada, ce qu’on appelle la péréquation (eh oui, même Terre-Neuve).


Le Québec, province considérée pauvre, retire de la péréquation : environ 8 milliards $, soit le huitième de ses revenus.

13 commentaires

Tracy Darveau le 24-11-2012

Il faut intégrer les 3 réalités nationales et assurer une continuité tant Historique, Économique et Environnementale. Une continuité historique garantit une continuité économique, pan-canadienne. Et l’environnement ? est-ce historique, est-ce économique ? Non, c’est un problème nouveau, c’est global et ça change toute la donne. Maintenant les gaz de schale. Le Québec a déjà fait le point sur les conséquences sur la qualité de vie des ses citoyens, et de manière à convaincre même les plus entêtés. Au Québec, ce projet est mort et enterré. Mais le pétrole et l’électricité, alors là, le Québec crée de la richesse… quand bon il le décidera. Mais il niaise avec la puck. Mais quel pétrole, est-ce que ce sera celui du Golfe ou bien celui du Canada ? Le pipeline qui est déjà construit présente-t-il un meilleur coefficient de fiabilité environnemental que le pipeline qui est encore sur les dessins , et pour lequel , rien n’a JAMAIS été fait ? Et Enbridge, accepteront-ils peut-être d’investir dans une vraie rafinerie pour remplacer la Shell dans l’est de Montréal ? Wow. voilà ce que pourrait être le nœud d’une prochaine négo entre l’historique et l’économique. L’environnement dans tout ça ? un chiffre comme les autres. Mais un chiffre néanmoins. Et qu’est-ce qu’il dit ce chiffre de gaz ? Il te dit : ‘’pas bon citoyen’’, il dit : ‘’oublie ça’’. Le Québec en a décidé ainsi et le Québec a le pouvoir d’agir ainsi dans toute la légitimité du monde. Alors amène ta rafinerie , et on discute.

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