La France comme répétition générale pour le Québec ?


44 commentaires sur cet article.

Rédigé par Olivier M. le 24-01-2012

@ ybertrand, le spéciliste de l'allemagne. L'Organisation internationale du travail (OIT) a épinglé la politique allemande de compétitivité par les salaires, y voyant « la cause structurelle » de la crise en zone euro : http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-01-24/l-allemagne-responsable-de-la-crise-en-zone-euro-892435.php

Rédigé par Olivier M. le 24-01-2012

@ pbrasseur. La crise immobilière n'est qu'un symptome.

Rédigé par pbrasseur le 23-01-2012

Olivier - Là vous êtes carrément de mauvaise fois. C'est l'implosion du marché immobilier qui a causé la crise et ce marché est le plus manipulé qui soit, c'est vrai ici aussi bien qu'aux USA.

Rédigé par Olivier M. le 23-01-2012

Ah oui, c'est vrai, on l'a entendu celle-là, notamment de la part d'ultraconservateurs et de libertariens. Écoutez-ça. Si le capitalisme se casse la gueule et s'il y a eu une crise, c'est parce qu'on est pas allé assez loin dans le capitalisme et l'ultralibéralisme. Pensez-vous. Il y avait trop de règles, trop d'intervention gouvernementale, pas assez de laisser-faire. On sait bien que dans ce monde, en plus, c'est bien connu, il n'y a que les capitalistes et milieux d'affaire auxquels on peut faire confiance...

Rédigé par pbrasseur le 23-01-2012

Olivier - "On voit ce qu'a donné le laisser-faire." Non justement on ne le voit pas parce que c'est très rare et au mieux très partiel.

Rédigé par Olivier M. le 23-01-2012

@ vezinar. Si vous cherchez une grosse différence entre la France et le Québec (on peut y associer toute l'Amérique du nord car ce n'est pas propre au Québec), c'est dans le taux d'épargne des ménages et la consommation à crédit.

Rédigé par YBertrand le 23-01-2012

Bonjour. Il faut tout une mémoire pour se rappeler de promesses électorales. La Loi anti-inflation fut promulguée en décembre 1975 et a été introduite par P.E. Trudeau en fin de session 1973. Lorsque l'Ontario tenta invalider la loi sous la notion d'anti-constitution, monsieur Trudeau s'est lui-même engagé dans la bataille. La Cour Surpême ([1976] 2 R.C.S. 373) déclara dans une décision presqu'unanime (7/9) constitutionnelle. Hors de par ma famille, je m'intéresse à la politique depuis mon très jeune âge et en 1973, je venais de terminer un Bacc en Relations Industrielles qui suivis un Bacc en droit, et ne me souviens réellement pas que monsieur Trudeau était contre cette loi, bien au contraire. Votre réponse concernant les pas à suivre pour redresser l'économie semble indique que tout comme moi vous ne savez pas par où commencer. Faut-il rappeler que nous devons redresser le régime qui est en place depuis la deuxième guerre. Tout un paquebot à tourner de bord. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 23-01-2012

@ pbrasseur. On voit ce qu'a donné le laisser-faire.

Rédigé par pbrasseur le 23-01-2012

YBertrand - Bonjour, j'étais jeune à l'époque mais oui je me souvient de la loi sur le gel des prix et salaires (que Trudeau avait promis de ne pas faire). La solution, elle est à la foi très simple et très compliquée, il faut "laisser faire". http://fr.wikipedia.org/wiki/Laissez-faire Mais dans la réalité il y a tellement de gens qui, grâce aux leviers de l'état, se servent au buffet que pour en arriver à une économie réellement libre qui encourage et récompense le travail et l'excellence il y a une montagne à déplacer. Mais il faut bien commencer quelque part.

Rédigé par Olivier M. le 22-01-2012

A propos de la dégradation du triple A de la France : http://www.marianne2.fr/Standard-Poor-s-une-critique-chevenementiste-du-systeme_a214586.html

Rédigé par YBertrand le 21-01-2012

Bonjour. @monsieur Brasseur. Tout à fait véridique. Je ne sais pas si vous vous souvenez de la Loi anti-inflation de 1975 que P.E. Trudeau avait mis en place pour contrer la super-inflation qui durait déjà depuis 1972 suite aux répercussions qu'ont entrainé la constitutition de l'OPEP qui a mise le pied à terre pour renverser les taux de profits en fraveur des pays producteurs -vs- les taux des pays exploiteurs. Le ratio est passé de 10/90 à 90/10 en faveur des pays producteurs. Comme la fraude est mur à mur (gouvernements, entreprises, système scolaire, médical, municipal, allouette haaaaa) et est à la base du système corrompu à l'os je me demande comment un gouvernement pourra mettre en place des mesures "préventives" et non d'attendre que le feu ait tout rasée. Avez vous des suggestions, j'en avais il y a trois ans, mais plus nous avançons et moins ma liste ne s'applique désormais. Je sais que je tombe dans les prévisions (voire pro-forma) mais allez-y quand même. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 20-01-2012

D'une façon ou d'une autre ce qu'on voit est que les Européens, comme les Américains et bien d'autres ont commencé à monétiser partiellement leur dette. Que les banques servent d'intermédaire ou pas dans ces opérations cela reste en fin de compte un point technique (probablement lié au limitations imposées à la BCE). Ce qui compte vraiment c'est de comprendre ce qui se passe, car le résultat sera la perte de valeur des devises et des pertes nettes pour des millions d'épargnants qui croient se protéger en plaçant leur argent à des taux minables. Ça fait longtemps que je le répète, les épargnants finiront par faire les frais de cette crise. L'inflation c'est la solution de la facilité pour les politiciens et la facilité c'est toujours ce qu'ils préfèrent. Il faut le comprendre et réagir en conséquence.

Rédigé par YBertrand le 20-01-2012

Bonjour. @monsieur Olivier M. Merci, je l'avais lu lorsque vous l'avez affiché précédemment mais n'avait pas fait le lien, mes excuses. C'est un excellent exposé mais rien dans cet exposé appuie l'article (l'opinion) sur Le Monde et il est nullement question des taux appliqués par les banques pour les dettes souveraines. Relisez attentivement l'article du journal Le Monde car il est facile de tomber dans le panneau, j'ai dû le lire trois fois pour m'assurer de bien comprendre et effectivement il s'agit d'un bon montage de chiffres mais qui ne sont en partie que de la spéculation ou extrapolation. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 20-01-2012

Le lien : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/11/24/sur-les-dettes-publiques-en-france-et-en-europe/

Rédigé par YBertrand le 20-01-2012

Bonjour monsieur Olivier M. Vous avez oublié d'indiquer le lien vers l'article de la revue économique. Pourriez me l'indiquer s.v.p. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 19-01-2012

@ Ybertrand. Il ne s'agit pas d'un article mais d'un texte d'opinion écrit par par Michel Rocard, ancien premier ministre, et Pierre Larrouturou, économiste. Pour comprendre comment ça fonctionne, je vous réfère au texte de la revue alternatives économiques.

Rédigé par YBertrand le 19-01-2012

Bonjour. @monsieur Olivier. J’avais déjà pris connaissance de l’article de Le Monde. Cependant rien n’indique (si ce n’est que son titre accrocheur) que les pays sont financés par les banques à 6, 7, 8 voire plus mais bien par le biais d’obligation (à long terme (10 à 20 ans) non encaissable émises par les pays, sans doute par le biais des banques qui n’agit qu’à titre de vendeur. La comparaison que fait le journaliste Le Monde est simpliste et ne fait que tenter de faire la différence entre des pommes et des oranges. J’ai lu le texte à deux reprises car il est construit de façon à nous perdre rapidement. Cela me surprend de ce journal auquel je suis abonné depuis plus de 25 ans, mais il y a des articles qui laissent les lecteurs qu’avec des questions. L’exemple apporté par le journaliste concerne les magouilles entourant les prêts de 1200 milliards sous l’égide de TARP. Cela ne veut aucunement dire que les mêmes méthodes continuent de plus belle. Du moins j’espère. Les banques ont des lots de dettes que personne n’envie, elles ne prêtent plus aux pays depuis un certain temps et c’est pour cette raison que l’ensemble des pays qui encourent de possible défaut, émettent sur le marché des obligations à long terme. Rien n’indique contrairement à ce que vous avancé que les banques ont acheté en grandes quantités des obligations souveraines, surtout lorsqu’il s’agit de long terme. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 18-01-2012

@ pbrasseur. Il est nécessaire de s'interroger sur la dette. « Le mécanisme infernal de la dette, tel qu’il fonctionne depuis les années 1980, peut se résumer très simplement selon une séquence en quatre temps : 1) les gouvernements renoncent délibérément à lever des impôts pour financer les dépenses. C’est la vague néo-conservatrice du « moins d’impôts », portée par les plus riches et leurs alliés politiques. Ces réductions d’impôts bénéficient pour l’essentiel aux 10 % les plus riches (elles sont faites pour cela) et aux entreprises, surtout les plus grandes dont on sait qu’elles paient nettement moins d’impôts que les PME. 2) Ces mêmes gouvernements, qui ont privatisé et dérégulé la finance, empruntent alors aux marchés financiers, C’EST-A-DIRE EN GROS A CEUX QU’ILS ONT RENONCE A TAXER, les plus riches, les investisseurs privés. Les idéologues du MEDEF adorent stigmatiser les « risquophobes », mais leurs amis des marchés financiers en font partie : ils prêtent à des taux subprime aux États les plus endettés, jusqu’à 8 % voire 10 % par an pour les prêts à dix ans, soit à peu près les mêmes taux usuraires que ceux qu’ont subis les ménages américains pauvres à l’apogée de la crise du financement immobilier. 3) Le « service » des intérêts opère ensuite un transfert de richesse au bénéfice des détenteurs des titres de la dette, LES MEMES QUE PRECEDEMMENT, et renforce ainsi une seconde fois leur pouvoir économique et politique et leur richesse. La dette politiquement organisée et passant par les marchés financiers est donc un mécanisme de double dividende en faveur des plus riches et des grands actionnaires et investisseurs de tous pays. 4) Et pour couronner le tout, ces marchés et investisseurs de plus en plus puissants, parce qu’on leur a offert le pouvoir sur un plateau, imposent aux États endettés de nouvelles coupes budgétaires, des réformes des retraites et des mesures de gels de salaires. En deux mots : l’austérité, pour éviter, dans la logique de ces marchés, des notes dégradées, des taux d’intérêt en forte hausse, et finalement la quasi-impossibilité de rembourser la dette, comme pour les pays pauvres du Sud de la planète. » source : http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/11/24/sur-les-dettes-publiques-en-france-et-en-europe/

Rédigé par pbrasseur le 18-01-2012

Olivier - La BCE prête (ou même donne) aux banques pour que celles-ci disposent de liquidités pour faire face aux demandes de crédit du marché. Le problème dans ce genre de crise est que les banques ne se font plus confiance entre elles pour se prêter des fonds, c'est là que la BCE et la FED entrent en jeux pour éviter que les marchés financier ne se figent et que les banques fassent défaut. Ça ne veut pas dire que les banques vont garrocher les capitaux n'importe comment à des taux irresponsables. Quand un pays ou une compagnie émet des obligations celles-ci sont vendues au prix du marché, c'est normal et il faut que ça reste comme ça.

Rédigé par kingkal4 le 18-01-2012

@jpthoma1 "La pire erreur qu'un citoyen peut faire est de confier son bien-être futur à un gouvernement. La vision électoraliste des gouvernements modernes font qu'ils n'ont aucune vision à long terme. Alors, leur confier notre santé ou notre retraite ne peut que conduire à la catastrophe. Même chose pour les entreprises. Les employeurs ne devraient pas du tout être concernés par la retraite de leurs employés puisque ces derniers, par définition, ne sont plus employés lorsqu'ils sont retraités. La retraite est une décision tout à fait personnelle et le niveau de vie souhaité à la retraite relève de la capacité de chacun à bien la planifier et à accumuler les fonds nécessaires pour l'atteindre. On est jamais mieux servi que par soi-même!" Wow, tres bien dit. "Be you're own central bank!!"

Rédigé par Olivier M. le 18-01-2012

« on a vu récemment, au cours de la crise dite des dettes publiques, combien les banques pouvaient se refinancer à très bas coût auprès de la BCE (1,25 % actuellement) pour ensuite prêter aux États en déficit à des taux exorbitants pouvant aller, comme dans le cas de la Grèce, jusqu’à des dizaines de pour cent. L’affaire était, jusqu’à peu, juteuse pour les banques dans la mesure où, en vertu des statuts de la BCE, les États membres de la zone euro ne pouvaient émettre de bons du Trésor directement auprès de celle-ci et se trouvaient obligés de les placer sur les marchés financiers. Les banques les achetaient, pour leur propre compte ou celui de leurs épargnants, tous étant assurés jusqu’à la crise de percevoir une rente importante non rognée par l’inflation. Ainsi, la baisse de la fiscalité sur les plus riches, l’interdiction faite aux États d’emprunter à taux zéro auprès de la banque centrale, le recours aux marchés financiers entraînant un effet de boule de neige dès que les taux y sont supérieurs au taux de croissance économique et l’effet récessionniste de la crise expliquent la montée générale des dettes publiques, sans que l’on note une augmentation des dépenses publiques significative. » source : http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2011/11/11/crise-de-la-dette-ou-dette-de-crise/

Rédigé par Olivier M. le 18-01-2012

@ ybertrand. Les taux évoluent tous les jours mais effectivement,la BCE prête aux banques à 1 % et celles-ci prêtent aux États à des taux d'intérêts de 6, 7 voire 10 % (obligations souveraines): http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/02/pourquoi-faut-il-que-les-etats-payent-600-fois-plus-que-les-banques_1624815_3232.html

Rédigé par YBertrand le 18-01-2012

Bonjour. @monsieur Vézina. Le poids de l'immigration en Europe et tout particulièrement en France est insoutenable depuis trois décennies. L'Italie a arrêté il y a deux ans l'immigration des Turques suivis par l'Allemagne. Allemagne qui a aussi retourné des dizaines de milliers d'immigrants provenant surtout de la Pologne mais aussi des pays limithrophes de l'ancienne URSS. La France n'a pas vraiment exercé son pouvoir de limiter le nombre d'immigrant et est au prise avec une immigration illégale en plus. Puisqu'il n'y a pas de travail pour les français il y en a encore moins pour les immigrants qui sont devenu un poids sans précédent pour la France. Alors je me demande où elle coupera dans ses dépenses, les retraites ou les avantages sociaux. Nous sommes loin au Québec de ce type de problèmes. Merci et bonne journée.

Rédigé par YBertrand le 18-01-2012

Bonjour. @monsieur Olivier M. Pourriez vous m'indiquer d'où provient les taux de la BCE que vous indiquez. Les taux de 6% et 7% sont plutôt attibuables aux obligations qui ont atteint 6% et 7% mais encore il s'agit de l'Italie et l'Irlande en début de crise puisque les dernières obligations de l'Italie était à un peu plus de 3%. Si ma mémoire est bonne la constitution de la BCE a été copiée sur les banques centrales des pays qui dans l'ensemble prêtent à leurs banques, au taux directeur + un demi pourcent pour certains. Merci et bonne journée.

Rédigé par YBertrand le 18-01-2012

Bonjour. @monsieur Vézina. Excusez mon ignorance mais est-ce que le report à 71 ans pour la retraite est-il effectif où est-il resté sur les tablettes. Reporter la retraite à plus tard implique t'il que les personnes ne pourront toucher leur pension qu'à 71 ans où ont-il le choix de prendre leur retraite avant mais avec un barême différent. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

@ vezinar. La démographie française toujours en bonne santé en 2011. Selon les dernières données publiées ce mois-ci par l'Insee, la population en France a crû au même rythme que les années précédentes, et la fécondité est restée élevée (une fécondité parmi les plus élevées d'Europe). http://www.liberation.fr/societe/01012383925-la-demographie-francaise-en-bonne-sante-en-2011

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

@ jpthoma1. pbrasseur parlait certainement de la dette publique, pas de la dette des ménages.

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

@ pbrasseur. Certes mais il serait important de faire le tri au niveau de la dette et faire un véritable audit: http://www.audit-citoyen.org/. Quand on voit aussi que la BCE prête aux banques à 1 % et que ces banques prêtent aux États à 6 %, 7 % et plus, il y a quelque chose qui ne marche pas.

Rédigé par jpthoma1 le 17-01-2012

@pbrasseur Vous devez être bien jeune mon ami! Au début des années 1980, plusieurs personnes ont perdu leur maison lorsqu'elles ont dû renouveler leur hypothèque avec un taux 4 fois plus élevé que le précédent. L'idée qu'une dette ne doit pas être remboursée tant et aussi longtemps qu'un actif représente sa contrepartie est tout à fait fausse. Que les taux montent à 22% comme en 1981 et vous verrez que les gouvernements (et les contribuables) vont regretter de ne pas avoir remboursé leurs dettes. Et c'est pas le PIB qui va les rembourser. Ça prend du cash!!

Rédigé par pbrasseur le 17-01-2012

jpthoma1 - En fait il n'est pas nécessaire de rembourser la dette en autant que cette-ci de croisse pas plus vite que le PIB et que le niveau d'endettement ne soit pas trop élevé pour laisser un peu de marge en cas de crise. En ce moment pas même l'Allemagne ne répond à ces critères.

Rédigé par jpthoma1 le 17-01-2012

@pbrasseur Bien d'accord avec vous. Aucun titre gouvernemental ne mérite la cote AAA car je ne connais pas de pays qui rembourse sa dette actuellement, en terme réel. Ce que les gouvernements font à l'échéance d'un titre d'emprunt, c'est de faire une nouvelle émission pour rembourser l'ancienne. Mais la dette ne diminue pas. Ça ressemble au "kiting" que faisaient certaines personnes dans le passé en couvrant un découvert de compte par un chèque sans fonds tiré sur un autre compte dans une autre institution et en recommençant le même manège à répétition. Aujourd'hui le "débit jour zéro" empêche ce petit jeu. Pour conclure, on pourrait même accuser le gouvernement du Québec de fausse publicité actuellement, en ce qui concerne sa campagne de vente d'obligations. Cherchez pas la "sécurité", c'est pas dans une obligation gouvernementale que vous la trouverez, contrairement à ce que la pub dit. Le "crédit jour zéro" approche à grand pas!!!

Rédigé par pbrasseur le 17-01-2012

Olivier - Vous avez raison de reprocher aux agences leur comportements passés... Mais je pense que les décotes actuelles de dettes souveraines sont tout à fait justifiées. En fait ça pourrait être bien pire, le AAA étant la note parfaite croyez vous réellement que ces pays peuvent rembourser intégralement leurs dettes sans magouilles monétaires, sans noyer le poisson dans un mer d'inflation? Pas moi et je ne vois aucun pays, à part peut-être la Suisse, qui mérite le AAA, pas même le Canada.

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

@ jpthoma1. Peu importe...ils ont noté AAA des produits qui étaient toxiques (même si effectivement au départ, ils étaient peut-être corrects).« Les agences de notation financière (Moody's, Standard and Poor's, Fitch, etc.) ont pendant plusieurs années donné la meilleure notation financière (AAA) aux placements de type CDO avant de se rendre compte qu'il fallait brutalement l'abaisser. Le plus souvent, ces agences de notation financière se sont contentées de collecter les données communiquées par les créateurs des titres financiers : les organismes de crédit immobilier dans le cas des ABS, les rehausseurs de crédit pour l'émission des CDO, et les banques dans le cas des contrats d'échanges censés protéger contre le risque de non remboursement, appelés CDS. Cette indulgence peut s'expliquer par le fait que les rehausseurs de crédit soient devenus du fait de leur croissance des clients importants pour les agences de notation financière, pour la notation des CDO qu'ils émettaient. Par ailleurs, ces CDO ont trouvé une clientèle importante dans les réseaux commerciaux des banques, elles aussi clientes stratégiques des agences de notation. L'analyste financier d'une agence de notation financière avait donc commercialement intérêt à ne pas se poser trop de questions. » (source : wikipedia)

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

ok, désolé, ce n'est pas ce que j'avais compris. Je pensais qu'il était question de naissances et de la situation qui se dégrade. Concernant le point sur les enfants nés de l'immigration, je serais par contre curieux de connaître vos sources pour dire que la hausse de la natalité est en bonne partie due aux familles d'origine africaine. Contrairement à ici, il n'y a pas d'enquête officielle en France (INSEE) où les gens doivent déterminer leur origine. Mon impression n'a non plus rien de mathématique mais pour connaître beaucoup de français, ils ont tous 2 ou 3 enfants. Une famille avec 3 enfants n'est pas comme au Québec une exception (on pourrait dire un miracle) que l'on regarde avec des yeux ébahis.

Rédigé par jpthoma1 le 17-01-2012

@Olivier M. Quand vous écrivez " on parle des mêmes agences de notation qui n'avaient pas vu venir la crise de 2007 et qui attribuèrent des AAA aux subprimes", vous errez. Si un titre est "subprime", c'est justement parce qu'il n'a pas la cote AAA (qui est la meilleure cote "prime"). De plus, notez que les cotes de crédit ne sont pas des constantes, mais des variables qui fluctuent au fil des résultats financiers des émetteurs. Les premiers titres hypothécaires émis sur les marchés dans les années 90 méritaient une cote AAA car ils étaient adossés à des actifs de très bonne qualité (des prêts hypothécaires résidentiels bancaires). C'est par la suite, dans les années 2000, qu'on a commencé à titriser toute sorte de cochonneries (soldes de cartes de crédit, contrats de location automobile, contrats d'achat conditionnels de meubles, you name it) que la situation s'est détériorée et que sont apparus les "subprimes". Et les agences de cotation avaient bien coté ces titres en les mettant justement "subprimes". Notez aussi que les agences de cotation de crédit n'ont pas le mandat de prévoir les crises économiques. Mais elles doivent "vivre avec" cependant.

Rédigé par vezinar le 17-01-2012

À Olivier M. : du calme, et prenez le temps de lire ce que j'ai écrit. Quand je dis que le climat n'annonce rien de bon à cet égard, je fais référence au durcissement de certaines positions gouvernementales françaises face à l'immigration. Bien documenté, ce durcissement et les conséquences éventuelles pour les nouveaux arrivants. C'est tout. Pour le reste, permettez-moi de vous dire que vous avez tendance à vous emporter facilement.

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

« Vous admettrez avec moi que le climat actuel, en France, n'annonce rien de bon à cet égard. » Où voulez-vous en venir avec de telles affirmations gratuites ? Comment expliquez-vous alors que le Canada, soit-disant en bonne santé économique et modèle de cette grande récession, est un pays où le taux de natalité est faible...plus faible précisément qu'en france ? Est-ce que ça se pourrait qu'en dehors des critères économiques, il n'y ait pas d'autres raisons comme l'importance de la famille, les valeurs et références culturelles, les politiques familiales et sociales, etc. qui jouent dans la natalité ?

Rédigé par Olivier M. le 17-01-2012

@ vezinar. 1) Attention, je ne dis pas que les agences de notation ont tort. Quand on regarde l'explication de la dégradation de la France par Standard and Poor's, elle est assez exacte. Mais la peur de la récession et la mauvaise santé des banques européennes semblent encore plus dangereux à leurs yeux que le déficit. 2) Les comparaisons (de n'importe quel ordre que ce soit) ne sont jamais faites avec les pays anglo-saxons qui sont toujours considérés comme des modèles aux yeux de certains. Les pays latins ou démocrates-libéraux sont toujours considérés comme dépensiers et endettés alors que les deux pays les plus endettés sont le Royaume-uni et les USA...mais qui font marcher la planche à billets. En France, c'est sous un gouvernement de droite, celui de Sarkozy, que le déficit s'est creusé, notamment à cause d'un manque de recettes (cadeaux fiscaux aux plus riches)3) Il n'y a en France aucune étude démographique sur la base ethnique. Si vous avez des statistiques de cet ordre sur le nombre d'enfants par femme selon l'origine raciale, merci de nous les faire connaître. Il est donc totalement faux de prétendre que ce sont les africains qui font des enfants à tour de bras (Marine Le Pen ne renierait pas ce genre d'argument) pendant que les autres n'ont pas d'enfants.

Rédigé par jpthoma1 le 17-01-2012

La pire erreur qu'un citoyen peut faire est de confier son bien-être futur à un gouvernement. La vision électoraliste des gouvernements modernes font qu'ils n'ont aucune vision à long terme. Alors, leur confier notre santé ou notre retraite ne peut que conduire à la catastrophe. Même chose pour les entreprises. Les employeurs ne devraient pas du tout être concernés par la retraite de leurs employés puisque ces derniers, par définition, ne sont plus employés lorsqu'ils sont retraités. La retraite est une décision tout à fait personnelle et le niveau de vie souhaité à la retraite relève de la capacité de chacun à bien la planifier et à accumuler les fonds nécessaires pour l'atteindre. On est jamais mieux servi que par soi-même!

Rédigé par pbrasseur le 17-01-2012

Je ne suis pas sûr que les agences de notation ont beaucoup d'influence quand il s'agit de grands pays comme la France et les USA. La raison étant que les investisseurs connaissent déjà très bien ces pays et ont déjà toutes les informations (et même plus...) dont ils ont besoin. Cela se vérifie par la réaction des marchés aux décotes. Différent par contre pour des plus petits pays ou province, comme le Québec où une baisse de la cote aurait certainement plus d'effet. Le Québec me fait encore plus penser à l'Italie qu'à la France, comme l'Italie le déficit n'est pas en train d'exploser mais la dette est énorme et comme l'Italie nous avons un problème démographique d'une intensité peu commune dans le monde. Le Canada étant (pour le moment) bien perçu des marché les taux sont très bas et le Québec s'en trouve protégé, les gouvernements peuvent emprunter et dépenser plus et aussi cela fait pleuvoir l'argent facile du crédit sur notre économie de consommation. Notre économie parait mieux mais notre faible productivité finira par nous rattraper, c'est inévitable et probablement déjà en train de se produire, quand les marchés l'auront compris (ils finissent toujours pas comprendre) notre cote en prendra un coup et c'est là que la vraie "fête" va commencer.

Rédigé par vezinar le 16-01-2012

Cher Oliver M., pour une fois, je vais me permettre de commenter votre commentaire. 1. Si les agences de notation sont sévères, oui, c'est pour faire oublier leur laxisme passé. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ont tort, cette fois-ci. Elles sont probabelement plus vigilantes. 2. On peut effectuer n'importe quelle comparaison entre des sociétés qui viellissent, où qu'elles soient. Si vos vous rappelez de vos cours de philosophie, les mêmes causes produisent les mêmes effets, que ce soit en France, au Québec, au Japon ou ailleurs. 3. Si la France a un « nombre d'enfants par famille assez élevé », c'est du fait de l'immigration, en bonne partie africaine. Vous admettrez avec moi que le climat actuel, en France, n'annonce rien de bon à cet égard.

Rédigé par Olivier M. le 16-01-2012

1) Quand on parle d'agences de notation, on parle des mêmes agences de notation qui n'avaient pas vu venir la crise de 2007 et qui attribuèrent des AAA aux subprimes 2) Il me semble difficile de faire des comparaisons entre la France et le Québec ou d'autres 3) la démographie de la France est vieillissante mais le nombre d'enfants par famille est assez élevé

Rédigé par VisaPro.ca le 16-01-2012

Et dire que la Roumanie n'avait plus aucune dette extérieure au moment ou le régime est tombé il y a de cela 22 ans! Et regardez maintenant, le pays est quasiment aussi endetté que tous les autres pays occidentaux (incluant le Canada). Pourtant, le peuple Roumain est-il plus heureux qu'il ne l'était dans les années 70? Pas sûr... la preuve, toutes ces demandes d'immigration, de CSQ, de LMO, de transit, de permis de travail et de permis d'études qui nous parviennent à VisaPro.ca. Le Roumain moyen est à peine plus riche toutes proportions gardées qu'il y a 25 ans. Il rêve toujours autant de l'Italie, du Canada, de la France et de l'Espagne. Que se passera-t-il avec la France? les É-U? Le Québec? Certainement un effritement de la situation économique nationale et individuelle, un endettement continu et bientôt... le réveil brutal!

Rédigé par pbrasseur le 16-01-2012

La comparaison est tout à fait valide, comme nous les Français sont accablés par un gouvernement obèse, envahissant et hyper contrôlant qui assome l'économie et tente de subsister sur le dos des générations futures. Comme la notre l'économie Française perd progressivement en compétitivité (les entreprises médiocres que l'on protège depuis des années avec l'argent des contribuables s'éteignent une à une) et on ne vois aucunement comment cette situation pourrait changer à court ou moyen terme. De sérieuses difficultés sont à prévoir et le niveau de vie de ces deux société en sera affecté, ce pour de nombreuses années. Les plus durement touchés seront bien sûr les plus vulnérables, les jeunes (surtout ceux sans formation) et les vieux. Normal, quand on vit au dessus de ses moyens tôt ou tard on fini par en payer le prix, ce moment arrive.

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