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Indigestion de crédit dans le Temps des fêtes ?

René Vézina . 21-01-2013 (modifié le 21-01-2013 à 09:34)

Il ne se passe pas une semaine sans que je reçoive par la poste une proposition pour une nouvelle carte de crédit. Je ne dois pas être le seul à être ainsi courtisé.


Les institutions financières se comportent d’une drôle de façon : officiellement, elles s’inquiètent de l’endettement des citoyens, mais elles n’arrêtent pas de nous solliciter de toutes les façons possibles. Cette insistance à vouloir gonfler notre portefeuille de nouvelles cartes explique en partie pourquoi l’endettement des Canadiens continue de grimper.


Il y a quelques jours, la firme Moneris a fait savoir que les dépenses des Canadiens au cours du quatrième trimestre de 2012 ont augmenté de 3,45 % comparativement à la même période l'année précédente. Elle doit être au courant, c’est elle qui gère la plupart des paiements par cartes de débit et de crédit au pays.


Et même si a croissance a été plus faible en décembre (+ 2,16 %), les jours qui ont suivi Noël ont vu les dépenses bondir (+ 5,35 %). Autrement dit, les gens ont profité des soldes de la fin décembre. Tant mieux pour eux. Mais les factures de cartes de crédit à payer en janvier et février seront quand même costaudes.


À peu près en même temps, à la mi janvier, nos collègues de Finance et Investissement dévoilaient les résultats de Perspectives 2013, le sondage qu’ils conduisent annuellement auprès du lectorat du magazine, composé surtout de professionnels de l’industrie financière. Je retiens notamment un texte de Léonie Laflamme-Savoie. Dans cet article, intitulé L’endettement, cette menace, on peut lire ce commentaire d’un participant, un conseiller financier : « Le taux d'endettement des clients est [tellement] élevé qu'ils ne peuvent parfois même pas se procurer une protection d'assurance vie ou maladie pour eux et pour leur famille. Les gens se laissent influencer par notre société de consommation et font rouler l'économie à leurs dépens. » Un autre écrit que « Tous les gens s'endettent et se disent qu'après tout, si les politiciens le font [avec l'argent public], ils peuvent le faire eux aussi ».

9 commentaires

travailleur le 22-01-2013

 « l’incapacité de rembourser des frais médicaux était associée à 62 % des faillites personnelles aux États-Unis. » Aux USA, même avec une assurance santé, toutes les change sont contre vous de vous retrouvé avec une dette médicale, car aucune assurance couvre tous les frais, vous aurez un déductible qui peut varié d'une assurance à l'autre entre 10% à 20%, pour chaque intervention médicale, vous avez besoin d'une opération au genou, coût environ 20,000$usa, vous devez débourser un déductible, entre 2,000$usa à 4,000$usa, espérant que vous n'avez pas l'autre genou à opérer, la facture se répète, imaginé un accident grave inattendu. Et c'est sans compter que vous déboursez entre 500$usa à 600$usa par mois pour une famille. Vous ne voulez pas d'assurance, encore pire, vous serez assurément dans le 62% des faillites, votre dette médicale envers un hôpital sera encore plus salé, voilà toutes vos chances de faire faillite et perdre votre maison. Vous êtes prêt à payer pour un service de santé plus rapide, il existe aussi une solution ici, le service de santé parallèle privé. Voici 2 articles assez réaliste sur le système de santé USA vs CDN, un en date de 2007 et l'autre de 2009, mais donne un bonne idée en extrapolant les chiffres sous un base d'inflation d'environ 2%. Il y de quoi réfléchir, même si ont connaît tous la réalité d'être un patient dans note système de santé, entre les 2 mondes, on prend habituellement le moindre coût, le nom porte bien son nom, il faut simplement être un «patient », tous se paye à son juste prix. http://blogs.rue89.com/california-dreamin/2009/06/24/lassurance-maladie-aux-etats-unis-un-cauchemar , http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/200901/09/01-693602-le-vrai-cout-de-votre-assurance-sante.php

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