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En fait, le français PROGRESSE chez les immigrants

René Vézina . 13-09-2011 (modifié le 16-09-2011 à 15:18)

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Il y a maintenant plus d’immigrants qui choisissent de parler français plutôt qu’anglais à la maison : 51 % contre 49 %.


L’écart est mince, mais c’est ce qu’on appelle un renversement de tendance. C’est une grosse nouvelle.  


Pourtant, vous ne l’avez pas su si vous n’avez pas lu jusqu’à la toute fin les articles récents qui portaient plutôt sur le recul du français dans les quotidiens québécois, qu’il s’agisse de La Presse ou du Devoir.


Dans ce dernier cas, en faisant écho à une nouvelle étude de l’Office de la langue française, on titrait Le français perd toujours du terrain à Montréal.


Dans 20 ans, selon le scénario retenu, moins de la moitié des Montréalais parleront français à Montréal. Et ce n’est pas l’anglais qui va gagner des adeptes, puisque la proportion d’anglophones va également baisser, de 25 à 23 %. Ce sont les allophones qui vont augmenter en nombre, passant de 21 à 30 %.


Catastrophe ? Non. Pas si l’on considère cette donnée présentée plus haut sur l’avancée du français à la maison.


Dans certains milieux, on a souvent évoqué le risque que représentait l’anglicisation causée par l’immigration. Or, c’est de moins en moins vrai. L’école a joué et continue à jouer un rôle essentiel à l’égard de l’intégration des nouveaux-venus dans le courant francophone.

6 commentaires

Financius le 17-09-2011

Je crois, comme vous, qu'un Québec prospère en français peut effectivement inciter certains immigrants à parler de notre langue... mais de là à nous déclarer "Gagnants", il y a une marge. Le fait d'inciter est insuffisant,car c'est la loi qui a permis, un tant soit peu, d'endiguer le problème, en obligeant les enfants d'immigrants à aller à l'école française. Et si on se met à la place des immigrants, ils ont le choix entre un peuple majoritaire qui est prospère depuis longtemps, et un groupe ethnique divisé qui a décidé de rester minoritaire. Donc, la question est également politique et nous, en tant que nation, sommes libres de nos choix mais ne sommes pas autonomes. Et tant que cette situation existera, nous assisterons à l'érosion de notre existence, parce que nous ne faisons pas partie du concert des nations, qui eux, sont souveraines.

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