Emploi : agir vite pour ne pas sombrer à notre tour


86 commentaires sur cet article.

Rédigé par Olivier M. le 16-12-2011

Le 14 décembre 2008, le président de l’Équateur, Rafael Correa, prenait la décision simple et ferme de ne plus payer la part « illégitime » de la dette publique et de suspendre le remboursement des titres de la dette. Retour sur une réussite politique, sociale et économique : http://www.placeaupeuple2012.fr/equateur-le-courage-politique-pour-dire-aux-diktats-des-marches/

Rédigé par Olivier M. le 15-12-2011

« (...) l’été dernier, on a entendu des patrons dire : l’explosion des hautes rémunérations des dirigeants ce n’est pas le cœur du problème ; l’urgence, c’est que l’Etat soit capable de réduire ses dépenses. Les mêmes me disaient il y a quelques années : je donnerai volontiers de l’argent pour Emmaüs ou des initiatives sociales, le jour où il y aura un bouclier fiscal en France... . Or, les comportements n’ont pas fondamentalement changé. Notre analyse, c’est que les très hautes rémunérations ont leur part de responsabilité dans l’augmentation des dépenses publiques. Le rapport du Conseil d’Analyse Economique de 2008 l’a bien montré : en France, la part des salaires dans la valeur ajoutée est restée stable depuis 20 ans mais les 10% des salaires les plus élevés ont capté les trois-quarts de la richesse au cours de cette période ! Les 80% du milieu ont régressé. Tandis que les 10% les plus défavorisés ont vu leur situation s’améliorer légèrement, grâce à la hausse du Smic et des prestations sociales. Du coup, pour tenter de réduire les inégalités, de maintenir la cohésion sociale en France, on a compensé ce déséquilibre par la hausse des prestations sociales. Donc, l’échappement des plus hauts salaires déclenche des dépenses publiques ! Aux Etats-Unis, ils ont essayé de compenser les inégalités par la course au crédit immobilier et à la consommation, avec les résultats qu’on a vus en 2008. » (source : interview de Martin Hirsch, l’ex-Monsieur Solidarité du gouvernement Fillon en France, http://tempsreel.nouvelobs.com/le-dossier-de-l-obs/20111214.OBS6743/interview-martin-hirsch-la-crise-profite-aux-plus-favorises.html

Rédigé par Incubus le 14-12-2011

@Olivier "Sauf qu'en touchant aux prêteurs, on touche aux fonds de pension", c'est sur, mais ce sont eux qui ont profiter du système, l'autre solution est de taxer à morts les jeunes pour faire payer les dettes d'épiceries des générations précedentes.

Rédigé par Olivier M. le 14-12-2011

@ incubus. Sauf qu'en touchant aux prêteurs, on touche aux fonds de pension, aux placements financiers, etc. On touche à ce qui fait que ce blog et ce journal (les Affaires) vivent. Et là, évidemment, on s'attaque à gros car la finance passe avant tout, même avant les souhaits des citoyens.

Rédigé par Incubus le 14-12-2011

@Olivier Je suis d'accord avec le dernier commentaire. C'est pour cette raison que les états devraient faire défauts sur la parti des dettes illégitimes( bonbons fiscaux pour acheter des votes). Que ceux qui ont prêtés aveuglément perdent leurs mises pour avoir financer les bonbons des politiciens. C'est la règle numéro 1 du capitalisme ( http://www.businessinsider.com/how-to-fix-debt-problem-2011-11).

Rédigé par Olivier M. le 14-12-2011

« On méconnaît le mécanisme réel de l'endettement. On analyse la dette publique à partir du point de vue d'un emprunteur qui serait coupable d'avoir dépensé sans compter. Les peuples doivent payer parce qu'ils ont vécu à crédit. Or ce ne sont pas les emprunteurs qui sont, fondamentalement, à l'origine de la dette, mais les prêteurs, qui veulent placer leurs excédents financiers. Marx l'avait très bien vu dans "Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte", les riches adorent la dette publique ! Un État qui s'endette est un État qui, grâce au monopole de la contrainte légale, permet aux riches d'obtenir une sécurité maximale pour leur argent.» (source : Emmanuel Todd, extrait d'article dans le journal Le Point, 13/12/2011)

Rédigé par Incubus le 14-12-2011

@Olivier Belles performances pour des présidents socialistes! Lesquels ont été élus par un peuple de quémandeurs (comme partout ailleur).

Rédigé par Olivier M. le 14-12-2011

@ incubus. Ton pays d'origine, la France, a un président qui a fait explosé les déficits et qui a distribué des milliards de cadeaux fiscaux.

Rédigé par Incubus le 13-12-2011

@Olivier La zone Euro a été créée en 1999 par onze pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, rejoints par la Grèce en 2001, par la Slovénie en 2007, par Chypre et Malte en 2008, par la Slovaquie en 2009 et l’Estonie en 2011. Ton pays d'origine, la France n'a pas eu un budget équilibré depuis 1974, soit 26 ans avant la zone Euro. Donc il faux de mettre les déboires des pays dépensiers sur le dos des Allemands. Ton analyse à 2 balles ne tient donc pas la route.

Rédigé par Olivier M. le 13-12-2011

@ Ybertrand. « L’Allemagne a conduit une adaptation particulière à la globalisation. Elle a délocalisé une partie de la fabrication de ses composants en Europe de l’Est, hors zone Euro, pour profiter du très bas coût du travail. Elle a pratiqué en interne une politique de désinflation compétitive en comprimant sa masse salariale. Le salaire moyen allemand a baissé de 4,2% en dix ans. L’Allemagne a obtenu un avantage compétitif, non sur la Chine – dont les taux de salaire sont vingt fois inférieurs, et le déficit commercial de l'Allemagne avec ce pays est d'ailleurs comparable à celui de la France, autour de 20 milliards d’euros –, mais sur les autres pays de la zone euro dans lesquels une politique de compression salariale n’est pas concevable pour des raisons culturelles. L'euro, qui empêche structurellement l’Espagne, la France, l’Italie et les autres pays de l’Union de dévaluer, a fait de la zone euro un espace d’exportation allemande privilégiée. C’est ainsi que sont apparus des déséquilibres commerciaux entre l’Allemagne et ses partenaires depuis la création de l’euro. En fait, ce sont ces déficits commerciaux internes à la zone euro qui sont la réalité du problème européen et non les déficits budgétaires qui n’en sont qu’une conséquence lointaine. Cette politique allemande est analysée comme une évidence, un lieu commun depuis des années, y compris par des économistes « mainstream » tels que Xavier Timbeau ou Patrick Artus. Continuer à ne pas parler de l’Allemagne revient à s’interdire a priori de poser le bon diagnostic sur la crise de l’euro.» (source : interview Emmanuel Todd, magazine Marianne)

Rédigé par Olivier M. le 13-12-2011

On entend tout et n'importe quoi à propos de la dette. Un audit de la dette publique serait intéressant. « La crise financière actuelle a révélé le détournement de l’instrument de la dette publique en un mécanisme de transfert des ressources publiques pour résoudre un problème du système financier privé, plongé dans des opérations douteuses de produits dérivés » : http://www.cadtm.org/L-audit-un-outil-essentiel-pour

Rédigé par Incubus le 12-12-2011

@ Olivier M. le 12-12-2011 Environ 50% de la population ne paye pas d'impôts. Ensuite à quel endroit je dis qu'il faut donner des cadeaux aux riches? Il y a des limites à l'absurdité des salaires de ces gens. Je pense que dépasser $500k, l'impôt sur les revenus des salaires devraient être imposé à 99%. Si des PDG à 2 balles veulent plus, et bien qu'ils investissent dans l'entreprise et qu'ils se versent des dividentes qui seraient imposées à un taux normal.

Rédigé par Olivier M. le 12-12-2011

@ ybertrand. Tout le monde s'accorde à dire que l'Allemagne est un peu la Chine de l'Europe avec une économie basée sur les exportations et un dumping social et salarial. L'Allemagne est vénérée pour son efficacité, ses produits résistants, etc. mais finalement assez méconnue ici. Je me demande d'ailleurs pourquoi plein de kékés ont des plaques allemandes sur leur auto, ici, au Québec. D'où vient cette mode ?

Rédigé par pbrasseur le 12-12-2011

@YBertrand - Bonjour - "Hors je me demande d'où provient les 800$ MM sur une dette de 1200$ MM." C'est dans ce livre et les source y sont cités en détail: http://www.amazon.ca/Pension-Ponzi-Bankrupting-Education-Retirement/dp/1118098730 Du point de vue du contribuable la juridiction n'a pas d'importance, c'est la dette globale qui compte. Par contre on notera que Montréal est beaucoup plus endettée que les autres grandes villes au pays, et Montréal est au Québec qui elle même est la province la plus endettée... Bref pour le contribuables Québécois les chiffres sont encore pires que la moyenne Canadienne...

Rédigé par Olivier M. le 12-12-2011

@ incubus. Il est possible aussi de revenir au Moyen-âge. Sérieusement, vous aurez beau faire toutes les coupures possibles (les plans d'austérité engagés en Europe sont là pour le prouver), ça ne changera pas fondamentalement le système et ça ne réduira pas les inégalités qui sont à la source du mal. Les recettes fiscales ont diminué fortement depuis des décennies à cause des cadeaux faits aux riches. Il n'y a pas que les dépenses à regarder...Dépenses publiques qui d'ailleurs dans de nombreux pays étaient maîtrisées (on peut penser à l'Irlande ou l'Espagne) et qui n'ont pas empêché ces pays de connaître le marasme. A mon avis, vous ne regardez pas l'ensemble mais vous vous fixez uniquement sur les fonctionnaires.

Rédigé par YBertrand le 12-12-2011

Bonjour. @monsieur Olivier M. L'article que vous proposez comportent plusieurs éléments très intéressant mais les signataires ne considèrent que l'ère Reagan / Thatcher comme début du problème alors que c'est totalement faux, la prémice est donc inexacte. Je ne partage pas l'ensemble des positions des aterrés parce que les problèmes sont différents d'une zone à l'autre. De plus, euthanasier les fonctionnaires est impossible puisqu'ils dorment déjà tous au gas. Pour ce qui est des opinions du Journal Le Monde envers l'Allemagne ou le Der Stern envers la France, il faut toujours regarder d'où provient l'information. Dans ce cas il s'agit de deux pays qui ne peuvent s'entendre sur quoi que se soit depuis la première guerre mondiale. Si vous voulez des articles sur la France ou l'Allemargne vous devriez aller du côté de la Grande Bretagne. @monsieur pbrasseur. La dette du gouv. fédéral est de 540$ MM et la provision pour pensions des fonctionnaire n'est que de 214$ MM. La proportion est donc de 39%. Au niveau municipal c'est encore moins pour plusieurs raisons. En ce qui a trait aux provinces, je n'ai pu trouver d'informations solides. Hors je me demande d'où provient les 800$ MM sur une dette de 1200$ MM. Y aurait-il quelque chose qui m'échappe. Merci et bonne journée.

Rédigé par Incubus le 12-12-2011

La liste est longue, mais je peux commencer avec ceci: 1) Abolir la sécurité d'emploi de tous les fonctionnaires, cela permettrait de purger le système des employés inutiles ainsi que les organismes gouvernementales parasitaires. 2) Mettre fin au système pyramidale des retraites des fonctionnaires, avec calculs rétroactif selon les contributions versées. 3) Tous le monde aurait un régime de retraite selon ses contributions et celles de son employeurs et qui lui appartiendrait (pas de pot commun ou les derniers payent pour ceux qui n'ont pratiquement rien payé), il y aurait donc un calcul rétrocatif à faire. 4) Abolir l'obligation d'un travaileur de faire parti d'un syndicat (right to work), etc. Évidement tout ceci est de la science fiction puisque rien ne bouge au Québec. Donc tu peux dormir sur tes 2 oreilles. Ah oui, obligation au gouvernement de boucler son budget, pas de déficit. Donc, si la populace veut des bonbons ils devront les payer maintenant et non pas envoyer la facture aux générations futures.

Rédigé par pbrasseur le 12-12-2011

@Olivier - La question d'Incubus est parfaitement légitime. Qu'espérez vous obtenir à part appauvrir encore plus notre économie avec plus de prélèvements fiscaux? Pour ce qui est des fonctionnaires c'est normal de regarder là puisque c'est de loin la plus grosse dépense. Vous savez bien que tôt ou tard on va frapper une mur, ne vaut-il pas mieux couper intelligemment maintenant qu'en proie à la panique un peu plus tard?

Rédigé par Olivier M. le 11-12-2011

@ incubus. Et vous, que proposez-vous à part euthanasier tous les fonctionnaires ?

Rédigé par Olivier M. le 11-12-2011

@ Ybertrand. A propos du modèle allemand : http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/12/11/l-allemagne-vraie-reussite-et-faux-modele_1616160_3234.html @ incubus. Les solutions proposées par les économistes attérés font partie des bonnes solutions

Rédigé par Incubus le 11-12-2011

@Olivier M. le 11-12-2011 Ok, tu proposes quoi comme solution à part taxer les riches et hausser les taxes?

Rédigé par Olivier M. le 11-12-2011

Il faut sortir des généralités (les gens n'avaient qu'à pas s'endetter, le rêve américain, la dette publique provient du poids de la fonction publique, etc.) et aller contre les fausses évidences : http://www.atterres.org/page/manifeste-d%C3%A9conomistes-atterr%C3%A9s

Rédigé par YBertrand le 11-12-2011

Bonjour. @monsieur Olivier M. Vous aviez confiné le néolibéralisme aux années 70 et suivantes alors que le mal est bien plus profond car il a pris racine dès l'après guerre. Votre lien est intéressant mais vous pouvez constater que deux graphiques sur les dettes personnelles, années avant "grande dépression" et années avant "grande récession" démontrent que se sont les riches qui se sont fortement endetté (dépression) alors que durant la période avant récession de 2007 ce sont les moins nantis qui se sont endettés. J'ai toujours un peu de difficulté à considérer des statistiques mais c'est un indice comme un autre. Les citoyens d'avant dépression se sont endettés pour acheter sur marge alors qu'il n'étaient pas propriétaire d'une maison, automobile et gagets électroniques de notre époque. Les dettes de consommations des citoyens depuis la deuxième guerre est essentiellement dû au rêve américain qui a fait croire que tout ce beau monde pouvait acheter une maison, auto et lorsque ce ne fut pas il y a eu l'apparition du crédit facile et des cartes de crédits, ce qui n'existaient pas durant la période d'avant dépression. Je n'aborderai pas le sujet des différence de taux de taxations et d'imposition fiscale des deux périodes, dont les une n'ont rien à comparer avec les autres. Mon dernier commentaire est un détail sommaire des enjeux et répercussions du néolibéralisme qui a déboulé. Vous faites trait aux communisme. C'est peu différent, le problème de tout régime provient de ceux qui en ont la responsabilité, voire destiné qui revient aux politiciens. L'Espagne a un taux d'endettement de 5.8% par année de son PIB. Le coeur de mes interventions consiste à démontrer que nous sommes tous responsables de ce qui nous tombe sur la tête et que nous devrions comme citoyens commercer à nettoyer nos poubelles avant de nous plaindre que les poubelles des entreprises et gouv. sentent la .... ce que peu d'entre nous ont jusqu'à ce jour compris. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 10-12-2011

Même le FMI fait ce rapport entre inégalités et dette : http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2010/12/pdf/kumhof.pdf

Rédigé par Olivier M. le 10-12-2011

@ Ybertrand. Je ne vois pas trop où vous voulez en venir avec votre dernier commentaire mais ce que je sais, c'est que le néolibéralisme, comme l'a été le communisme, n'aura été juste qu'une parenthèse à l'échelle de l'Histoire...

Rédigé par Olivier M. le 10-12-2011

Pour ce qui est de Galbraith, il est un de ceux qui a le mieux expliqué la crise de 29. Pour mon âge, j'ai 45 ans. Génération X en plein dedans. Énorme taux de chômage quand j'ai commencé à travailler, postes pris par les baby-boomers, etc.

Rédigé par YBertrand le 10-12-2011

Bonjour. @monsieur Olivier M. Je viens de trouver ce malheureux Galbraith il n'était pas loin. http://en.wikipedia.org/wiki/John_Kenneth_Galbraith Merci et bonne journée.

Rédigé par YBertrand le 10-12-2011

Bonjour. @monsieur Olivier M. Vous avez en partie raison mais le néolibéralisme a débuté immédiatement après la deuxième guerre mondiale et les abus tout azimut ont pris place dès la fin des années 60. Un certain Galbraith ou Albraith qui était un économiste enseignait que plus le gouvernement dépensait et plus il y aurait de prospérité, hors dans un contexte où il y a eu explosion démographique, sa prêche aurait de la valeur mais dans un contexte où l'inflation gallopante est survenue durant des annés 70 les familles sont devenus de plus en plus petites et en moins grand nombre à cause des millions de divorces prononcés entre 63 et 80. Par la suite, nous le savons biens, nous avons des familles de 3.2 personnes au Canada depuis trois décennies. Hors l'époque où il y avait plus d'emplois que de travailleurs, les salaires ont augmenté en flèche mais eux aussi dans un contexte ou la démographie est en leur faveur. Depuis 85 c'est la migration de nos entreprises car les citoyens nord américains ont des salaires carrément trop élevés. Saviez vous qu'un aller-retour Montréal-Londre n'a seulement que doublé en 40 ans, mais les salaires des sociétés aériennes ont augmenté de 400%, je le sais très bien j'en faisais partie et où bien nous disions oui ou nous perdions nos meilleurs éléments aux autres transporteurs. Ce fut le cas de la plupart des secteurs d'activités. Hors les sociétés aériennes ont toutes exigé des baisses substantielles depuis 10 ans et les caisse de retraite ont diminué de 50%, la mienne a diminué de 28%. J'aimerais bien rencontrer ce Galbraith pour lui passer les mains autour du coup, et vous ? Mais du point de vue économie personnelle, la plupart pointent du doigt le gouv. qui devrait serrer la vis aux entreprises qui "prétendument" leur tend des pièges. C'est pas fort comme argument, non ? Personne n'a le gun sur la tempe lorsqu'elles signent des contrats d'achats qui ne leurs conviennent pas. Je ne connais pas votre âge, mais les années 60-70-80 ont fait place à des revendications des citoyens pour avoir de plus en plus de services, en passant probablement que les Chinois étaient pour payer nos gaffes, allo... Pour ce qui est de l'Espagne je n'ai pas tous les chiffres mais dans l'entente de vendredi elle aussi devra diminuer son déficit pour qu'il représente 1% de moins en terme de PIB. Merci et bonne journée.

Rédigé par Incubus le 09-12-2011

Monsieur YBertrand, il y a le "ok", mais vous avez oubliez de mentionner l'émission phare "Occupation Double". Au fil du temps ,le principe reste intact "panem et circenses"

Rédigé par Olivier M. le 09-12-2011

@ Ybertrand. Le discours sur la dette, les déficits est à prendre avec beaucoup de méfiance. D'abord, les déficits ont crû parce que les recettes fiscales ont diminué depuis la vague néolibérale débutée avec Reagan et Thatcher. Ensuite, ils restaient raisonnables dans la plupart des pays jusqu'à la crise que nous vivons. Avec le soutien aux banques, les déficits ont explosé. La dette privée a également contaminé la dette publique, etc. Si vous regardez un pays comme l'Espagne, la dette publique était très minime. Par contre, la dette privée est énorme. Aujourd'hui, on demande à l'Espagne comme aux autres pays des plans d'austérité. Croyez-vous que c'est logique pour un pays qui était relativement en bonne santé au niveau de ses dépenses publiques ? Voilà un constat fait par Nicolas Dupont-Aignan, un homme politique de droite en France, qui montre bien qu'il faut arrêter un peu ces faux discours sur la dette : « Tout à coup, l’opinion prend conscience de l’importance de la dette dans les économies développées. Mais à cette occasion, tout est fait pour culpabiliser les peuples et leur faire croire que ces déficits et cette dette s’expliquent par un excès de dépenses, une mauvaise gestion et une politique sociale trop généreuse. C’est un véritable mensonge qu’il faut dénoncer en expliquant que cette crise de la dette a d’autres causes bien plus profondes : les états développés sont avant tout confrontés aujourd’hui à un manque de recettes budgétaires et sociales lié à une mondialisation qui nivelle tout par le bas. Plutôt que de se polariser sur les déficits budgétaires, on ferait mieux d’analyser les déficits extérieurs qui révèlent la fuite des emplois vers les pays émergents, et notamment la Chine. A force de délocaliser dans une course sans fin au moins disant social, fiscal et environnemental, les Etats-Unis, mais aussi les pays européens, se retrouvent avec moins d’emplois, moins de ressources budgétaires et moins de consommateurs. Pendant 10 ans, ils ont masqué cette fuite par l’endettement privé ou public. »

Rédigé par YBertrand le 09-12-2011

Bonjour. @monsieur Olivier M. Vous avez raison sur le mouvement des 99% et espère que le mouvement prendra son envol. Aux USA, plusieurs villes laissent les gens en paix. La tendance pour les groupes des mouvements est de trouver un terrain qui appartient à l'État ou au fédéral où les politiciens des villes récalcitrantes ne peuvent les chasser, question de juridiction, bravo. Un groupe qui a levé une injonction contre une ville cette semaine aura sa réponse des tribunaux dès lundi prochain. Ce que je tentais d'exprimer est le fait que les gens pointent les gouv. du doigt alors qu'ils sont endettés eux-même par dessus la tête et que ce sont eux qui ont exigé des gouv. d'avoir des infrastructures routières dans tout les sens, des hôpitaux et école à chaque de rue, un système de prestation de chômage, de B.S., de R.R.Q., des soins de santé gratuits mur à mur qu'ils ont sur-exploité mais il ne faudrait pas que le gouv. fassent des déficits. Je maintiens à penser que ce sera le système qui implosera et feront des dégâts sans précédents. Pour ce qui est des années suivants la crise, il n'y a aucune comparaisons à faire, il vous faudrait plutôt regarder la période qui a commencé avec la révolution russe suivis de la première guerre mondiale et la décade qui a suivis pour mieux comprendre. Ce fut une période sombre de l'industrialisation. Merci et bonne journée.

Rédigé par MoneyLoser le 09-12-2011

Les sales capitalistes que nous somme en avons rien a ciré de quel gouvernement viennent les dépenses. On a été très critique envers les conservateurs pour leur rôle dans la bulle immobilière. Économie 101, quand un gouvernement, quel qui soit, interfère avec le libre marché, çela nous mène à la débandade. Que ce soit les conservateur où un autre partie.

Rédigé par Olivier M. le 09-12-2011

@ Ybertrand. Est-ce que le mouvement Occupy Wall Street n'était pas justement un début de quelque chose ? (en plus, en des termes pacifiques). Que proposez-vous ? Je vais vous dire une chose. Les peuples, notamment en Europe, ne vont pas accepter les plans d'austérité coup sur coup et voir le système continuer de fonctionner ainsi. Analysez ce qui s'est passé en 1929 et la décennie suivante. Ici, au Canada, je m'aperçois quand même que les gens sont relativement dociles car là-aussi, qu'est-ce que démontre cette montagne de dettes des ménages ? Que le pouvoir d'achat des canadiens a dégringolé comme partout dans les dernières décennies et que le crédit est venu compenser cette perte de pouvoir d'achat.

Rédigé par YBertrand le 09-12-2011

Bonjour. @monsieur Olivier M. C'est ce qui se passe partout sur la planète, les gouv. appliquent le "business as usual" et creusent leur gouffre financier qu'est la dette. Mais les citoyens ne se présentent pas aux élections, ils préfèrent regarder le "ok" que de s'informer et ne sont dans la rue que lorsqu'une chose les touches personnellement. Des sociétés qui se regardent le nombril en criant démocratie et "sot sot sot, solidarité" ne fait pas un pays bien fort. Comme les citoyens attendent d'être sur le bord du gouffre ou carrément dans la rue pour changer (non par choix vous comprendrez) et encore, ils font faillites et recommencent de plus belle. Heureux les creux, les cieux sont à eux. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 09-12-2011

Des économies, il y en a à faire. Les nouvelles mesures de durcissement des peines de prison votées par les conservateurs coûteront au bas mot 18 G$ aux Canadiens, selon une note économique de l’IRIS (Institut de recherche et d'informations socio-économiques). Il y a aussi les 7,5 M $ prévues pour les 60 ans de règne d'Élisabeth II. Il y a le méchant coût des avions F-35 qui sont, en plus, minables. Mais bon, comme ce sont des dépenses d'un gouvernement conservateur, ça passe.

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

@Incubus - Mao??? :-) :-)

Rédigé par Incubus le 08-12-2011

Les fonctionnaires sont une dépenses et sont payés grassement pour faire des tâches qui n'apportement absolument rien à la société (sauf exception). Une fois embauché, ils restent dans le système quelles que soient leurs compétences ou utilités. Comme disait Mao : "Là ou le balai ne passe pas, la poussière ne s'en va pas d'elle même" Un ménage sérieux est donc à faire, en Grèce ils ont commencé, ici on rêvent encore de taxer les "riches" et de continuer s'endetter pour faire fonctionner le système Ponzi.

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

Olivier "C'est la faute aux fonctionnaires, aux pauvres, aux chômeurs, aux étrangers..." Non Olivier, pas des chômeurs, ni des pauvres, seulement les fonctionnaires et leur syndicats, et ça n'a rien de populiste de le dire, c'est là qu'est réellement notre argent, comme je disais 800 milliards rien que dans les fonds de pensions, et ce ne pas assez, il faudrait en plus qu'on me taxe ou qu'on emprunte sur mon dos pour 400 milliards de plus. Et je ne vous parle même pas des semaines de 35h, des congés maladie, de la productivité anémique. Tous ça ce n'est pas des théorie fumeuses sur le site de votre pseudo expert, c'est des chiffres et de l'argent bien réel.

Rédigé par YBertrand le 08-12-2011

Bonjour. @monsieur moneylooser. Un État ne peut tourner sur un dix sous. C'est comme un paquebot, çca prend plus de place et de temps pour tourner de bord. Hors le déficit sous Obama est demeuré haut des dépenses pour l'Irak et l'Afghanistan et le retrait des troupes par Obama n'aura de répercussions budgétaires d'environ 400 milliards qu'en 2013. Ce gouv. doit faire face maintenant aux problèmes de santé (physiques et mentaux) ainsi qu'à l'éducation des soldats (qui comporte déjà une dérape de fraude de plusieurs centaines de millions cette année). Puisque Obama n'avait pas une majorité, les républicains lui ont mis les batons dans les roues tout le long de son mandat et cela continue. Il faudrait selon les républicains qu'Obama puisse atteindre un déficit zéro sans augmenter les taxes et impôts ni couper dans les services. Allo, ça va pas les républicains ! De plus l'histoire des 50 dernières années et plus démontrent que les abus sont toujours sous les républicains dont les démocrates sont obligés de corriger, ce fut le cas de Nixon, Reagan, Bush père et Bush Fils. @monsieur Réaliste 1. Plusieurs pays européens ont coupé dans les caisses de retraites, sont ils tous fous et ne comprennent rien. Ah bon. De plus il est faux de prétendre que la Grèce paye 15% pour le budget de relance car il est seulement de 6%. Seul l'Italie émet ses obligations à 7%, pour le moment. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

Cela fait partie du discours populiste que l'on entend ici et là. C'est la faute aux fonctionnaires, aux pauvres, aux chômeurs, aux étrangers...Les vrais coupables, eux, on en parle pas.

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

Ce n'est pas tant de vouloir m'acharner sur les fonctionnaires, mais que voulez vous c'est là qu'est l'argent, mon argent (et mes dettes devrais-je dire).

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

@ pbrasseur. Si votre analyse se résume seulement à pointer du doigt les retraites des fonctionnaires (on voit toujours ce même refrain sur des blogues sans consistance comme antagoniste.net), c'est bien la preuve que vous n'avez pas compris grand chose à la crise. Mais, je vous rassure, nos dirigeants, non plus...ou tout au moins, essaient-ils de préserver les intérêts de leurs amis et de l'oligarchie.

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

"Dans les deux cas la retraite dorée pour 20% de la population aux frais des autres 80% reste une utopie qui tire à sa fin. " Ça me fait penser à cette perle de Margaret Thatcher: "The problem with socialism is that eventually you run out of other people's money"...

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

Olivier - Ce que vous appeler "dogme" n'est que du gros bons sens, quand on vit au dessus de ses moyens grace au crédit il faut revoir son train de vie. Certes il faut le faire en évitant de créer une nouvelle crise mais en fin de compte on a pas le choix, il faut couper pour redevenir viable. Ici au Québec la masse des dépense va dans les fonctionnaires, or le gouvernement a choisi de ne rien couper mais d'augmenter tarif et impôts, c'est stupide car ainsi il va affaiblir l'économie et empirer le problème. Sortir du secteur des garderies ou couper dans les retraites des fonctionnaires aurait été beaucoup plus intelligent. De toute façon le gouvernement n'aura pas le choix, soit il continue d'embaucher des fonctionnaires et de dépenser toujours plus, ce qui mène forcément à une crise, soit il embauche moins mais le manque de cotisants actifs empire le problème des retraites... Dans les deux cas la retraite dorée pour 20% de la population aux frais des autres 80% reste une utopie qui tire à sa fin.

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

@ pbrasseur. Si vous voulez en savoir plus sur le problème de la dette, je vous invite à lire ce livre très intéressant : « Les dettes illégitimes : Quand les banques font main basse sur les politiques publiques » de l'économiste et professeur François Chesnais. Voilà un commentaire d'un lecteur sur le site d'amazon : « Aujourd'hui, à la crise des subprimes qui, sans l'intervention des Etats, aurait détruit le système bancaire mondial, succède la crise des dettes souveraines, aggravée par la spéculation des banques et autres orgamismes financiers qui décidemment ont la mémoire bien courte...Comment en est-on arrivé là ? L'ouvrage de François Chesnais revient sur la génèse de la libéralisation financière au début des années 80, à laquelle ont participé en France aussi bien les gouvernements de droite que de gauche. Il explique comment, à cette époque, on a commencé à remplacer la création monétaire, facteur d'inflation, par de la dette publique dans le but de favoriser les milieux économiques et financiers sans pénaliser l'action publique, comment cette dette, au fil des ans, a grossi partout dans le monde, comment elle s'est parallèlement accompagnée d'importants programmes de réduction d'impôts en faveur des classes aisées qui en ont accentué les effets procycliques (accroissement les inégalités sociales, chomage, délocalisations...)et comment on en est arrivé au final à la situation actuelle d'une crise mondiale des dettes souveraines. Les explications sur l'Europe sont paticulièrement éclairantes. On y apprend que la machine infernale continue de marcher à plein régime, car la BCE a interdiction de par ses statuts de financer les Etats. Alors, elle prête aux banques à des taux dérisoires (1 %) qui elles mêmes prêtent aux Etats à des taux substantiels (15-16 % pour la Grèce). Et voilà autant de fonds qui n'iront pas irriguer l'économie réelle (les PME se plaignent de ne plus trouver de financements bancaires), mais continueront à alimenter la spéculation sur les dettes souveraines, tandis que le contribuable européen se verra soumis à des plans de rigueur de plus en plus drastiques, car au final c'est bien lui qui devra payer ! Plusieurs economistes, dont François Chesnais, tirent donc la sonnette d'alarme et réclament un audit de la dette publique. Cette dette est-elle légitime dans toutes ses composantes ? Les banques et les institutions financières n'ont elles pas leur part de responsabilité dans la crise actuelle ? La finance ne doit-elle pas être reprise en main et une partie de la dette annulée ? Autant de questions auxquelles il faudra bien répondre un jour, sous peine d'être rapidement rattraper par la réalité sous la forme d'un nouveau krach économique ou du chaos social...» (source : lecteur prénommé Darko sur amazon.fr)

Rédigé par MoneyLoser le 08-12-2011

Bonjour M Bertrand, je comprend votre acharnement sur les républicains, Bush a été un président médiocre, mais je ne comprend pas que vous n'ayez pas un jugement aussi sévère sur Obama. Vrai, il a hérité d'une patate chaude, mais une simple recherche sur les dépenses fédérales permet de constater qu'il a été un Bush sur stéroide. Si c'était aussi irresponsable les trillion en défécit pour les républicain, ça l'est tout autant pour les démocrates. http://www.zerohedge.com/news/bush-vs-obama-facts-and-observations
Quels sont vos conclusions sur le plan nord?

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

A propos du rapport entre dette et État : « Si l’État fait défaut, ceci parachèvera le Grand Œuvre entamé sous Ronald Reagan, qui a fait exploser les déficits en baissant les impôts des riches en augmentant les dépenses. Oui, j’estime que le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État. Car d’une part, tant que la dette monte, elle enrichit outrageusement les patrimoines les plus aisés par les intérêts, véritable impôt à l’envers. Et un jour, évidemment, l’État se retrouve en défaut, et comme il est désormais hors de question de toucher aux patrimoines, il faut donc démanteler la protection sociale puis le contrat social (...). Quiconque pense que l’État a un rôle à jouer devrait se battre pour son équilibre financier, car un État qui tend la main est un État faible, qui finira démantelé… » source : http://www.les-crises.fr/peur/ (Olivier Berruyer, actuaire)

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

@ pbrasseur. Arrêtez de fixer votre vue sur les fonctionnaires. Dites-moi plutôt en quoi ce dogme des plans d'austérité est en train de résoudre la crise ?

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

Olivier - "Réduire la dette publique par l’austérité accentue la crise". Faux, si vous êtes fonctionnaire et que je coupe les cotisations à votre fond de pension j'économise de l'argent et je vous fait travailler plus longtemps. Non seulement je réduis l'endettement public mais j'améliore la productivité. D'ailleurs si vous êtes dans cette situation c'est précisément ce qui vous attend.

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

@ pbrasseur. A propos de la dette, je vous invite plutôt à lire ce billet : « Nous vivons une crise de surproduction… de dettes. La machine à fabriquer de la dette a fonctionné à plein régime, puis s’est bloquée pour en avoir trop produit. La dette privée et publique a atteint un volume tel que simplement la réduire prend désormais les allures d’un cataclysme annoncé. Ce qui conduit à se poser deux simples questions : pourquoi a-t-elle pris une telle ampleur, et comment s’en débarrasser ? La première question trouve sa réponse dans l’existence même d’un système financier dont le but principal est de créer de la dette, afin d’en profiter. Avec l’inégalité de la distribution de la richesse d’une part, et la diminution des ressources de l’État de l’autre, un double mécanisme a été mis en place qui crée le besoin d’un endettement croissant des particuliers et de l’État, impliquant en contrepartie la création et le fonctionnement d’une machinerie sophistiquée destinée à le financer… et à en tirer profit. La sous-capitalisation des entreprises en est le pendant. Le capitalisme financier a fondé sa raison d’être dans un déséquilibre dont il est à l’origine et auquel il prétend naturellement répondre en jouant les indispensables. On connait la suite, quand il ne parvient plus à retrouver le sien. Comment s’en débarrasser ? Nous sommes désormais au coeur de la seconde question, constatant l’absence d’une réponse adéquate. Réduire la dette publique par l’austérité accentue la crise, installe la récession pour une longue durée, et repousse sans cesse à plus tard une hypothétique sortie de celle-ci. Au prétexte de gagner du temps, on le perd. La croissance économique est le principal point d’appui permettant de stabiliser et de réduire la dette, mais elle fait défaut, et les mesures d’austérité en écartent encore plus le retour. Au contraire, le cocktail assemblant une importante dette dont le taux d’intérêt augmente, un déficit structurel de l’Etat qui ne peut pas être résorbé comme annoncé, ainsi qu’un taux de croissance anémique – tant qu’il reste positif – créent toutes les conditions requises pour la constitution d’une spirale économique descendante, aux conséquences sociales désastreuses. On se demandait à quoi sert la finance, va-t-on finir pas se poser la même question pour l’économie, qui est censée concourir au bien-être de la société ? De simples calculs rapportés à l’Italie et effectués par Satyajit Das, un économiste qui va droit au but, sont très éloquents. Avec un taux d’intérêt à 4% et une dette représentant 120% de son PIB, la croissance du pays devrait atteindre 4,8% pour équilibrer son endettement. Au taux actuel de 7%, cette croissance devrait être de 8,4% pour produire le même résultat…. Pour prendre les calculs autrement, l’Italie aurait besoin de 10 ans afin de réduire sa dette à 90% de son PIB, si son taux de croissance était de 2% par an et les intérêts sur sa dette de 4%. L’alternative serait de vendre des actifs publics. Appliqués aux autres pays de la zone euro, les mêmes calculs produisent les mêmes effets : le faible taux de croissance de l’économie, qui tend encore à diminuer, rend hypothétique la stabilisation de la dette publique, tout en promettant une longue récession (...) » La suite ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=31464#more-31464

Rédigé par pbrasseur le 08-12-2011

@Olivier - "Comme si les fonctionnaires et le secteur public étaient responsables de la crise que nous vivons depuis 2007" C'est malheureusement vrai, du moins en bonne partie. Prenons le cas du Canada (mais c'est pareil et même pire ailleurs): la dette publique totale au Canada est de 1200 milliard de $$$, or dans les fonds de pension des différent secteurs publics il y a environ 800 milliards. Autrement dit on demandes aux contribuables Canadiens d'assumer une dette colossale (80%+ du PIB) essentiellement pour contribuer à offrir des pensions que la grande majorité d'entre eux ne peuvent même rêver d'avoir (le reste des 80% de canadiens n'ont que 700 milliard dans les REER...). Ce n'est pas tout, même avec cet argent les fonds de pension public n'arrivent pas, les déficits actuariel s'élèvent à près de 400 milliards. En aucun cas l'économie Canadienne n'a les moyens de soutenir ces avantages généreusement offerts aux fonctionnaires (par des politiciens qui jouissent eux même d'avantages encore plus grands) et les pensions du secteur public conduisent ce pays tout droit vers la banqueroute. http://www.amazon.ca/Pension-Ponzi-Bankrupting-Education-Retirement/dp/1118098730

Rédigé par Olivier M. le 08-12-2011

@ incubus. Comme si les fonctionnaires et le secteur public étaient responsables de la crise que nous vivons depuis 2007. Est-ce qu'il faut que je vous rappelle par exemple dans quel pays est né cette crise et la contagion qu'a exercé la dette privée ? Un texte que j'aime bien : « Lorsque Margaret Thatcher prononça son fameux TINA : « There is no alternative ! », son propos avait au moins pour lui une certaine plausibilité : la social-démocratie avait pris ses aises et une bureaucratie satisfaite régnait sur une économie que tout dynamisme avait fui. Le TINA thatchérien, rapidement rejoint par son cousin reaganien, entendait signaler la résurrection de l’initiative individuelle, le retour triomphal de l’« entrepreneur » et du rentier, qui annonçaient ensemble des lendemains qui chantent. On sait ce qu’il en advint : privatisations et dérégulation, et surtout, part toujours croissante ponctionnée sur les gains de productivité par les dividendes des actionnaires, et par les salaires, bonus et stock-options extravagants des dirigeants des grandes entreprises. Pour les autres, des salaires dont la stagnation s’accompagnait, pour cacher la décote sur le pouvoir d’achat, d’une montée en puissance du crédit personnel, les salaires à venir devant, contre toute logique, compenser l’insuffisance de ceux d’aujourd’hui ; le résultat est connu : un système financier qui se fragilise d’être sillonné de longues chaînes de créance, où le défaut d’une seule suffit à entraîner dans sa chute toutes celles qui lui sont subordonnées. TINA nous promettait un avenir meilleur et cet espoir lui assurait sa légitimité. De manière absurde, TINA est à nouveau invoqué mais pour justifier cette fois le cauchemar qui accompagne l’échec cuisant du même programme néo-libéral. Il n’existait paraît-il aucune alternative à celui-ci dans sa phase triomphante, et il n’existerait aucune alternative à sa déconfiture dans sa phase actuelle d’effondrement : austérité, rigueur et éradication de l’État-providence devraient être accueillies avec les mêmes hourrahs qui avaient salué le retour sur le podium de l’entrepreneur et du rentier.» source : http://www.pauljorion.com/blog/?p=31391

Rédigé par Incubus le 08-12-2011

@Olivier Tu riras moins, lorsque ton salaire de fonctionnaire sera coupé ou pire ton poste coupé. Tu seras confronté à la réalité du plancher des vaches, pour le moment tu planes comme la plupart des gens.

Rédigé par YBertrand le 08-12-2011

Bonjour @monsieur pbrasseur. Merci en retard pour votre commentaire sur la répartition du budget. @tous. Il y aura toujours des irresponsables pour s'opposer à tout projet. J'ai pris une dizaine de jours pour lire la loi concernant le Plan Nord et les dossiers d'études s'y rapportant pour constater qu'encore une fois tout le monde tergiversent et ne savent pas de quoi ils parlent. Plus ça change et plus c'est pareil. Cela me fait penser aux irresponsables qui s'opposaient au projet de la Baie de James et voulaient imposer l'énergie nucléaire au Québec (le PQ bien entendu), c'est la même chose pour les sables bitumineux où j'ai passé près de deux mois en fin d'été. Le projet Keystone n'est que de la poudre aux yeux car l'oléoduc est en opération de Edmonton jusqu'en Illinois et se termine présentement en Oklahoma. Il est facile de comprendre que c'est l'opposition des pétrolières qui voyaient d'un mauvaix oeil la venue en territoire Texan, du pétrole de l'Alberta. Hypocrisie habituelle des américains qui ne peuvent pas se passer des sables. ConocoPhillips a investit 50% dans la troisième phase (le Texas) ce qui a refroidis les élans des USA. Obama aura bien remettre plus tard (2013) la décision, il n'aura pas d'autre choix. De toute façon il repouce toutes les décisions importantes en 2013, soit après les élections de novembre prochain tel que la coupure de 1.2$ trilliard dont 50% du budget de la défense nationale. Ah oui, mon oeil. Il demeure sans contredit que le gouv. du Québec, des autres provinces et du Canada devra sombrer dans les pensions des fonctionnaires car c'est la norme au secteur public depuis plus de cinq ans. @monsieur Olivier M. La déclaration de votre grand ami Steve Stiglitz "Le déficit budgétaire n'est pas à l'origine de la crise, c'est au contraire la crise qui a causé le déficit budgétaire" est loufoque c'est comme s'obstiner entre qui est arrivé en premier, l'oeuf ou la poule. Il parle vraiment pour ne rien dire. Pour ce qui est du budget américain, il n'y eu qu'une année ou deux sans déficit sous le président Clinton mais se sont les politiques de Bush qui a amené ces déficits au delà du trilliard chaque année et la transmis à Obama qui est pris avec la patate chaude. J'espère qu'Obama sera battu en novembre car ce seront les républicains qui devront ramasser ce qu'ils ont semé durant trois décennies. Les démocrates ne passeront pas cette fois pour les méchants comme ce fut le cas en plusieurs occasions des 50 dernières années. Je ne croyais pas en 2008 que nous pourrions nous en sortir sans crise majeure et crois aujourd'hui qu'elle sera pire qu'imaginée en 2008. Merci et bonne journée.

Rédigé par Olivier M. le 07-12-2011

@ incubus. À mourir de rire la pseudo-analyse de votre think tank libéral...

Rédigé par Incubus le 07-12-2011

"5. La dette étatique, qui a été créée à tout va depuis si longtemps, n'a financé aucun actif productif mais juste des transferts sociaux pour gagner des voix à la prochaine élection." ( http://blog.turgot.org/index.php?post/Gave-ce-que-je-sais )

Rédigé par Olivier M. le 07-12-2011

@ incubus. La droite s'exprime : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-succes-de-l-extreme-droite-sur-les-reseaux-sociaux-en-europe_1048468.html

Rédigé par Olivier M. le 07-12-2011

@ incubus. Il y a un monde, me semble-t-il, entre le régime stalinien dont vous faites mention et les valeurs que beaucoup de gens de gauche (ceux d'aujourd'hui) défendent. Assez ironique... Même le Wall Street Journal se mettait il y a quelque temps à évoquer Karl Marx en une : http://www.rue89.com/2011/08/12/karl-marx-avait-raison-217706

Rédigé par Incubus le 07-12-2011

Le paradis socialiste dont rêve certains hurluberlues sans références historiques. ( http://monderusse.revues.org/6739 )

Rédigé par Incubus le 07-12-2011

La gauche s'exprime : ( http://static7.businessinsider.com/image/4edf9104ecad04bc3500002a/greek-protestors-throw-molotov-cocktails.jpg ).

Rédigé par Olivier M. le 07-12-2011

@ incubus. Et toi ? As-tu ton passeport ?

Rédigé par Incubus le 07-12-2011

@Olivier Tu travailles à quel niveau dans la fonction publique; provincial, municipal ou fédéral?

Rédigé par Olivier M. le 07-12-2011

Lu dans un autre article des Affaires : « L'économiste américain Joseph Stiglitz, prix Nobel en 2001, a estimé mardi à Buenos Aires que les politiques d'austérité menées étaient loin de résoudre la crise aux États-Unis et en Europe. "Les politiques d'ajustement aux États-Unis et en Europe ne résoudront pas la crise économique. Le déficit budgétaire n'est pas à l'origine de la crise, c'est au contraire la crise qui a causé le déficit budgétaire", a déclaré Joseph Stiglitz lors d'une conférence à la Faculté des sciences économiques de l'Université d'État de Buenos Aires. "Il a y dix ans, il n'y a pas longtemps, les États-Unis avaient un excédent budgétaire, et c'est Alan Greenspan (alors secrétaire au Trésor) qui a lancé la politique de baisse des impôts pour les riches, ce qui a fait fondre les recettes fiscales et accéléré les inégalités", a ajouté M. Stiglitz que le gouvernement argentin a l'habitude de consulter. » La preuve que dans les commentaires de certains, il y en a qui ont rien compris et qui se dépêchent de monter du doigt l'état providence comme étant à l'origine des déficits. 2 choses ont fait exploser les déficits : la baisse des recettes fiscales (cadeaux aux riches) qui ont accéléré les écarts de richesse au sein de la population et les aides faites aux banques pour les renflouer.

Rédigé par MoneyLoser le 07-12-2011

Le québec, c'est l'antithèse du capitalisme, le pays de la solidarité sociale, 50 ans d'état providance. Un endroit ou le 4% des riche payent 32% de tous les impôts et ou 50% n'en payent pas du tout. Pourtant nous sommes en train de sombrer. A lire tous les socialistes sur ce blogue, je pensais que le Québec était une tour de babel protégé contre les excès du capitalisme sauvage. Le problème avec votre raisonement, c'est que pour payer toutes les gâteries que vous quémandez, ça prend des revenus. Il y a un excellent vidéo la dessus sur youtube : eat the rich. Malheureusement à manger les riches ont détruit le capital. Je suis avec pbrasseur ça prend plus d'entreprenership. Je suis aussi d'accord avec M. Vezina, on est des quémandeurs hypocrites, on a pas de problème à prendre l'argent sale provenant de l'Alberta, mais qu'on est donc écologique quand vient le temps d'exploiter nos ressources.

Rédigé par Olivier M. le 06-12-2011

@ pbrasseur et incubus. Vous devriez réserver vos commentaires pour ce site d'un facho qui est en droite ligne avec vos idées : http://www.antagoniste.net/

Rédigé par Olivier M. le 06-12-2011

@ pbrasseur et incubus. Vous devriez réserver vos commentaires pour ce site d'un facho qui est en droite ligne avec vos idées : http://www.antagoniste.net/

Rédigé par Incubus le 06-12-2011

@pbrasseur C'est pas un scoop, c'est pour cette raison que tous les états démocratiques finissent un jour par faire faillite. En Europe ils sont rendu au bout du rouleau, notre tour arrive à grand pas. Le principe de base est simple, les politiciens promettent n'importe quoi afin d'être élus. ( http://www.bokbluster.com/wordpress/wp-content/uploads/2011/09/110921boklores.jpg ) Même l'Allemagne va y passer ( http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/europe/221140715/lallemagne-aussi-fera-faillite?xtor=EPR-1500-%5bNL_meilleurs_articles_hebdo%5d-20111205-%5binternational_europe%5d )

Rédigé par pbrasseur le 06-12-2011

A mon avis le concept de démocratie a été perverti pour servir de support à la spoliation de certains groupes par d'autres. Par exemple pour permettre à une minorité de fonctionnaires et de politiciens de se faire payer de grasses pensions par le reste de la population qui n'a pourtant pas les moyens de s'offrir la même chose. Ou bien pour favoriser certaines entreprises ou secteurs aux dépens de d'autres. Ou simplement pour prendre l'argent de ceux qui travaillent fort pour entretenir ceux qui préfèrent se la couler douce... Au Québec sous prétexte que c'est démocratique on y est allé à fond de train dans ce magouillage (le mot scientifique est socialisme...), au point que notre état est devenu corrompu à l'os, et maintenant on va payer pour. La note sera salée... Nul doute que nos gauchistes seront légions à blâmer les méchants capitalistes. Vous pouvez chialer contre les agences de notation tant que vous voulez, ça ne vous aidera pas à emprunter pour moins cher.

Rédigé par Olivier M. le 06-12-2011

@pbrasseur. « moi j'attend plutôt Fitch, Moody et les autres... » Par les temps qui courent, la démocratie, c'est vrai, se limite à l'avis des agences de notation. Les citoyens ont du mal à se faire entendre.

Rédigé par Olivier M. le 06-12-2011

Concernant le capital, il n'est pas placé où il faudrait. La spéculation, ça donne du rendement à une poignée de voleurs...ça ne met pas du grain à moudre dans l'économie. Si les salaires sont toujours aussi dévalorisés, vous allez voir longtemps du chômage et une baisse de la consommation et de la croissance. Seul le crédit permettait de cacher cette insuffisance accélérée par les politiques néolibérales et la globalisation.

Rédigé par Olivier M. le 06-12-2011

@pbrasseur. Toujours la menace que les riches vont fuir ailleurs et qu'il est également possible de produire moins cher ailleurs. Le problème, c'est qu'on est en train d'en revenir de cette idée-là. D'abord, on l'a vu avec des pays comme la France. Les riches se portent plutôt bien et ne vont pas ailleurs (quand ils y vont, ils reviennent) car soutenus par des politiques fiscales plus avantageuses que la mienne ou la vôtre. Quant aux entreprises, la globalisation a précipité le monde dans des débalancements dont tout le monde est victime, notamment nos peuples des pays industrialisés (le plus bel exemple est les USA qui ne produisent plus rien...et qui aujourd'hui sans le crédit, sont incapables de consommer). C'est bien beau d'aller produire ailleurs mais encore faut-il pouvoir vendre ses bébelles. Et quand les chinois seront capables de s'acheter les produits que nous achetons, ils réclameront plus de salaires, etc. C'est le serpent qui se mord la queue. Avec des politiques basées sur le court terme, voilà où on en est.

Rédigé par pbrasseur le 06-12-2011

Ça fait des mois qu'il se rapproche et finalement le DOW dépasse le TSX aujourd'hui, ces dernières années on a pas vu ça souvent. Les marchés sont-il en train de passer un message?

Rédigé par pbrasseur le 06-12-2011

Olivier - Soit taxons les entreprises et les investisseurs pour renflouer notre frugal et (comme chacun sait) très responsable gouvernement. Et quand ce qui reste de sièges sociaux aura quitté le Québec et que vraiment plus personne ne voudra investir ici on fera quoi? Le Québec ne peut imprimer des billets de banque alors pourquoi pas des billets de loto pour tout le monde? Après tout ça aurait peu près les même chances de marcher que les stratégies à la Léopold Lauzon qu'affectionne Olivier...

Rédigé par Olivier M. le 06-12-2011

Les droites conservatrices qui veulent actuellement dans pas mal de pays désagréger l'état providence qui avait permis aux populations de supporter sans broncher 30 ans de politiques néolibérales et déréglementées, insistent toujours sur les dépenses publiques mais jamais sur les recettes. Or, de ce côté-là, il apparaît que l'on pourrait aller chercher d'importants deniers. Ici, au Québec, c'est flagrant de constater que les particuliers paient beaucoup d'impôts comparés aux entreprises. Pourtant, ces dernières, notamment les plus grosses, devraient participer à l'effort. A ce que je sache, elles bénéficient indirectement de l'argent mis dans l'éducation, dans la santé de la population ainsi que directement dans les infrastructures (transports, etc). Quand on voit que l'on cède les ressources naturelles et que l'on fait de gros cadeaux aux entreprises minières, il y aurait des recettes à aller chercher là. C'est sans parler que le capital n'est pas assez taxé par rapport au travail. Une maigre contribution de taxes sur le capital renfloueraient les caisses.

Rédigé par pbrasseur le 06-12-2011

@YBertrand - Au contraire c'est important de comprendre la dette. Environ 30% de la dette totale de 15 billions US est composé de IOU à la social security (c'est en fait un accord intra-gouvernemental qui peut être modifié à tout moment par des législations). La dette constituée d'emprunts, celle que doivent réellement servir les USA est de 10 billions ce qui correspond à environ 2 tiers du PIB américain. http://en.wikipedia.org/wiki/File:USDebt.png Pour un pays comme les USA servir une dette de 70% du PIB c'est n'est pas un chose particulièrement difficile. Quand à la Social Sécurity tout le monde sait que tôt ou tard ce contrat sera renégocié. Je ne dit pas que la situation est enviable ou rose, simplement que c'est pire ailleurs, notamment en Europe et au Québec.

Rédigé par YBertrand le 06-12-2011

Bonjour. @monsieur pbrasseur. Vous me perdez lorsque vous invoquer qu'il s'agit d'une "large portion de la dette et du déficit US est actuariel". Une dette est une dette, les déficits d'un trilliard + chaque année viennent l'augmenter. Il ne s'agit pas de la dette de 2010 ou 2020 mais bien l'actuelle. Je ne vois pas ce que les acturaires viennent faire dans la dette si ce n'est que de prévoir le bordel dans 20 ou 30 ans. Hors nous sommes loin des réformes car c'est un discours de sourds perpétuel, nous venons d'assiter à la dernière impasse en novembre dernier. Je suis entièrement d'accord que leur marge de manoeuvre du point de vue fiscal est bonne mais les entreprises sont habituées à un régime qu'ils ne voudront pas perdre et la cage de ce gouvernement va se faire brasser de toutes parts, citoyens compris. Le mouvement des 99% prendra de l'envergure à chaque fois que ce gouvernement coupera dans les avantages sociaux qui sont déjà en piètres conditions. De plus leur déficits astronomique de la balance commerciale ne fait que commencer et avec plus de 4 milliard par année et augmente, elle était de 800 milliard par année avant la récession. Plusieurs analystes considère qu'il y aura beaucoup de tension aux USA puisque les babyboomers déjà à leur retraite s'unissent en organismes dans chaque État et que ces dernières s'apprêtent à s'unir pour faire une organisation nationale qui fera du lobbyisme. Puisque ce segment comporte un gros pourcentage de l'électorat, le gouvernement aura beaucoup de difficulté à réduire les dépenses qui leur sont reliées. Il y a plusieurs autres facteurs du genre dont nous devons tenir compte dans l'appréciation de la marge de manoeuvre des USA. Ce n'est pas sans raison que les entreprises engrangent leurs bénéfices et n'investissent pas. Tout ce beau monde attend de voir ce que les politiciens feront avant de bouger. Les USA n'auraient pas imprimer 5$ trilliard depuis trois ans si elle avait les moyens de payer. Avec l'avertissement de la Chine de faire une 3e guerre mondiale si les USA s'attaquent à l'Iran. La Russie elle aussi a son mot à dire dans cette affaire vient aussi compliquer les choses. La Chine pourrait aussi se tourner contre les USA en appliquant un embargo pour provoquer de l'inflation incontrôlable aux USA. Les problèmes des USA sont autant politiques qu'économiques. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 05-12-2011

YBertrand - Bonjour à vous, l'impasse américaine sur le budget est essentiellement politique et sera certainement adressée après l'élection de novembre prochain. En fonction du PIB la dette US n'est pas pire qu'ailleurs alors que leur marge fiscale et potentiel de croissance sont nettement supérieurs. Une large portion de la dette et du déficit US est actuariel envers la social security et pourra être résolue par de réfomes (mais évidemment persone ne veut faire ça avant l'élection) Les USA ne sont pas exempts de problèmes d'infrastructures, reste que c'est beaucoup mieux qu'ici. Au Québec les dépenses d'infrastructure sont certes nécessaires mais elle seraient moins ruineuses si on avait fait la maintenance comme il se doit et si on ne dépensait pas tant ailleurs.

Rédigé par YBertrand le 05-12-2011

Bonjour. Nous savons tous que l'endettement est mur à mur (citoyens, hôpitaux, système scolaire, municipalités, provinces et pays). Mais rien ne peut être fait en regard des dettes des citoyens à moins d'instaurer des mesures et critères plus contraignantes comme ce fut le cas pour la SCHL qui ne fait que commencer. Les milliards en dépenses des gouvernments fédéraux et québécois ne pouvaient être contournées parce que toutes les infrastructures construites dans les années 50 à 70 et souvent plus vieilles, (routes, aqueducs, ponts, hôpitaux, écoles, allouette) étaient en décripitude avancée que les Ordres des ingénieurs de toute l'amérique du nord venaient (fin des années 90) aux mêmes diagnostiques dont nous vivons présentement avec les répercussions. Hors ces dépenses n'étaient pas futiles mais indispensable car nous somme en retard et il est possible que nous devions devancer les échéanciers car les rénovations et constructions ce ne sont pas finies et coûteront plusieurs milliards. @monsieur pbrasseur. Je me demande pourquoi vous dites que "ils (les USA) ne sont pas sortis du bois mais ça s'en vient tout doucement" puisqu'il y a impasse sur le 1.2$ trilliard de coupure et ces coupures seront automatiques soit 600$ milliard pour la défense nationale (50% de son budget) le reste touchant l'éducation et la santé. De plus les déficits de 1$ trilliards et plus ne sont pas terminés et il y aura une demande de reveler le plafond de la dette en avril et novembre 2012. Contrairement au Canada, les USA ont remise les programmes de réfection des infrastructures qui devraient coûter 50$ milliards pour la première phase. Les USA s'attendent à des coûts totaux de plus de 350$ d'ici cinq ans. La seule chose qui s'améliore est le rendements de grandes entreprises mais cela n'a eu aucun effet sur l'emploi ou l'investissement, les corporations préférant racheter des lots d'actions. Serait il possible de résumé le fondement de votre position. Merci et bonne journée.

Rédigé par pbrasseur le 05-12-2011

Voila qui se passe de commentaire: http://jobboomblog.com/nouvelles/indice-jobboom-rien-ne-va-plus-au-quebec/

Rédigé par Réaliste1 le 05-12-2011

@pbrasseur. "Moi j’attends toujours que les commentateurs économiques au Québec enlèvent leur lunettes roses et commencent à dire la vérité aux gens. Le réveil risque d'être brutal." Vous n'êtes pas le seul, moi aussi j'attends toujours... Ces derniers refusent obstinément de reconnaître que le surendettement des particuliers sera un frein important à la croissance future. C'est pourtant pas compliqué: une personne trop endettée ne peut pas consommer autant qu'une personne ayant un faible endettement. Lorsque la société est au prise avec trop de ces personnes trop endettées, la consommation générale ne peut que dimunuer. Et cela a un impact sur toute la roue économique dont les emplois. Récemment, nous avons pu lire qu'il est maintenant fréquent et même "normal" d'effectuer des versements hypothécaires pour un particulier âgé de 70 ans et plus... Ou encore, que plus de 600 000 détenteurs d'hypothèque au pays ne seraient même pas capable de supporter une hausse des taux d'intérêts de 1%... Quelle banalisation de l'endettement, ça semble sans fin!! À mon avis, plus on laissera aller ce problème de surendettement des ménages, pire ce sera pour l'économie à long terme.

Rédigé par pbrasseur le 05-12-2011

@Incubus - Je pense que les américains sont simplement plus avancés dans leur cycle de désentettement (en fait nous on a même pas commencé...), ils ne sont pas sortis du bois mais ça s'en vient tout doucement. Au moins il peuvent compter sur une économie beaucoup plus adaptable où l'entrepreneurship n'est pas considéré comme un maladie honteuse...

Rédigé par Incubus le 05-12-2011

Les USA sont aussi en train de sombrer: ( http://www.hussman.net/wmc/wmc111205.htm )

Rédigé par Incubus le 05-12-2011

Rien ne va empêcher le Québec de sombrer. Comment voulez-vous que l'économie puisse croître avec un gouvernement qui ne cessent d'augmenter les impôts et taxes afin de financer une panoplie de services sociaux? Ensuite, la lourdeur administrative et les règlements de toutes sortes empêchent la créativité et découragent les gens de se lancer ou même de rester en affaire. Les emplois mentionnés sont largement financer par les fonds publique. Sans subvention ces compagnies ne viendraient pas ici.

Rédigé par pbrasseur le 05-12-2011

En plus des dépenses de l'état l'autre élément qui a soutenu la croissance ces dernières années est l'endettement croissant et record des ménages. L'endettement total (privé+public+corporatif) au Québec doit certainement être un des plus élevé au mondre. Bref oui on a eu un peu de croissance, mais c'est un feu de paille obtenu en brûlant l'avenir. Et c'est apparemment insuffisant pour soutenir les folles dépenses de nos politiciens. Moi j’attends toujours que les commentateurs économiques au Québec enlèvent leur lunettes roses et commencent à dire la vérité aux gens. Le réveil risque d'être brutal.

Rédigé par mario.lalonde le 05-12-2011

On connait tous les problèmes des finances publique au Québec. Que ce soit au niveau provincial, municipal, etc... Or, personne n'ose dire ouvertement et de façon concrète le sacrifice qu'on reporte toujours plus tard en pelletant par en avant... Et le jour où le glas sonnera, on va se demander pourquoi personne n'a agit avant... Nos villes sont endettés, nos infrastructure sont désuettes, nos hopitaux en arraches, nos universités sont sous financés, nos professeurs sont traités pratiquement comme des moins que riens, pendant que nos fonctionnaires qui graisse la machine font le gros party avec des conditions de travail et de futures retraites dorés... Voilà où le bas blesse au Québec, mais cela concerne tellement trop de gens que ce sont eux-même qui détienne le vrai pouvoir (syndicat) et qui bloque le gros bon sens qu'une société devrait avoir pour assuré sa pérennité...

Rédigé par pbrasseur le 05-12-2011

Au Québec on s'inquiète plus des blessures de Markov que du fait que 30K emplois on été perdus en novembre (sans oublier que 17K ont carrément abandonné le marché du travail). Ce n'était guère mieux le mois précédent et je crois qu'on a maintenant une tendance, certes il y aura des mois moins pires que d'autres mais le Québec démontre déjà plein de symptômes qui laissent croire que son économie est profondément malade (malgré les quelques "bright spots" que vous mentionnez). Oui les investissements en infrastructure sont tombé à point, sauf que ces dépenses collosales se font à crédit et sont clairement insoutenables (environ 15% du PIB!!!). Pendant ce temps les administrations à tous les niveau grappillent tout ce qu'elle peuvent pour remplir leur promesses, pour subventionner tous azimuts (notamment dans les régions...) et pour assumer les coûts astronomiques et croissants des fonds de pension des fonctionnaires. Par exemple, la ville de Montréal dépense 17% de son budget pour servir sa dette (2.5% à Toronto) et ça c'est avec des taux plancher et après un boom immobilier qui dure depuis 10 ans. La vérité est que cette ville flirte avec la faillite et c'est pareil pour le Québec au grand complet. Oui c'est vrai il faut agir vite et fort. Mais ça n'arrivera pas, les rapports de force ne le permettent pas, moi j'attend plutôt Fitch, Moody et les autres...

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